II. — Fibrcii motealairM
Prêjmration. — 1° Soumettre le cœur a l'action de l'eau bouillante pemUnif' . heure, ou bien le fuire macérer pendant quelque tempA dan« une s/dution ' concentrt'e d'aride azotique. 2® Enlever la membrane externe de Tnr'^ane en pn . voie d'arrachement et en suivant lu direction des fibres. 3" ApK's a\oir olrs<T\. ;». musculaires superficiels, incisez ceux-ci dans la direction d.'^ sillons %t*ntri(o!. '" . (Vartez avec ménagement les parties situées à droite et à cauclie de cette in i^ • ' réussirez u les désunir et h séparer les deux cœurs.
Vers le milieu du xvii* siècle, Nicolas Sténon démontra ; !• que le* fc • du cœur comme celles de tous les autres muscles sont charnue? 1 1 -partie moyenne et tendineuses à leurs extrémités; *2* que toute? ce* n* - partent des orifices vcntriculaires; que, superficielles et descondanirs i i * point de départ, elles se réfléchissent à travers la pointe du cuuir pn:r * venir ensuite ascendantes et profondes ; 3° que par leur disposition «pir à la pointe du cœur elles interceptent un orifice qui n'est fermé qu* l'adossement des séreuses ; ii^ qu'en étalant cette pointe, elle prend U l " d'une étoile.
En présence de résultats si précis, il faut reconnaître que si Stér.- : • pas résolu complètement le problème de la texture du crrur, il a du m réuni les données les plus importantes pour arriver à celte solution; i ses travaux se reflètent-ils dans les écrits de tous ses successt^urs, bi« n son nom ait été trop souvent laissé dans Toubli.
Lower, qui écrivait à la môme époque, nous a légué sur l'arranger.:*-, général des fibres musculaires du cœur une formule incomplète, niai> h reuse cependant, en avançant que toutes ces fibres forment des an$eï : une des branches s'insère à la circonférence externe des anneaui tilo * tandis que Vautre se fixe à leur circonférence interne.
Mais Wjnslow a été mieux inspiré encore lorsqu'il a dit : « le an- '• composé de deux sacs musculeuXj renfermé dans un troisième égalrtHent * ^ » leuxn, il nous parait difficile, en effet, de trouver pour une structure i- compliquée une définition plus simple et plus claire.
Depuis Winslow, de nombreuses recherches ont été faîtes sur le o : sujet. Parmi les auteurs qui ont le plus contribué à rélucider, nru» d' citer Senac, AVolf, et surtout Gerdy, dont les travaux entrep^i^ ^ur u'.- ; large base tendent à établir qu'il n'existe nulle part dans rtM-(»Dt«ui tissus musculaires inextricables.
Avant d'étudier dans leur ensemble et leurs rapports les fibres c < tutives du cceur, il importe de les considérer d'abord en elles-mOiDev. ^ verrons ensuite comment elles s'unissent pour constituer des Ui2«i--' comment ces faisceaux se groupent pour constituer des couches: cucd!: ces couches so superposenl pour former les ventricules et les oreillrtt'?
i® Des fibres mtisculaires du cœur considérées en ellen-tnéwÊe».
L'analyse microscopique nous a appris qu'il existe deux espère ée \*r miHiulaires : la /ihrt' striée et la fihre lisse, La première so montra ààn* î • les mu:(cles de la >i<^ animale ; elle est rouge, décomposable en tibru.*^ . -
ténncB, arrondie ou polyédrique, et revôtue d'une gaine propre. La seconde, qui appartient au contraire aux muscles de la vie organique, est d'un rose pâle, non décomposable en fibrilles, légèrement aplatie, et sans enveloppe spéciale.
Le cœur faisant partie des muscles viscéraux, il n'était pas sans intérêt de rechercher si les fibres dont il se compose présentent tous les caractères de celles qui constituent les autres muscles de la même classe. L'observation a démontré qu'il n'en est pas ainsi ; sous ce point de vue l'agent d'impulsion du sang, bien qu'il représente le centre de la ^ie nutritive, est une exception remarquable au fait général que nous avons énoncé. Cet organe qui se rapproche des muscles volontaires par sa charpente fibreuse, par les tendons terminaux de ses fibres, et par sa couleur rouge si prononcée, se compose exclusivement aussi de fibres striées.
Far l'ensemble de leurs caractères, les fibres musculaires du cœur rappellent donc celles des muscles locomoteurs. Elles en diffèrent cependant par quelques traits d'une importance secondaire.
Leur volume est plus petit. Le diamètre moyen des fibres striées des muscles volontaires s'élève à 0""',06 ou 0'"'",08 ; celui des fibres charnues du c<ifur est de 0"",02.
Les fibres striées des muscles volontaires se groupent en faisceaux secondaires, puis tertiaires, isolés les uns des autres par du tissu conjonctif, formant à chaque faisceau une gaine de plus en plus épaisse à mesure que reux-i'i deviennent plus volumineux. Celles du cœur ne se groupent pas en Taisceaux parallèles et graduellement croissants.
