‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 158 sur 390 · Palmaire caUuié · texte numérisé non relu

Palmaire caUuié

Le palmaire cutané est silué sur la moitié supérieure de léin. bypolhénar. (^e petit muscle, de ligure rectangulaire, présenle une 1»^ de 3 à /i centimètres, et une largeur de 2 cenlimèlres et demi.

Insertions, — H s'attache, en dehors, dans l'angle que forme le !>« rterne de laponéwose palmaire avec le ligament annulaire antérieur. : petits tendons longs et grêles, au nombre de six à huit. A ce* tend n cèdent atitant de faisceaux charnus arrondis, qui se portent Iran-vtr*» :en dedans, en s'unissaut en partie les uns aux autres, el qui \iriiri. fixer sur le bord interne de la main à la face profonde du denno. l'a'n faisceaux, les pins inférieurs s(»nt nhliquetnent dcMendants.

Rapports, — Ce mu.^ole est situé enlie deux couches de peloton? au , lune superficielle, qui le séjjare de la peau; 1 autre pn*fonde, qui W de I artère cubitale, des veines et du nerf qui 1 accompagnent, cl J» né\rose qui rei ouvre les muscles adducteur et court tléchi>><*ur du dnigl. Ces pelotons adipeux péip trent en partie dans les ifil.r»j faisceaux dont il e^t ( (inpo&é.

Action. — Le palmaire cutané attire, en dehurt. les tégument^ 4\. !»

interne de la première phalange de l'index : il est adducteur de Tindex ; le «econd du quatrième métacarpien au côté externe de la première phalange de l'annulaire : il est adducteur de Tannulaire; le troisième du cinquième métacarpien au côté externe du petit doigt : il est adducteur de l'auriculaire.

Insertions. — Situés, comme les interosseux dorsaux, dans un espace ( Ilipiique circonscrit par deux parois verticales , ces muscles s'attachent l'u haut, à celle de ces parois qui est la plus éloignée de l'axe de la main, sur toute sa longueur , mais à ses deux tiers antérieurs seulement, le tiers postérieur donnant insertion à l'un des faisceaux de l'interosseux (h'Fsal Correspondant : ainsi le premier s'insère à la face interne du second métacarpien, le second à la face externe du quatrième, et le troisième à la fai e externe du cinquième.

I.e faisceau charnu, né de la facette la plus éloignée de l'axe de la main, se p'«rte verticalement en bas, pour se lerminer sur un mince tendonqui devient libre au ni \ eau des articulations métacarpo-phalangiennes, et qui se comporte (Minme celui des interosseux dorsaux. — Par sa courte portion grisâtre et \.uMje ment limitée, ce tendon s'attache à l'extrémité supérieure des premières pbalanges de l'index, de l'annulaire et de l'auriculaire, du côté le plus rapj.rticlié de l'axe de la main. — Par sa longue portion, largement épanouie, de couleur nacrée et resplendissante, il se fixe aux tendons de l'extenseur df > mêmes doigts par trois ordres de fibres offrant le même mode de termiiidiàuQ que celles des interosseux dorsaux.

lUipports, — Dans les espaces intermétacarpiens, ces muscles sont en rapport : par celle de leur face qui est la plus éloignée de l'axe de la main a\ec le métacarpien auquel ils s'attachent; par celle qui est la plus rapprctli'-e de cet a\e avec l'interosseux dorsal correspondant; par leur bord postérieur a\ec ce même muscle ; par leur bord antérieur avec l'aponévrose mtero&beuse antérieure qui les sépare de l'adducteur du pouce et des tendons fléchisseurs.

Au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes et au-dessous, ils se comportent comme les interosseux dorsaux.

'6^ Action des interosseux.

Les muscles interosseux ont pour attributions : 1° d'imprimer aux doigts de5 mouvements latéraux; 2^ de fléchir leur première phalange ; 3°d'éten* •Ire les deux dernières.

1* Mouvements latéraux, — Pour la détermination de ces mouvements, or les rapportait autrefois à l'axe du corps. Mais il est préférable de les rap • p-.'rler avec M. t>uveilhier à l'axe de la main : car cet axe passant par le mrdius, les mouvements latéraux se divisent en deux ordres; par les uns, l« '^ doigts s'éloignent de l'axe médian ; par les autres, ils s'en rapprochent. l'*-s premiers ont pour agents les interosseux dorsaux qui sont ti^us abducteurs, et les seconds les interosseux palmaires qui sont tous adducteurs. Or remarquons que les doigts s'écartent les uns des autres dans un but déier miné, et qu'ils ne se rapprochent, en général, que pour se juxtaposer. L'ab-

L'opposanl, silué au-dessous de l'eddiifleiir el du court tléchi(»*ui < pelit doigt, esi un muscle court et aplati, de ligure triangulaire.

Insertion». — U sotluche en haut et en dehors : f à la partie iofcn- .el interne du ligament uunulaire; 2°à lapophjBe umir.irm.- de Iwrp.'.- 3' à l'arcade fibreuae qui s'Élend de celle apophyse au pi^ifornif. l«/-. sériions oui lieu par des libres tendineuses qui forment le lie muscle. A celles-ci Buccfdenl les libres charnues obliques de bat de dehors en dedans, se rapprocha ni doutant plus de la direclio

Fig. 301. '■■'S- 303.

qu'elles sont plus inférieures; elles s'insèrent à la face interne du corps du cinquième métacarpien sur toute sa longueur.

