II. — Goort fléchlMear en petit •rtdl
Le court fléchisseur du petit orteil est situé i la partie externe et ai i- • rieure de la plante du pied, au-dessous du cinquième métatarsien. 11 s>U:i ' de la gaine du long péronier latéral à la première phalange du petit ortr/ Ce muscle est allongé, assez grêle, fusiforme.
Insertions* — 11 s'attache en arrière : i<> à la gaine du long péronier Uténl : 2'^ à la partie inférieure de l'extrémité postérieure du cinquième métatArsien, et au ligament qui s'étend de celui-ci au quatrième. Ces insertioiis on! lieu par un court tendon auquel succède un corps charnu, d'abord (i>^ grêle, qui ta renfle un peu vers sa partie moyenne et diminue ensuite: il ^ termine par un tendon aplati qui s'insère à la partie inférieure de la Us de la première phalange du petit orteil. Très-souvent on voit an groofi^ *'• fibres s'en détacher pour se fixer sur la moitié ou les deux tiers anlénrL'*% du bord externe du cinquième métatarsien.
Rapports. — Le court fléchisseur du petit orteil est en rapport : en \*? avec l'abducteur du même orteil et l'aponévrose plantaire ; en haut aiec cinquième métatarsien et le dernier interosseux plantaire.
Action. — Ce muscle est fléchisseur du petit orteil par son faisceau pri!>cipal , et abducteur du cinquième métatarsien par son faisceau accesuirr.
§ 5. — RÉGION INTEEOSSEUSE.
Les muscles de cette région offrent la plus grande analogie avoc ceu\ ' la main. Comme ces derniers, ils sont au nombre de sept, sur lesquel* - 1 appartiennent aux trois orteils moyens et un au cinquième. Seul le preou* : en est dépourvu. Mais son adducteur et ses abducteurs les représentent
Les interosseux du pied ont été divisés aussi en deux groupes : les imtrv»' seux dorsaux et les interossetix plantaires,
A. — Interosseux dorsaux.
Les interosseux dorsaux, au nombre de quatre, sont sitnés dans les esparr> intermétatarsiens qu'ils remplissent entièrement. On les distingue so« .^ noms de premier, second, etc., en procédant de dedans en dehon. Ibsetr > dent des deux os entre lesquels ils sont situés à la première phalange d?^ trois orteib moyens.
Ces muscles sont prismatiques et triangulaires; bifides et cbanm 'arrière, simples et tendineux en avant, penniformes.
Insertions. — Ils s'attaclient en arrière : i* à celle des deux faces laléralr* des métatarsiens qui est la plus rapprochée de l'axe du pied (cet aie patMii' par le second orteil;, sur toute sa longueur; 2* à celle de ces faces qui i>2 plus éloignée de l'axe, mais sur sa moitié postérieure seulement, iip i<^ deux faces latérales les fibres charnues convergent pour se teiminer sur u:. tendon antéro-postérieur qui devient libre au niveau de la tête des melaur-
REGION INTEROSSEUSE. /|57
•wDs, passe au-des»ous du ligsmeut Iransverse qui les unil, pu» s'ineëre : ci^Iuî du premier espace iotcrosseux au tubercule interne de la première phalange du second orteil ; celui du second au tubercule externe de la même phalange; celui du troisième au tubercule exlcrne de la première phalange du troisième orteil; celui du quatrième au tubercule externe de la première phalange du quatrième orteil. — Les tendons des interosseui dursaux du pied sont plus volumineux et plus longs que ceux des interosiea\ dorsaux de la main. Ils dilTèrent surtout de ceux ci par leur attache eiclusifo aux phalanges. Du reste, au pied comme à la main, les tendons eilenseun sout unis de chaque côté aux tendons des interosseux par une expansion qui recouvre la tèle du métatarsien correspondant, expansion qui est perpendiculaire aussi à leur direction.
RapporU. ~ Ces muscles répondent : en haut aux tendons extenseurs des '>rtdls, dont les séparent les aponévroses inlerosseuses; en bas, à l'abductffit oblique du gros orleil ; en arrière, aux artères perforantes qui passent pntre leurs deux raiscoau!i d'origine.
