‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 21 sur 390 · BOURSES SÉREUSES DES MUSCLES · texte numérisé non relu

BOURSES SÉREUSES DES MUSCLES

Les artères viennent pour la plupart de celles qui se distribuent aux gaines leodineuses. Elles se ramifient d'abord dans la portion qui tapisse ces gaines. Plusieurs ramuscules s'introduisent entre les deux lames du pédicule des tendons, auxquelles elles abandonnent une foule de ramifications, et vont ensuite se terminer, soit dans la gaine du tendon, soit dans le tendon luimême.

Les veines accompagnent les artères. En s'anastomosant, elles forment, comme celles-ci, un réseau à mailles d'autant plus serrées, qu'il est plus rapproché de la surface libre des synoviales

Les nerfs des gaines synoviales n'ont Jamais été nettement démontrés ; leur existence cependant n'est pas douteuse. J'ai eu fréquemment l'occasion de les observer dans le cours de mes recherches. Pour les étudier, il convient de choisir un des replis membraneux qui se portent vers les tendons. Oq distinguera sur le trajet«des vaisseaux plusieurs filets nerveux qui sont destinés au tendon correspondant; mais de chacun de ces filets naissent quelques divisions qui se ramifient dans les deux feuillets du repli en s'ana* stomosant, et qui s'épuisent bien manifestement dans leur épaisseur.

§ /i. — Bourses sérevses des muscles.

Deux sortes de bourses séreuses sont annexées au système des muscles striés : les unes se voient sur les points au niveau desquels ces organes subissent une réflexion permanente ou intermittente ; les autres occupent leurs intervalles et concourent à leur mutuelle indépendance.

Les bowieê sérêuêes smu^musculaire» se subdivisent elles-mêmes en deux ordres, suivant qu'elles correspondent à Textrémité terminale des tendons ou à leur origine.

Parmi les premières viennent se ranger celles qui séparent le tendon d'Achille du calcanéum , le tendon du psoas iliaque du petit trochanter, celui du biceps de la tubérosité bicipitale, etc. On remarque que chacun de ces tendons se réfléchit dans certains mouvements autour de la saillie osseuse sur laquelle il s'attache; c'est ce qui a lieu pour le tendon d'Achille pendant l'extension du pied, pour celui du psoas iliaque pendant la rotation de la cuisse en dedans , pour celui du biceps dans l'état de pronation de lavant-bras. Des frottements réciproques se produisent donc entre les tendons et les saillies sur lesquelles ils s'enroulent; en les séparant, léï bourses séreuses viennent adoucir ces frottements.

Cooune exemples des bourses séreuses sous-musculaires du second ordre, je mentionnerai celle qui facilite le glissement de l'obturateur interne sur la petite échancrure sciatique, colle qu'on observe entre le psoas iliaque et l'uticulation coxo-fémorale , celles des muscles sous-scapulaire et sousépioeux. Ces bourses séreuses avaient été considérées d'abord comme sous- Jacentes au corps charnu des muscles. M. Chassaignac a démontré que les tendons se prolongent toujours beaucoup plus loin sur le côté de ce corps

charnu, qui est appelé à subir des frottements , et que les bourses séreuses

sont situées au-dessous de ces tendons prolongés.

70 BIYOLOGIE.

Toutes les bourses séreuses sous-musculaires ou plutôt sout-tendineos^ offrent la même structure et remplissent les mêmes attributions que le> gaines synoviales, dont elles ne diffèrent que par leur indépendance : mais les gaines fibreuses qui entourent ces dernières, et qui sont destinées à finer les tendons, n'étaient plus nécessaires ici où les muscles n'ont aucune tendance à se déplacer.

Les bourses séreuses itUermusculaires se rencontrent dans les régions on les muscles avaient à subir des frottements réciproques très-étendus. I>e« plus remarquables correspondent à la racine des membres; Je citerai cell^ qui sépare le sous-épineux du deltoïde , celle qui est située entre le souh scapulaire et la courte portion du biceps , celle qu'on voit entre le grand fessier et les muscles qui s'attachent à la tubérosité ischiatique. Ces bours^« séreuses ont pour attribut distinctif leur étendue considérable, leur faible adhérence avec les parties voisines, et surtout une grande élasticité qui lei^r permet de se prêter à toutes les variétés de forme.

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