Rapports. — Sa face antérieure est recouverte par une languette fibreuse, verticale, qui se détache du tendon du cubital postérieur pour aller se fixer à la partie inférieure du cinquième métacarpien ; et plus superficiellement parle court Héchisscur et l'abducteur du petit doigt. Sa face postérieure recouvre le cinquième métacarpien et le tendon que le fléchisseur sublime pn>oîe au petit doigt.

Action. — Ce muscle oppose le petit doigt au pouce en imprimant au cinquième métacarpien un léger mouvement de rotation et de flexion.

§ /i. — Muscles interosseux.

Ces muscles sont disposés par paires dans les espaces elliptiques qu'inter- < t'ptent les métacarpiens. Les uns répondent plus spécialement à la face «Jursale de la main, et les autres exclusivement à sa face palmaire.

(A>nsidérés dans leur situation, ils se divisent donc en deux ordres : les I [iterusseux dorsaux, au nombre de quatre, et les interosseux palmaires, au n -mbre de trois. A ceux-ci il convient de rattacher l'adducteur du pouce qui représente l'intcrosseux palmaire du premier espace, mais qui fait partie ati>si des muscles de l'émincnce thénar.avec lesquels il a été décrit; par (oQséquent il existe, en réaliti', deux muscles pour chacun des espaces ri»mpri9 entre les os du métacarpe.

h^ftnrniion . — 1» Enlever sur la face dorsale de la luain tous les tendons extenseurs des «I .;t>, et une niinrc aponévrose qui recouvre dans chaque espace les interosscux dorsaux. :! Ki.lMer de niènie sur la fa«'e palmaire tous les tendons fléchisseurs^ ainsi que les muscles f1-x **miaenrp> thénar et hypothénar, en conservant l'extrémité inférieure des quatre lonibri- <ai\ rt an^ a)M)névro5e mince, mais résistante , qui sépare les interosscux de toutes les parties I .«rdente'if et qui envoie des cloisons dans leurs intervalles; étudier celte aponévrose et la •i» 1 n h*T en>uîtc. 3° Désarticuler le premier métacarpien et appliquer un trait de scie sur • •■\rr» III lié supérieure des quatre derniers. 4» Achever de séparer en haut les quatre méta- < .' :>t>n^ en coupant les ligaments qui les unissent, les écarter alors légèrement pour étaler les :i .n.H>4>ux ; isoler ceux-ci les uns des autres, et disséquer leur tendon, ainsi que celui des i .4Li>'iraux et ceux de Vextenscur commun des doigts.

!*> Interosseux dorsaux,

(>)mme les espaces intermétacarpiens , on les distingue sous les noms de pit-mier, second, troisième et quatrième, en procédant de dehors en dedans. \h remplissent la moitié postérieure de ces espaces exclusivement , et la muilié antérieure concurremment avec les interosseux palmaires. Le premior, occupant un espace beaucoup plus étendu est aussi notablement plus l'iig et plus large que les suivants. — Ces muscles sont allongés, de forme prismatique et triangulaire, bifides et charnus supérieurement, simples et a^Kiné^rotiques inférieurement. Tous appartiennent au groupe des muscles (H*nniformes.

Los deux premiers s'étendent de l'espace qu'ils occupent : l'un au côté «'\ terne de la première phalange de lindcj^, l'autre au côté externe de la première phalange du médius ; et les deux derniers au côté interne de la première phalange du médius et de la première phalange de l'annulaire;

MVOLOUIE.

en un mol, ils ont pour commuDa dealination d'éluîgner le* doigti dr ' de la main. Ih sont lous abducteurs; le premier est abdacleur de 1':: '> le second et le Iroisiëme abducteurs du médius, le quatrième abducv l'annulaire.

Ituertiotu. — Les inlerosseux dorsaux t'allacbeat par leur itarlir > ricurc aux deux parois de l'espace elliptique dans lequel ils mqI ltift>. c d'une manière différente ; i celle qui est la plus rapprocliée de I ur <J maio sur [uutc sa longueur et toule sa largeur; à celte qui en est plut cl ir sur toute la longueur de son lien postérieur. Par ses deux tiers aol' t» cetle seconde paroi donne insertion à l'intcrosseux palmaire con-eï^'r.-.

Fig. 30i.

Fin. MS.

Fig. 30t. — 1 . Trniluii >lii Rrnnil |>almulrc. — 3. AUtulir <1f tt iraAna sa v. -i

t. Teiiiluii Ju i"iitl ali.luri.'ur du pouii-, — S. Prvmicr intf rusMux .lorsal — « S ii^-irui ilortal. — T. Truish'iiie inttrus.'.rut dunsl. — 8. UURlri^niv inlrru'vui U. Prfnirr inlrniœui palinain', «'tUm-hinl jur son ritréinil* inirnrurc u <-4i

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