‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 217 sur 390 · II · texte numérisé non relu

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/k66 ANGIOLOGIE.

SitucUion, volume, poids du cceur.

Le cœur, est situé dans la cavité tboracique : entre les poumoiu qm forment une sorte de couche et qui le recouvrent en partie ; «o-deM..* c diaphragme qui le sépare des viscères abdominaux; au devant de \*i^phage et de l'aorle qui le séparent de la colonne vertébrale ; derrk'nsternum et les cartilages costaux du côté gauche qui le protègent a la m: niùrc d'un bouclier.

Envisagé dans ses rapports a\cc l'économie entière, cet organe rép<'''i i l'union du tiers supérieur du corps avec ses deux tiers inférieurs, do«. suit, ainsi qu'on l'a fait remarquer Bichat, que les parties lupéfieum t' particulièrement l'encéphale , sont placées sous l'influence plut imméd^' de ce viscère.

Il est fixé dans sa position par son enveloppe fibro-aéreusê, le pènra" qui s'unit étroitement en bas au centre aponévrotique du diaphragme, '* continue en haut avec la partie médiane de l'aponévrose da r<iu. (tr. r aponévrose étant immobilisée par les insertions qu^elle prend, d'une part > * l'os hyoïde et le corps thyroïde, de l'autre sur la clavicule et le iternLm. î cœur ne saurait se déplacer, ou du moins il n'est soumis dans le f> vertical qu*à de très-minimes oscillations; le centre aponé^rociqut; r^* lequel il repose est lui-même à peine mobile. —Latéralement, les t* * mons lui présentent une large surface d'appui; mais, peu con>istâ'jS très-élastiques, ces viscères constituent des moyens de fixité beaucoup m solides ; d'ailleurs ils se laissent eux-mêmes déplacer et déprimer par i * les épanchements qui peuvent se produire dans la cavité des plèvr»; ••* surtout à la suite de ces épanchements qu'on voit l'organe central d« u • ' culation se dévier dans le sens transversal.

Le volume du cœur, comme celui de tous les organes creux, est van.1 Laennec le comparaît à celui du poing. Sans doute ce mode d'éTalnati»'- -^ simple, ingénieux et quelquefois assez précis. Mais il faut reconnaître a^-qu'il est souvent infidèle ; car tandis que les professions demeurent ^liinfluence bien manifeste sur les dimensions de ce viscère , combien modifient-elles pas celles de la main l

La mensuration est un procédé]moins expéditif dans son appUcatkMu c..plus sûr dans ses résultats. Il appartenait à M. le professeur Booillaud : < faire ressortir les avantages dans son Traité clinique des maladies du armr déterminant avec une remarquable exactitude l'étendue moyenne de* ^ mètres de cet organe , et les dimensions comparatives des diverses par.. > qui le composent (1).

La circonférence du cœur, mesurée à la base des ventricules, cbei »• adulte de 25 à 60 ans, = 258 millimètres.

Sa longueur, représentée par une perpendiculaire conduite de 1 ^*t^^ de Taorte à la pointe du cœur, = 98 millimètres.

Sa largeur, déterminée par une ligne tirée du bord droit an bord gau •*■• au niveau de la base des ventricules, == 107 millimètres.

(1) Rouillautl, X*^té e/ev mnltidien du cœur, 1861> 3* iMit., I. 1, p. 30 ri «v.«

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Son épaisseur, évaluée à Taide d'uue perpendiculaire dirigée de la face antérieure à la face postérieure, au niveau de la base des ventricules et du slIoQ qui les sépare, = 52 millimètres.

Le volume du cœur s'bypertrophie chez la femme pendant la grossesse. iii fait, signalé par M. Larcher en 1826, a été confirmé d'abord par les riH-herches de MM. Ducrest et plus récemment par celles de M. Blot. î/hy- ;>ertropbie commence avec la gestation et persiste encore quelque temps i{tK'â l'accouchement; elle croit et décroît en un mot avec celle de l'utérus. I.f ventricule gauche en est presque exclusivement le siège; l'épaisseur de •^'s parois augmente alors dans une proportion qui varie du quart au tiers; dans certains cas exceptionnels elle est presque doublée.

Poids. — n ne présente pas moins de variétés que le volume. M. le profes* H'ur Bouillaud en a donné une détermination très-exacte en l'évaluant en moyenne de 250 à 280 grammes chez les adultes de 20 à 60 ans (1). II importe toutefois d'établir une distinction entre les deux sexes.

Chex l'homme, des recherches qui ont porté sur ÎU individus, âgés de 23 à ùO ans, m'ont démontré que le poids moyen du cœur, préalablement iidé de tout le sang qu'il contient, est de 256 grammes. Mais chez la femme, il serait seulement de 220 à 230, d'après les observations très précises de M. Riot. Ce poids varierait donc d'un sexe à l'autre, et la différence s'élèverait à àO grammes environ. — Sous l'influence de la grossesse, cette différ<nce s'efface. Dans la dernière période de la gestation, elle tourne même à ' .nantage du sexe féminin : le poids moyen du cœur, selon le même auteur, .itoint alors 292 grammes.

