‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 215 sur 390 · C. — ÂjponèvTOses interosseuses · texte numérisé non relu

C. — ÂjponèvTOses interosseuses

Comme les précédentes, ces aponévroses ont été distinguées en dorsale et plantaire.

L'apon^oM interosseuse dorsale se compose de quatre lamelles elliptiques, appliquées sur les interosseux dorsaux et insérées, par leur circonfé • rence, aux métatarsiens correspondants. Ces lamelles sont très-minces, transparentes, mais cependant assez résistantes.

Vaponivrase interosseuse plantaire sépare les interosseux de l'abducteur oblique du gros orteil. Sa face supérieure donne naissance à des cloisons qui vont s'attacher aux bords latéraux des métatarsiens, et qui forment aux trois interosseux plantaires autant de gaines complètes. Chacun des interosseux dorsaux est contenu dans une gaine semblable constituée en haut par Taponévrose qui les recouvre, sur les côtés par les deux métatarsiens correspondants; en bas par l'aponévrose interosseuse plantaire. Cette lame fibreuse est aussi extrêmement mince.

ANGIOLOGIE

CONSIDÉKATIONS GÊN<RALBS SUR L'aPPAREIL DE LA CIRCOLAT10?(.

L'aagiologie est cette branche de Tanatomie qui a pour objet Tappart.. de la circulation;

Cet appareil comprend le cœur et les vaisseaux, c'est-à-dire un Tistensemble de conduits destinés à régulariser le cours du sang et de la lympV En s'ajoutant les uns aux autres, ces conduits donnent naissance k tricanaux principaux :

L'un de ces canaux s'étend des poumons dans toutes les parties du cot^. il est parcouru par le sang rouge;

Le second s'étend de toutes les parties du corps dans les poumons; il r>' parcouru par le sang noir;

Le troisième se porte de la plupart des organes ren le canal i sang noir: il est parcouru par le sang blanc ou la lymphe.

Le canal à sang rouge est formé à son point de départ d'innombrahk» vaisseaux qui conrergent de toutes parts pour se terminer par quatre tK«n volumineux, les veines pulmonaires, — Sa partie moyenne ou centrale ffî constituée par une cavité à parois musculaires très-épaisses, qu'un étranglrment divise en deux cavités secondaires» communiquant largement eotnr elles, dont l'une prend le nom à'oreUlette et l'autre celui de venirimk.^yà partie terminale ou Vaortêj simple à sa sortie du ventricule, se divise praç-^ aussitôt, puis se subdivise en conduits de plus en plus déliés poor porter a tous les appareils, à tous nos organes, à tous les points de réconooiie leiél^ ments réparateurs nécessaires £ chacun d'eux.

Considéré dans son ensemble, le canal à sang rouge se présente donc son l'aspect d'un long conduit : simple sur sa partie centrale ; composé à mo origine de vaisseaux dans lesquels le sang se meut en colonnes eonOneotn: et sur sa partie terminale de vaisseaux dans lesquels il se méat en coioaon divergentes. Ainsi conformé, on peut le comparer à un arbre dont les radori s'étendraient des poumons vers le cœur, et les branches du cœur dans tua* nos organes.

Après avoir été soumis dans les poumons au contact vinOant de l'tlmpsphère, le sang se porte en colonnes de moins en moins nooibreases ri it plus en plus volumineuses vers le cœur pour y trouver la force d'impobit-o qui lui manque. A peine est-il arrivé dans l'oreillette , que celle-d k contracte pour le faire pénétrer dans le ventricule, lequel entre à son toor en contraction pour le projeter, par l'aorte, dans toutes les directions. La première, à laquelle un faible effort sufBt, est munie de parub mioccf H

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. 463

dilatables; le second, chaigé de faire parrenir le [fluide nutritif Jusqu'aux dernières limites de Torganisme, offre au contraire des parois très-épaisses.

La partie centrale du canal à sang rouge est donc remarquable par sa capacité plus grande, par l'épaisseur relativement énorme de ses parois, et par sa constitution essentiellement musculaire. — La partie convergente se di^Ungue par la brièveté de ses canaux et par Textréme minceur de ses parois qui s'affaissent sur elles-mêmes dans l'état de \ acuité; le sang qui la parcourt se meut d'un mouvement uniformément accéléré. — La partie divergente a pour attributs une longueur beaucoup plus considérable, des parois notablement plus épaisses, plus élastiques, plus fragiles, qui restent béantes lorsqu'on les divise ; le sang qu'elle renferme se meut d'un mouvement saccadé et uniformément retardé.

U canal à êang noir se compose à son origine et sur la plus grande partie Je son étendue de conduits de plus en plus volumineux, et de moins en moins nombreux qui convergent et se terminent par trois troncs principaux : les ceineê cavês et la grande veine coronaire. — Sa partie moyenne ou centrale est formée par le cœur droit, constitué sur le même type que le cœur rauche. — Sa partie terminale, ou Vartère pulmonaire, simple à sa sortie du lentricule droit, se divise bientôt, puis se ramifie à l'infini dans les poumons où elle verse le sang noir, pour l'étaler au contact de l'air.

Considéré dans son ensemble, le canal à sang noir peut être comparé 4u>âi à un arbre dont les racines extrêmement longues, s'étendent des divers •'rganes vers le cœur droit, et dont les branches, comparativement trèscourtes, vont se perdre dans les poumons. Ici également, le sang après avoir [trrdu dans la trame de nos organes ses propriétés nutritives, et s'être peu à pou ralenti dans samarcbe, se rassemble en colonnes confluentes pour. aller demander au cœur droit une impulsion nouvelle. — Dans les racines, le MQg progresse d'un mouvement uniformément accéléré par suite de leur *'uo^ergence, et de la réduction progressive de la capacité du canal. — Dans U% branches où cette capacité s'accroît graduellement, son mouvement est ^ecadé et uniformément retardé.

