‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 159 sur 390 · PONEVROSES DE LA MAIN · texte numérisé non relu

PONEVROSES DE LA MAIN

'^te des quatre derniers môtacarpiens, et trois

<i^ < ~ Celles qui sont situées au devant des

' \^ reux-ci par leurs bords et se continuent

^ 0 ''^ dont elles forment l'origine. Ces

^•% ^ons fléchisseurs superficiels et

I f ) des métacarpiens se conti-

(les deux articulations voi- . manière d'une arcade, et en iil d'anneaux; ces anneaux fibreux aux, aux artères collatérales des doigts omposée de deux ordres de fibres : 1^ de fibres ^.lus nombreuses, qui la constituent exclusivement crieurs; 2° des fibres transversales destinées à renrieur, et à compléter les arcades sous lesquelles s'enga- , les tendons fléchisseurs, de l'autre, les muscles lombricaux. ii-ansversales s'entremêlent en partie aux fibres longitudinales, situées cependant, pour la plupart, en arrière de celles-ci. Nées a-ties latérales de la tète des métacarpiens, et des parties fibreuses des iculations métacarpo-phalangiennes , elles se portent, les unes de dedans en dehors, et les autres de dehors en dedans, en s'entrecroisant sous des angles très-aigus. Les superficielles, plus longues, vont s'attacher à un autre métacarpien ou à une autre articulation plus ou moins éloignée; en passant au devant des tendons fléchisseurs, elles complètent les gouttières sous lesquelles s'engagent ces tendons, et les soudent, en quelque sorte, aux gaines digitales. Les profondes, très-courtes , se portent d'une articulation à l'articulation voisine; unies aux précédentes, elles forment les arcades sous lesquelles passent les lombricaux. Ainsi constituées, les sept gouttières de la partie inférieure de l'aponévrose palmaire ont évidemment pour usage, nonseulement de maintenir, dans leur situation, les tendons et les muscles qui les traversent, mais aussi de représenter pour ceux-ci autant de poulies sur lesquelles ils s'enroulent pendant les mouvements de flexion des doigts.

Les cloisons qui séparent la gaine palmaire moyenne des gaines externe et interne, s'étendent du ligament annulaire à la partie inférieure de la paume de la main. — La cloison externe, oblique en bas et en dehors, se continue, par son bord antérieur, avec les aponévroses palmaire moyenne et palmaire externe, mais plus spécialement avec celle-ci, dont elle semble un prolongement, tille s'attache, par son bord postérieur, à l'aponévrose qui recouvre l'adducteur du pouce, en dehors du premier lombrical. — La cloiion interne, moins oblique que l'externe, s'unit en avant aux apynévroses moyenne et interne, et en arrière à l'aponévrose interosseuse. De môme que la précédente, elle est extrêmement mince.

Les lombricaux et les tendons fléchisseurs sont donc logés daus une gatne furmée, en avant, par l'aponévrose palmaire moyenne; en arrière, par l'aponé\rose interosseuse ; sur les côtés, par les cloisons qui s'étendent de l'une à l'autre. Cette gaine constitue un véritable canal qui fait suite à l'anneau

et qui s'insèrent en arrière de l'extrémité supérieure des troisic langes.

Les deux divisions du tendon des interosseux présentent beaur..:.;» variétés. Le plus habituellement celle qui se rend au tendon des c\tt ' -est la plus considérable. Cependant il y a des exceptions ; ainsi, pour le u ' du premier interosseux dorsal, c'est constamment la portion phalan;:;*qui est la plus volumineuse ; celle qui se porte au tendon de Texten^'ir extrêmement mince. La portion phalangienne prend aussi qnelquefiM» plus grande importance sur d'autres interosseux, ou pré^cnti* la épaisseur que la portion destinée au tendon de l'extenseur; mais ces v< sont des exceptions assez rares.

Rapports, -r Us varient selon qu'on considère ces muscles dans l«-« r>p intermétacarpiens, au niveau des articulations métacarpo-phalangir ou au-dessous de ces articulations.

Dans les espaces intermétacarpieus ils sont en rapport : par leur fai ** j térieure avec une lame fibreuse qui recouvre chaque espace inten ^^'- '. qui les sépare des tendons extenseurs ; par celle de leurs faces latéral - ; est la plus rapprochée de l'axe de la main, avec toute la largeur de la Îa osseuse correspondante; par celle qui est la plus éloignée de cet a\e« a% • tiers postérieur seulement de la facette opposée, et l'interosseux paliu* occupant le même espace.