Ccr poids, du reste, n'est nullement en rapport avec le volume. Il peut \v même, dans certains cas, en raison inverse de celui-ci. C'est ce qui a . a lorsque les parois du cœur s'amincissent et se dilatent ; ainsi aminci et .tiaté, il peut atteindre un volume considérable et offrir cependant un poids tri'i-ordinaire, ou même moins élevé. Quelquefois au contraire les parois îtjgmeotent d'épaisseur aux dépens des cavités, et le poids s'accroît notablement sans que le volume participe à cet accroissement d'une manière très- .M'iiïible.

Dans l'alrophie et l'hypertrophie du cœur, le poids de cet organe se niixlifie donc; mais il ne subit cependant pas des variations aussi considérables •iue l'admettent plusieurs auteurs. M. le professeur Bouillaud , qui a pu ')>.-or%er un très-grand nombre de faits de ce genre, a constaté que dans '. itn>[>hic la plus prononcée le cœur pèse encore 135 grammes, et que dans l:}(M'rtrophie la plus grande il ne dépasse pas 688 grammes. Ainsi, l'atro- .ue la plus extrême lui fait perdre la moitié seulement de son poids nor- .iil, et l'hypertrophie peut être portée à un degré tel que celui-ci est i ubié et presque triplé (2).

1^ cœur nous offre à considérer sa conformation extérieure, sa conforma-» l'a intérieure, sa structure et son développement.

I . BooilUud, Traité des tnahdiei du cœur, 2* édit., 1841, 1. 1, p. 50. 2^ Booilhnd, Tiaité des mnindies du cœur, î« ddit., 1. 1, p. 03 et 08.

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§ 1. — Conformation extérieuee du coiur.

Le cœur présente la forme d'un cône dont la surface serait compnmcr à . vant en arrière et de haut en bas. Sa base tournée en haut, en arri^rvti . droite^ est plus rapprochée de la paroi postérieure du thorax que de l alcrieure, tandis qu<i son sommet répond au contraire à cette dernière.

Son axe se dirige en bas, en avant et à gauche ; il présente par con»^:. - une double obliquité, l'une relative au plan médian, lautre reUtiv' i i parois antérieure et postérieure de la poitrine. La situation et U dirtv du cœur relatives au plan médian sont telles que l'oreillette dtvi\ - . • quart environ de son volume total occupe la moitié droite du tborai. fi • > trois autres cavités la moitié gauche ; de là ses rapports beaucoup : étendus avec le poumon gauche, qui se creuse pour le recevoir etc. recouvre en grande partie.

Far leur mode do conformation les ventricules diffèrent, do rô$tt\ *: -• notablement des oreillettes. Il importe par conséquent d'étudier sépartœ ces deux ordres de cavités.

A. Conformation extérieure des ventricules.

Par leur volume plus considérable que celui des oreillettes et turt(»/ -' leur consistance plus grande, les ventricules déterminent la fbnne o l du cœur. On leur considère deux faces, deux bords une base et un soix:r.i -

a. Face antérieure ou sternak, — Elle est convexe, et divisée en deox f^rinégales par un sillon étendu directement de la base à la pointe de» u 'tricules. Ce sillon qui loge l'artère coronaire antérieure, ainsi que la \et les lymphatiques qui raccompagnent, répond A la cloison interu : culaire, c'est-à-dire à l'adossement des deux cœurs; et comme deux c- ^ cylindroïdes ne peuvent s'adosser sans intercepter en avant et en arnt: leurs jonctions un espace prismatique et triangulaire, il en résulte : I : ce sillon se reproduit sur la face opposée ; ^^ que ces sillons établif»< '^ ' • cun sur la face qu'ils occupent la limite précise des cavités ^entrit . « Des deux parties que sépare le sillon longitudinal antérieur, celle du gauche est plus longue, plus convexe, et plus étroite. Celle du c6lé dr •! : large, presque plane et triangulaire.

Cette face est en rapport : 1« avec la moitié inférieure du corps du ster :: 2» avec le muscle triangulaire du sternum qui la sépare des troi^jèniif. <" • trième et cinquième cartilages costaux du côté gauche et des muscles u * costaux internes correspondants ; 3^ avec le poumon gauche qui eo rect»'.«'- * plus grande partie. — Kllc s'étend dans le sens vertical du bord Miper* .: • la troisième côte gauche, au bord inférieur de la cinquième ;et dans t< *horizontal à 8 centimètres au delà du plan médian, au niveau deftt^.•^■ et quatrième espaces intercostaux du côté gauche.

Ces rapports permettent au médecin de circonscrire très-farilenk'' ' la percussion le contour du cœur, et de reconnaître ainsi a^ec nat tri exactitude toutes ses \ariationsde volume. Ils lui permettent égaJeme:-! J .

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