Envisagés sous un point de vue purement hydraulique, le canal vasculaire t sang rouge et le canal vasculaire à sang noir peuvent être comparés aussi, I un et l'autre, à deux cônes qui se réunissent, par leur sommet tronqué, dans le cœur gauche pour le premier, dans le cœur droit pour le second. I.e sang précipite son cours dans leurs racines pour se rendre i l'organe a'iquel il emprunte son mouvement; il se ralentit en parcourant leurs branches : d'une part, pour séjourner plus longtemps dans la trame de nos ti>»u$ auxquels il apporte la chaleur et la vie; de l'autre pour passer moins rapidement aussi dans la trame des poumons, où il vient s'épurer au contact de 1 air. Ces deux canaux offrent donc entre eux la plus grande analogie :

Tous deux sont simples dans leur partie moyenne , qui se dilate et se resserre tour à tour pour imprimer au sang le mouvement nécessaire à la vie;

Tous deux présentent i leurs extrémités d'innombrables ramifications par l**squelles ils s'abouchent et se confondent; passant de l'un à l'autre, le

tk6li ANGiOLOGlE.

fluide qui les parcourt se meut ainsi dans une direction constante oo circulaire ;

Tous deux se composent, à leur origine, de vaisseaux dans tes^neb l-sang se meut en colonnes convergentes, ce sont les veineg; et dans W.r partie terminale de vaisseaux dans lesquels ce même liquide se répand t: colonnes divergentes : ce sont les artères;

Tous deux se rapprochent, puis s'unissent par leur partie oiOTenoep ;r former un seul et môme organe, le cœur, au niveau duquel ils semblriit ^ confondre, mais dont les cavités gauches cependant restent indépeodaLV« des cavités droites, en sorte que sous l'unité apparente on retrouve toujoun la dualité qui se montre au-dessus et au-dessous de celte fusion;

Tous deux, enfin, ont pour élément commun une tunique unie, tran^^rente, partout continue, partout tapissée d'une lame épithéliale, et coq»*lidée : sur leur partie convergente, par des fibres élastiques et des fihm musculaires lisses, formant une mince paroi; sur leur partie divergente^ pt: des fibres semblables formant une paroi beaucoup plus épaisce; snrlr^r partie moyenne, par une puissante couche de fibres musculaires

Les vaisseaux par lesquels les deux grands canaux vascolaires oommutLquent entre eux, diffèrent beaucoup des artères et des veines. Extrémemi" t déliés, ces vaisseaux ont reçu le nom de capillaires. Ils sont de deox ordrr^ • les uns s'étendent de la partie terminale du canal à sang rouge, i la pirt. initiale du canal à sang noir : ce sont les capillaires pMroiix; les auin* relient la partie terminale du canal à sang noir à la partie initiale do cisi. à sang rouge : ce sont les capillaires pulmonaires.

Les capillaires généraux, répandus dans toute l'économie, sont le ùtci des principaux phénomènes de la nutrition, des sécrétions, des exhalati-<.*. de l'absorption, de la calorification, etc.; c'est dans ces capillaires que l* sang rouge perd sa coloration, son oxygène, ses propriétés nutritives, p» * se charger d'acide carbonique et d'éléments divers qui viennent altérer •« pureté primitive. — Des phénomènes diamétralement opposés se pa^e:' dans les capillaires pulmonaires ; en les parcourant, le sang retroou a couleur rouge et ses propriétés essentielles.

Les fonctions les plus importantes s'accomplissent donc au sein des cifclaires; et entre celles qui s'opèrent dans les capillaires généraux, el cm -« qui se passent dans les capillaires pulmonaires, on remarque on antif •nisme si complet, qu'elles semblent avoir pour siège les deux p6les oppi»«« de l'appareil circulatoire. Bien qu'antagonistes, remarquons cependant s ces fonctions sont liées entre elles par la plus étroite corrélation. Le» f> nomènes qui se produisent dans les capillaires généraux sont sans cew^ contrebalancés par ceux qui se produisent dans les capillaires pnlmooaim la santé et la vie elle-même dépendent de leur équilibre.

Le canal à sang blanc se compose de conduits à direction am^ttptuk* dont le tronc commun vient s'ouvrir dans le grand canal circulaire résol'*- ■ de la continuité des vaisseaux sanguins. Le rapport qu'il affecte avei •« canal est celui d'une tangente avec sa circonférence ; il veise dans sa c»mî-

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le chyle et U lymphe, el contribue ainsi à le ramener à un niveau constant en réparant les pertes que celui-ci éprouve sous Tinfluencc de la nutrition et des sécrétions.

Knrisagé sous un point de vue physiologique, l'appareil de la circulation comprend donc cinq parties : le canal à sang rouge, le canal à sang noir, les lapillaires généraux, les capillaires pulmonaires, et le canal à sang blanc ou lensemble des vaisseaux lymphatiques,

rx)nsidéré sous un point de vue anatomique , cet appareil est formé : i* par le cœur, agent principal de l'impulsion du sang ; 2<» par les artères qui, du cœur, portent le sang dans toutes les parties du corps; 3* par les tapillaires qui conduisent le sang des artères aux veines; U'* par les veines qui, de toutes les parties du corps, le ramènent vers le cœur; 5° enfin par lc^ lymphatiques qui versent incessamment dans le courant sanguin un liquide réparateur.

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