Au niveau des articulations métacarpo-phalangionnes, les intenxM-ii^ : saux répondent : d'un côté à cette articulation; de Taulns à 1 iuierrw. palmaire; en avant, au ligament transverse unissant les quatre d«-ripétacarpîens ; en arrière, à l'expansion fibreuse qui se détarhe du i- ■ des extenseurs, au niveau de la tête de ces os, expansion qui conlounir r- '. de chaque côté pour s'unir étroitement à l'origine du tendon dc« i:. r seux.

Au-dessous des articulations métacarpo-phalangiennes, les t(*nd -n* • nouis des deux intéresse ux du même doigt forment avec le tendon « pondant des extenseurs une large gouttière à concavité anlfrit^jr" • laquelle vient se loger la face dorsale des doigts. Cette gouttière vml r les deux premières phalanges et l'extrémité supérieure de la lroi$ii*mt • est recouverte par la peau. (Fig. 30Â.)

2* Interosseux palmaires.

Les interosseux palmaires sont situés dans les trois derniers espacr-:^. . devant des interosseux dorsaux, entn* ceux-ci et le métacarpien auqv--. s'attachent. Ces muscles alTcctent, comme les précédents, une forme pntique et triangulaire ; mais ils présentent un volume plus git^le, une ' pltis aplatie, des insertions beaucoup moius étendues et une dispoaitj**' . simple.

On les distingue aussi sous les noms de premier, second, Iroi^ifmr. procédant de dehors en dedans. Tous les trois se fixent au métararpi- :: doigt auquel ils se rendent. Tous les trois sont adducteurs relatii eiur Taxe de la main. Le premier s'étend du second métacarpien au i.

interne de la première phalange de l'index : il est adducteur de l'index ; le >ec<>nd du quatrième métacarpien au cûté externe de la première phalange (le l'annulaire : il est adducteur de l'annulaire; le troisième du cinquième riii'tacarpien au côté externe du petit doigt : il est adducteur de l'auriculain*.

Ittj^crtians. — Situés, comme les interosseux dorsaux, dans un espace tliiptique circonscrit par deux parois verticales, ces muscles s'attachent eu haut, à celle de ces parois qui est la plus éloignée de l'axe de la main, sur toute sa longueur, mais à ses deux tiers antérieurs seulement, W tiers postérieur donnant insertion à l'un des faisceaux de l'interosseux *J<Tsal correspondant : ainsi le premier s'insère à la fuce interne du second m/'tacarpieii, le second à la face externe du quatrième, et le troisième à la face externe du cinquième.

Le faisceau charnu, né de la facette la plus éloignée do l'axe de la main, se {»»rte verticalement en bas,pour se terminer sur un mince tendonqui devient i.i»re au ni\eau des articulations mélacarpo-phalangiennes, et qui se comporte M.inme celui des interosseux dorsaux. — Par sa courte portion grisâtre et > i.'uement limitée, ce tendon s'attache à l'extrémité supérieure des premières ^•!i. liantes de l'index, de l'annulaire et de l'auriculaire, du côté le plus rap- \ .«K-hé i\c Taxe de la main. ~ Par sa longue portion, largement épanouie, dt' couleur nacrée et resplendissante, il se fixe aux tendons de l'extenseur «^ > ni<?mes doigts par trois ordres de fibres offrant le même mode de termift.iia4»u que celles des interosseux dorsaux.

F^ippitris, — Dans les espaces intermétacarpiens, ces muscles sont en : ipfyort : par celle de leur face qui est la plus éloignée de l'axe de la main wc le métacarpien auquel ils s'attachent; par celle qui est la plus rappro- . îi»-e de cet a\c avec l'interosseux dorsal correspondant; par leur bord ;Hr^i^>rieur avec ce même muscle ; par leur bord antérieur avec l'aponévrose ltllen>^^euse antérieure qui les sépare de l'adducteur du pouce et des i<'ii«ion9 fléchisseurs.

Au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes et au-dessous, ils M.* comportent comme les interosseux dorsaux.

