‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 18 sur 390 · APONÉVROSES · texte numérisé non relu

APONÉVROSES

Tavant-bras et la jambe, on observe une disposition inverse. Les aponévroses palmaire et plantaire oifrent, sur leur partie moyenne ou centrale, une épaisseur qui contraste avec Textréme minceur, de leurs parties latérales. Pour toute la longueur des membres, on peut dire aussi que cette épaisseur est plus prononcée sur le côté externe que sur le côté interne ; la différence est surtout très-accusée sur la cuisse.

Ces gaines présentent des orifices par lesquels le système veineux superficiel communique avec le système veineux profond ; et d'autres plus petits, li^Tant passage aux artères et aux nerfs qui se rendent aux téguments.

Leur surface externe est d'un blanc nacré; elle adhère à la peau et à la coucbe cellulo-graisseuse sous-jaccnte. Voici comment sont établies les connexions qui l'unissent à l'enveloppe cutanée. De la face interne ou profonde de celle-ci se détachent une multitude de prolongements qui se piirtcnt vers les aponévroses, dans une direction oblique, en s'entrecroisant de manière à former des loges de capacité inégale. C'est dans ces loges que se déposent les cellules adipeuses; entre elles cheminent les vaisseaux et les nerfs superficiels ^f^ui contribuent à refouler leurs parois en deux sens opposés : d une part vers la peau, de l'autre vers les plans aponévrotiques. Ainsi constituée, la couche cellulo-graisseiise sous-cutanée peut âtre en partie dédoublée. Les auteurs modernes, qui fui ont donné le nom de faêcia superficicÀis^ appellent feuillet superficiel de ce fascia, la lame fibreuse qui se continue avec la peau, et feuillet profond, celui qui adhère aux iponé^ roses. Si telle est, en effet, la disposition que nous offre la couche fellulo-graisseuse sous-cutanée sur un grand non))l)re de régions, il importe aij«si de reconnaître qu'il en est d'autres où elle ne peut ^tre dédoublée, et que sur quelques-unes le fascia superficialis fait complètement défaut. — Ce fascia esl donc étroitement uni à la peau, dont il forme une dépendance. (/>rsque des mouvements sont imprimés à celle-ci, elle ne glisse pas sur la rouche cellulo-graisseuse , mais l'entraîne ave3 elle; c'est le feuillet profond du fascia superficialis qui glisse sur les aponévroses. Si le déplacement est limité y les vaisseaux et nerfs qui se dirigent de ces aponévroses vers la peau sont respectés; s'il est le résultat d'une cause violente, ils se déchirent : de là des épanchemcnts sous-cutanés, qui peuvent constituer de simp!t*s ecchymoses; ou plus considérables, et coïncidant alors avec un décollement qui porte quelquefois sur une très-large surface ; dans ce cas, la peau, privée de sucs nutritifs, devient froide, insensible, puis se gangrène sur une partie de son étendue.

La surface interne des aponévroses est d'un blanc terne. Par cette surface quelques-unes donnent attache sur certains points aux fibres musculaires : telle est celle de l'avant-bras; telle est aussi celle de la Jambe. Mais 5ur la plus grande partie de son étendue, cette surface reste indépendante des muscles sous-Jacents, auxquels elle n'adhère que par un tissu conjonctif lâche. — EUe est remarquable surtout par les prolongements qui s'en détachent pour se porter de la périphérie vers l'axe des membres. Ces prolongements, qui affectent la forme de cloisons longitudinales, n'ofl'rent pas une égale épaisseur. Les cloisons les plus résistantes séparent les uns des autres

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