Action. — Ils paraissent avoir pour unique attribution de fléchir les premières phalanges. M. Duchenne (de Boulogne) avance qu'en fléchissant les premières, ils étendent les deux dernières. 11 en est ainsi pour les doigts, où ce second usage s'explique très-bien par les connexions qu'on observe entre li's ioterotMUX et les tendons extenseurs. Mais sur les orteils où ces connexions n'exbtcnt pas, comment pourraient-ils agir sur les secondes et les troisièmes phalanges?
Si les orteils étaient doués comme les doigts de mouvcmeuls latéraux, les iiilerosseux dorsaux auraient pour commune destination de les écarter de I axe du pied ; ils seraient abducteurs; en admettant comme réels ces mou- M'Dientt d'abduction, on ne peut méconnaître qu'ils sont à peine sensibles.
Tig. 3U. Fig. 345.
Manie* ùiUrûawux durmai: «u«/«. inlero-tieiix lilanlii-
— 2,3.Mrie des qualre inlerosscux dorsaut. —
muscles lient s'mucher a l'cxtrêrailé posUiienre ilei — 4. Eïlrémili poslirieure du métalarse. S.— 1. Le» cinq méwiarsiens lus par leur face inférieure ou vlBiilairc. — M Irais inlerosseux planlairca. — 3, 3, 3. Temlon par lequel chaeun de ce» muscles n dedans de l'entrtmilé postérieure dts première» phalanges des trois derniers
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B. — FrUerosseux plarUaires.
Us sont au nombre de trois, comme les inkerosseuz palmaires, laii, it môme que l'adducteur du pouce constitue un quatrième iolenMsein pa.maire, de même Tabducteur oblique du gros orteil peut être ceosirn comme un quatrième interosseux plantaire.
Les interosseux plantaires sont situés sous la fece inférieure des trob derniers métatarsiens; ils n'occupent nullement les espaces compris entrt '^ os du métatarse, et le nom d'interosseux par conséquent ne leur codh'" pas. Ces muscles sont allongés ^ aplatis, plus volumineux à leur ptr.' moyenne qu'à leurs extrémités.
Insertions. — Ils s'attachent ; à la moitié postérieure de la face iniérircr; des trois derniers métatarsiens. De ceux-ci ils se portent horixootakiDeot *: avant pour aller se fixer par un tendon asseï long au tubercule interne ila première phalange des trois derniers orteils.
Rapports. — Ces muscles sont en rapport : en haut avec les niélalarsi<r2?: en bas avec l'adducteur oblique du gros orteil et le court flédûseor d. petit orteil ; sur les côtés avec les interosseux dorsaux.
Action, — Leur attache nous montre qu'ils sont fléchisseurs et addort^- *« des premières phalanges des trois derniers orteils. Mais le mouvement d >^ duction, de lùéme que celui d'abduction, est à peu près nul.
§ 6. — AponIyroses nu pisd.
Ces aponévroses sont au nombre de quatre : Vaponévrose donaU^ Vêpu^ vrose plantaire et les aponévroses interosseuses supérieure et infériewt.
A. — Âponéi}ro9e dorsak.
Elle est beaucoup plus forte que l'aponévrose correspondante do m^ti* carpe. Continue en dedans avec l'aponévrose plantaire, insérée en dt * r^ sur le cuboîde et le cinquième métatarsien, elle s'unit en arrière ac 1 «*.> ment annulaire supérieur du tarse et se termine en avant sur les par. latérales des articulations métatarso-phalangiennes.
Sur le bord interne du pied, cette aponévrose est composée d'une y .' lame. Mais au niveau du tendon de Textenseur propre du gros orteil e]> «« divise en deux feuillets. Le supérieur passe au-dessus de ce tendon et i-*. tendons du long extenseur commun, pour aller s'attacher sur le bord exUn. du pied. L'inférieur s'engage sous le tendon de l'extenseur du gros on* . recouvre les vaisseaux pédieux, puis se subdivise en deux lamelles ctV' • fibreuses, dont l'une recouvre le pédieux, tandis que l'autre se perd nr "• articulations des os du tarse. 11 suit de cette disposition qu'Q existe rar > face dorsale du pied trois gaines fibreuses :
1^ Une gaine superficielle contenant les tendons extenseurs desortr/*;
2« Une gatne moyenne dans laquelle se trouve logé le muscle pédieat;
3* Une gaine profonde occupée par l'artère pédieuse, les veines et If w^ qui l'accompagnent.