‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 116 sur 390 · III. — TrftOfverM 4a périoée · texte numérisé non relu

III. — TrftOfverM 4a périoée

Le transverse du périnée, appelé aussi transierse superficiel, est une M: dclette musculaire transversalement étendue de la tubérosité de Mh h la partie moyenne de l'espace compris entre le rectum et le \)u\b l'urèthre. 11 forme la base du triangle limité, en dehors par l'iscbii^u^r neux, en dedans par le bulbo-caverneux.

insertions.-^ Ce muscle s'attache en dehors à la face interne de U II:rosité ischiatique, immédiatement au-dessus de l'ischio-cavemeux. Prt^' entièrement charnu, il se dirige en dedans et un peu en avant, vers U i. fibreuse médiane du périnée où ses fibres se partagent en général eo c groupes. — Le plus grand nombre d'entre elles se fixent sur les p^r latérales de cette lame, au niveau de laquelle les postérieures parab*' souvent se continuer avec les fibres correspondantes de la moitié opf»-^ du sphincter, et les plus superficielles du transverse droit avec cell^ ^ transverse gauche; mais cette continuité n'est qu'apparente. Li ifibreuse qui sépare les fibres droites et gauches est habituellement si mu qu'elle semble parfois ne pas exister. Son existence cependant est con^:- ' Pour le démontrer, il me suffira de rappeler que primitivement 1<^ «-'^ -^

RÉGION PËRINÉALE. 283

moitiés da périnée sont séparées ches rhomme comme chez la femme ; qu'à cette époque elles sont recouvertes sur leur bord par une enveloppe cutanée mdimentaire ; qu'elles se soudent plus tard par l'intermédiaire de ces deux enveloppes ; que celles-ci, en se soudant, ne disparaissent pas, mais persistent au contraire pendant toute la vie, sous la forme d'un simple raphé pour les parties superficielles, sous la forme d'une cloison cellulo-fibreuse pour les parties profondes.

La cloison fibreuse médiane du périnée représente donc le dernier ves« tige de cette soudure. Il est incontestable dès lors que les muscles droits et gauches du périnée, que les deux moitiés du sphincter anal, que les deux releveors, indépendants avant la fusion des deux moitiés de l'appareil génital externe, le sont encore après cette fusion, et que les deux transverses oe se continuent, ni entre eux, ni avec le -sphincter.

Ao devant et au-dessus des fibres qui vont se fixer sur la cloison médiane, on en voit souvent d'autres, plus ou moins nombreuses, qui se réfléchissent pour se porter en avant, et qui s'insèrent sur l'aponévrose moyenne du périnée. Ce second groupe de fibres est ordinairement accompagné par un faisceau musculaire du sphincter externe ; comme celui-ci il semble faire partie du bulbo-caverneux ; et tous deux ont été considérés, en effet, comme une dépendance ou une des origines de ce muscle, avec lequel ils n'affecteot qu'un simple rapport de contiguïté.

Rapports. — Des deux faces du transverse, la postérieure est recouverte >ir i'ischio-caverneux, l'aponévrose périnéale inférieure, et le sphincter titerne de l'anus. L'antérieure répond au tissu cellulo-graisseux qui remplit I espace angulaire, compris entre l'ischio-caverneux et le bulbo-caverneux. Ses bords sont en rapport, l'inférieur avec l'aponévrose périnéale inférieure qui le sépare de la peau, l'autre avec l'aponévrose périnéale moyenne qui le sépare du muscle transverse profond.

Aciiim. — Les usages de ce muscle n'ont pas encore été bien définis. Obliquement dirigé en dedans et en avant, il semble destiné à attirer en urière la lame fibreuse médiane du périnée, à la tendre par conséquent, et à fournir ainsi au bulbo-caverneux un point d'appui plus solide. En attirant en arrière cette lame fibreuse, il raccourcit les fibres du sphincter ('\teme, et rend plus facile la dilatation de l'orifice anal. En outre, pendant cette dilatation, il s'applique immédiatement à la partie antérieure de l'orifice qu'il soutient.

Page 1