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GAINES SYNOVIALES DES TENDONS

§ 3. ^ GaINES SYNOVIALES DBS TENDONS.

Les gaines synoviales sont des membranes qui appartiennent à la classe des séreuses et qui ont pour usage de faciliter le glissement des tendons.

Ces membranes , de môme que toutes les séreuses , se présentent sous la forme de sacs sans ouverture. — Leur surface interne est lisse, unie et constamment lubrifiée par un liquide onctueux. — Par leur surface externe elles ^rappliquent aux parois des conduits dans lesquels glissent les cordes tendineuses, s'adossent ensuite à elles-mêmes pour constituer un repli qui s'étend de ces parois au tendon correspondant, puis entourent celui-ci. On peut leur roQsidérer par conséquent trois portions : une portion externe ou pariétale, ane portion interne ou tendineuse, et une portion moyenne qui relie les préctdentes Tune à l'autre.

La portion pariétale adhère à toutes les parties qui contribuent à former les conduits destinés aux tendons. Au niveau des gouttières osseuses elle se confond avec le périoste, dont on ne peut la distinguer. Au niveau des gaines tendineuses, elle s'identifie aussi le plus habituellement avec leur tissu ; si 1>>Q réussit À l'en détacher, c'est seulement sur certains points très-limités. Au QÎTeau des ligaments, son adhérence est très-variable, tantôt très-intime* tantôt modérée ou très-faible.

La portion tendineuse s'identifie avec la gaine des tendons; elle n*en dt-ûent distincte qu'au voisinage de la portion moyenne.

Cette portion moyenne, composée de deux feuillets adossés et unis l'un à

1 autre, représente pour les tendons une sorte de pédicule et pour leur cavité

une cloison partielle. Elle offre du reste des variétés très-grandes, non-seule-

ni«Dt pour les différentes gaines synoviales, mais pour la même gaine, lors-

qu oD passe d'un individu à un autre. — C'est dans les synoviales de la partie

antérieure du poignet que ces replis membraneux sont le plus développés.

Parmi les nombreux tendons qu'elles embrassent, il en est qui possèdent

un repli particulier; d'autres adhèrent aux parois de la cavité par un repli

qui leur est commun, mais dont on voit souvent se détacher des replis

'y I ondaires. — Les tendons fléchisseurs des doigts et des orteils sont reliés à

l*'ur conduit par de simples languettes plus ou moins larges ; c'est dans ces

^plis et languettes que cheminent les vaisseaux et les nerfs destinés aux

tendons.

A leurs extrémités , les gaines synoviales deviennent indépendantes des Vodons au-dessous desquels elles se prolongent, et de leur conduit ostéotibreux qu'elles débordent dans une étendue d'autant plus grande que le '"-ndon est plus mobile. Quelques-unes communiquent avec les séreuses irticolaires : telles sont la synoviale du tendon de la longue portion du ''•>:epi,qui se continue avec la synoviale de l'articulation de l'épaule, et celle du tendon du poplité, qui communique avec la synonale de l'articulation ^Q geooo.

Sur les points où elles restent libres, les gaines synoviales sont minces, transparentes et asses résistantes. Elles sont aussi très-élastiques; pour juger

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de leur élasticité, il faut les tendre; abandonnées ensuite à elleMiiéiiies, elles se rétractent aussitôt en se contournant en divers sens.

Structure. — Les gaines synoviales des tendons se composent principalement de tissu coQjonctif, auquel se mêlent des cellules élastiques, des fibres élastiques, des artères, des veines, des nerfs et du tissu adipeux.

Les fibrilles du tissu conjonctif, en se groupant, donnent naissance à des faisceaux de volume très-variable, visibles seulement au microscope, scDtn*croisant dans tous les sens, et communiquant entre eux par les fascicules et les fibres qui s'en détachent. De l'ensemble de tous ces faisceaux résulte une trame aréolaire qui forme la base ou la charpente des gaines synoviales.

Les cellules élastiques occupent la couche la plus superficielle de cette charpente. Elles sont caractérisées par leur petitesse, leur forme allonge«\ leur multiplicité, par leur contour à bords sombres, et enfin par leur aspect bien différent de celui des cellules qu'on observe dans les fibru-cartilage?, les ligaments et les tendons. Ces cellules ne se touchent pas, mais sont trèsrapprochées et situées à des hauteurs inégales. C'est sur les points qui supportent les plus fortes pressions qu'on les voit se rassembler en gnoi nombre. On peut les considérer comme une couche de cartilage à l'état d ebaucbe, ne différant du véritable cartilage que par l'absence d'une substance amorphe, remplacée ici par du tissu conjonctif condensé.

Cette couche de cartilage revêt toute la surface interne de la portion pariétale des gaines synoviales. Elle est très-évidente sur le fond des gouttières osseuses et sur la périphérie des tendon». J'ai pu aussi constater sà présence sur les replis membraneux qui attachent ces organes aux parois de leur cavité.-* Sur certains points, les cellules cartilagineuses, plus ou moiot allongées, forment deux couches superposées et réciproquement perpendiculaires, celles d'une couche se dirigeant dans le sens longitudinal et celles de la couche sous-Jacente dans le sens transversal.

J'avais cru d'abord avec quelques auteurs que ces cellules étaient de nature épithéliale et comparables & colles qu'on observe sur les séreuses articulaires. Mais après de longues recherches attentivement poursuivies. J'ose affirmer qu'il n'existe nulle part la moindre trace d'épithélium sur la surface interne des gaines synoviales; à une lame épithéliale qui se détruit par le frottement, la nature a substitué dans toutes ces gaines une ooucbe de cartilage qui résiste et sur\it aux pressions les plus réitérées.

La cavité des gaines synoviales présente donc une remarquable analogie avec les cavités articulaires : de part et d'autre , les parois de la cavité sont tapissées par un cartilage; seulement dans les articulations le cartilage est très-épais et parfait , dans les gaines synoviales il est mince et imparfait ; dans les articulations il est limité aux parties qui supportent les plus grands efforts; dans les gaines synoviales dont toutes les parties supportent des pressions à peu près égales, il s'étend à toute leur surface interne.

Les fibres élastiques sont très-nombreuses, mais sur certains points M.*uiement. Elles font à peu près complètement défaut sur la portion tendineuse, tandis qu elles sont au contraire très-multipliées sur la portion moyeime et aux deux extrémités de la portion pariétale.

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