3*^ Action des interosseux,

Les muscles interosseux ont pour attributions : i° d'imprimer aux doigts ii»*5 mou\ements latéraux; 2^ de fléchir leur première phalange ; 3°d'éten- ..re les deux dernières.

i" Mouvements latéraux. — Pour la détermination de ces mouvements, or • •> rapportait autrefois à l'axe du corps. Mais il est préférable de les rap- ^> rttT avec M, Ouveilhier à l'axe de la main : car cet axe passant par le iiL-dius, les mouvements latéraux se divisent en deux ordres; par les un:", :.- doigts >'éloignent de l'axe médian; par les autres, ils s'en rapprochent. ! • ^ premiers ont pour agents les interosseux dorsaux qui sont tius abduct. ;jr*. et Ifs seconds les interosseux palmaires qui sont tous adducteurs. Or r»*ni.jrquons que les doigts s'écartent les uns des autres dans un but déter « IlnIlt^ et qu'ils ne se rapprochent, en général, que pour se juxtaposer. L'ab-

376 MYOLOGIE.

duction est donc pour eux une attitude essentiellement acli%e, et l'«ddu< ti l une attitude le plus souvent passive; c'est pourquoi Tune est dcfs^ni»' : * dos muscles relativement très-grêles, d l'exception toutefois de l'adduc'* r du pouce qui, associé à ions les mou\ements d'opposition de ce d< j alt'jint chez l'homme des proportions monumentales.

Suivant que les abducteurs sont plus ou moins développés, îU diAOt* la main une envergure plus ou moins grande qui élargit encore le w dcjà si étendu de ses aptitudes. Los personnes pri\ih''giées sous co n\- se distinguent par des succès plus faciles, soit dans les arts indaMrii'U ^ dans certains arts d'agrément ; ainsi les doigts qui s'écartent pour rép< dans la plus grande longueur possible à la colonne d air d'une (lAlt* <• hautbois; ceux qui, dans leurs mouvements aussi rapides que U {»« s'étalent eu courant sur les touches d'un piano, ou sur \o^ cordo» *: lyre, sont en partie redevables des effets qu'ils p^odui^e^t à Ta» tion de muscles : d'où la nécessité de débuter, di*s l'enrance, dans l'i'tud.- *'* musique instrumentale, soit afin de donner aux interosseux tout le d'-%« pement qu'ils peuvent atteindre, soit pour procurer et conserver aux a culations métacarpo-phalangicnnes les avantages d'une extrême soup"'^^ car l'action des muscles sera d'autant plus prononcée que les li*\.r^ mettre en mouvement seront plus faciles à mou\oir.

2" Mouvements de flexion et d'extension, — Kn imprimant .i la pn*n • phalange un mouvement de flexion, et aux deux dernii^res un ro«»u(i»zi. d'extension, les interosseux semblent remplir des usages diam*'lrû!'-n) opposés. Ces deux usages sont cependant incontestables ; une simpl»» tr .« faite sur leur tendon, pnralli^lement î\ l'axe des muscU»s. suftil pour |»raussitôt la flc\i(»n de la première phalange, et lextensitui de la M»i«.t de la troisième. Après la paralysie des muscles néchis>eur8 sup» r: . profond, les premières phalanges peu>ent donc encore >e llcchir : .i.-r * paralysie de l'extenseur commun, les secondes et les lroisi«>m»** i«»'u. encore s'étendre.

Les interosseux renforcés par les lombricaux sont à l'exlensi^ur r«»mni des doigts ce que le fléchisseur perforant est au fléchisseur perforé.

Les mouvements antéro-postérieurs que les muscles impriment aui {• . langes constituent leur attribution principale; ils jouent un rùle riij^ •* rable dans les actes si variés que ncccs-itent l'association de< mouum» de flexion et d'extension, comme l'écriture, la peinture, le dc-*iu, tti. t mouvements latéraux, beaucoup moins éuergiques, sont au«i*i m«»iii» . pen^iibles, et n'otlrent, relativement aux précédents, qu'une imp»»r*.sfTondaire.

Les trois attributions des interosseux ont été signalées par AP». > I73Û (l). l'iles sont très-nettement mentionnées aussi dans le Tratf^ J •• /omiVde Sabatier (2) et dans les ouvrages de plusieurs autres anatomi*'' • recherclies éicciro physiologiques de M. Ouchenne mwU \eniie? r»<*mtu les confirmer.

'I, \U»iini<, lfi\t. tnu^mhrum humiiti't^ 173'i, p. 51V '2 *iihiti.'r, Tvuilf tl'a.mi., 1775, l. L p. 337.

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