ÉTUDE. 'PRÉPARATION DES MUSCLES
C'est celle que nous adopterons. Elle n*e&t pas, du reste, tout à fait inconciliable avec la précédente.. Nous verrons que beaucoup de muscles, ceux de ) eitrémité céphallque, par exemple , peuvent être groupés dans un ordre à U fois anatomique et physiologique.
Le système musculaire comprend deux moitiés symétriquement disposées : chacune de ces moitiés sera divisée en cinquante-trois régions, auxquelles tiendront se Joindre trois régions impaires et médianes, la région diaphragmatique, la région anale et la région génitale. Le nombre des régions ou groupes musculaires que nous aurons à étudier s'élève donc à cinquantesit. Il diffère peu de celui d'Albinus , qui admettait quarante-huit régions pour rbomme, et quarante-six pour la femme (1).
Fréparation des muscles. — Les sujets les plus favorables pour l'étude du sntème musculaire sont les adultes d'une constitution sèche.
Les muscles doivent être préparés par groupes. Ainsi on préparera avant de les étudier tous les muscles fléchisseurs de la cuisse, tous les extenseurs, tous les adducteurs, etc. En procédant ainsi, il sufBt le plus souvent, pour observer les rapports de chacun de ces organes, de les écarter les uns des autres.
La préparation d'un muscle consiste à le dépouiller de son enveloppe relluleuse, et à Tisoler de toutes les parties ambiantes, en conservant ses rapports les plus importants. Dans ce but, il convient :
1* D'inciser les téguments parallèlement aux fibres musculaires, en rumprenant dans cette incision toutes les parties qui le recouvrent;
2* De soulever avec les mors d'une pince Tune des lèvres de l'incision , t^Q portant dans l'angle qu'elle forme avec la surface du muscle le tranchant denôstrumeat;
3* De faire agir ce tranchant, non par sa pointe, mais par la plus grande partie de sa longueur, en le maintenant dans une direction presque parallèle aux fibres musculaires ;
V D*abandonner la pince aussitôt qu'une partie des téguments a été isolée, et de saisir ces téguments avec les doigts de la main gauche qui les leadront sur une plus grande longueur que la pince, et aussi d'une manière plus régulière et plus complète ;
5* Après avoir découvert la face superficielle du muscle, de le soulever et de le séparer des parties profondes, en respectant ses principaux rapp^>rts;
G* D'isoler avec beaucoup de soin et de netteté chacune de ses extrémités, tâa de mettre ses attaches en pleine évidence.
Lorsqu'il est nécessaire de diviser les muscles superficiels pour étudier les muscles profonds, il y a toujours avantage à faire porter la section sur ia partie moyenne du muscle, dont les deux moitiés peuvent être ensuite ^appliquées; cette réapplication permettra d'observer les rapports de la face profonde .avec les parties correspondantes.
1 • Albinos, Hittoria muscuhrum hominiSj 1734, p. 64.
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AinicLi: 11.
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Os .nnicMs (•(Jinprcimcnl : les .ijMtnévroscs, qui se trouvent parir -: coMiR'xinn iiitimo nsa' les miisch'^; les i^aînos lendineuses, qui ri'i.. 'r.r-v el bridfiit les Icndoiis; les .u:aiH('s syiioM'alos et les bourses séreuse-=;, qui Ij ■ lileni leur ^disseineiil.
S 1. — ■ Ai'(>Ni:vui>sKs.
I.rs a[H>ué\r()>es soiil des lames iihreuscs appliquées à la pêriplieiii. d-. : muscles qti'elles recoin renl eu [larlie ou en tolalKé.
Aux Irois oj'dres de luiist les correspoudenl Iruis ordres d .'iIJO^♦'W•'^<•î. Nous édidierous dalxud leur disposition ^'f'nérale: nous nous ixeupri -uensiiile de liMir slruclure.
A. liisptisititm tji'iiéralr (1rs aponécrosrs.
(Jelhî disposiliiMi \arie s'iivanl qu'elles apparlienneut aux muscles l":..ir?. aux muscles l.ir^es, ou aux muscles couris.
a. Apinurrosi's (}rs ifinsrh's lumfs ou (ipoiu'rroses des ?/jc7?iAr/\v.
|jl)res sur louli» rélenduede leur Irajel, les muscles Iniit^^s élaieril expc»? à se dt'idacer, comme les surCai (»s articulaires, peudant les elVorls dont ilsou! I( siéj4:e, cl SIM ioul à inijuMmer de ruue>les liraill''men(s aux raniitîr.}lious vasculaire< el uer\euses qui les ))énè(reut. Des lieus «'apaldes de le? rnainlenir dans leur silualiou rey[ieclive n'élaien! donc pas moins m'cc-saires sur les membres, aux oi<:aues acMl's qu'aux organes passir> de h locornoliou : lelle est, en elVel . la deslinati«»n des aponévriises qui le? recouvrenl.
Tes membranes suiit remarquables: pnv leur epaissiuir el leur résistante, par leur couleur blancbe e( leur asiiecl nacré, par leur relation plus iutirne avec les muscles qui s'attacbenf en parlie à leur Uivo profonde, et par leurs connexions a\ec les Icndnns, qui leur abandonueul de larges exj>ansi'in-. Llles se distinguent aussi de toutes les autres par leur structure.
I. es aponévroses s'eiu'oulent comnii» une sorte démêlement sur les eoucbcs musculaires les plus sn[)erlici«dles. Klles alVeclent par conséquent la (orme de gaines, auxquelles on peut c(»nsidéier deux siu-face? ; l'une externe, l'autre interne : el deux (extrémités : l'une, su])érieure, qu'on désigne aus>^i quelquefois scms le nom (Vorifjinp, lautre, inférieure, qui represenle alm^ leur terminaison.
l/éi)aisseur des gaines ap(mé\ l'oliques u Vsl [>as uniforme, tlelles du br.i> el de la ( uis^e sont [)lus é[)aisses inferieuremeni que supérieurement : >ur