(Ibaquc fibre dans les muscles volontaires est entourée d'une gatne ou *>ircolfmme qui Tisole complètement des fibres voisines. Celles du cœur sont i]»'>pourvues de sarcolemme. Quelques auteurs admettent, il est vrai, que co sart^olemme existe, et qu'il est seulement extrêmement délié ; si délié, en offel, que M. Ch. Robin n'hésite pas à afHrmer qu'il fait complètement défaut : son opinion me parait la mieux fondée.
Eùnfin, les fibres charnues du cœur, loin de rester parallèles et indépendantes, se divisent, s'unissent entre elles, et constituent par leurs divisions incessantes et leurs continuelles anastomoses, un réseau inextricable. Privées de sarcolemme, les fibrilles qui les composent peuvent se séparer par groupes sans difficulté aucune; très-grèles et très-faibles, elles s'unissent pour se prêter un mutuel appui
Remarquons aussi que les faisceaux primitifs des muscles volontaires peuvent être appelés à se contracter isolément; de là, pour chacun d'eux, un volume plus considérable et une gaine particulière qui assure mieux leur jndépendance. Mais les faisceaux primitifs du cœur ne sont pas destinés i se contracter isolément; leur contraction est toujours simultanée l'ne gatne assurant leur mutuelle indépendance ne leur était donc pas nécessaire. Il importait au contraire qu'elles fussent étroitement solidarisées dans leur action; de là l'absence d'une gaine isolante à leur surface; de là leur enchaînement réciproque et la disposition en apparence inextricable qu'elles présentent : disposition soumise elle-même à cette loi générale, qui veut que partout où il y a un mouvement à imprimer y la filtre musculaire ap-
paraisse avec ses prùftiéiés essentielles^ et qu'immuable en queique sorte constitution intime^ elle se modifie à Vinfini dans sa forme, pour s'hmrmamu^ avec la fonction qu'elle doit servir. Cette loi, mise en lumière par M. le p^•^^ scur Dcnonvillien, dans son parallèle des muscles extérieurs et inléricuiv est écrite pour ainsi dire sur tous les organes doués de la faculté de se c.'> tracter; mais c'est dans la structure du cœur qu'elle trouve sa plus ha..'f expression (1).
2* Des fibres musculaires du cctur considérées dans leur mode d'a$$ociattv\
Ces fibres se réunissent sur quelques points par simple juxtapodlk»; « .* d'autres elles s'inclinent les unes vers les autres et se confoodent par i-* de leurs extrémités; ou bien elles s'entrelacent par leurs parties tenwiia]'-. leur partie moyenne demeurant indépendante. On voit aussi qoelqu' ^ • plusieurs fibres s'insérer obliquement à un filament tendineux, et air. *une disposition qui rappelle celle des muscles penniformes. I.es faisrr;. . résultant de ces diverses agglomérations de fibres sont tantôt apUta -* rubanés, comme ceux qu'on observe sur les oreillettes; tantôt arroodi» '* cylindriques, coniques ou filiformes comme ceux que nous voyons Da.tr * en si grand nombre de la surface interne des ventricules*
Les bandelettes et faisceaux musculaires du cœur se confondeo*. -^ plus souvent, par une de leurs extréknités. D'autres fois deux faisceani i i. marchent parallèlement s'envoient sur divers points de leur tr^ >divisions qui passent obliquement de l'un à l'autre; sur une foa> i' points, il s'opère entre les faisceaux parallèles un échange réciproque. <>• échanges, soit entre les divers faisceaux d'une même couche, soit enlrr >faisceaux de couches difl'érentes, ont pour effet d'unir ces faisceaux, de rr! «r les couches les unes aux autres, d'enchaîner entre elles les diverses ptn^-* constituantes du cœur, de grouper en un mot toutes les forces qui diN^r* concourir à Timpulsion du sang, en une force unique, dont l'action de^.r à la fois plus puissante et plus précise.
Les couches en se superposant forment un tissu stratifié. Wolf, quiat^ d'en Taire le dénombrement, porte le chiffre de ces couches à six poor V* ventricule gauche, et à trois seulement pour le ventricule droit. Mais c > '^ sont si intimement unies, que la détermination précise de leor nomto' parait presque impossible. Celles qui occupent la surface extérieiuv icœur sont plus épaisses et reliées entre elles par la séreuse exlame ol «^ péricarde. Celles qui répondent aux cavités du cœur sont inégales ei ti^;<sées par les séreuses internes ou les endocardes^ qui se dépriment pour f^ nétrer profondément dans les aréoles qu'interceptent les coloonas cbar nues.
Ces couches n'offrent pas toutes la même étendue, et il est fadte de m rendre compte de ce fait en remarquant qu'elles sont les unes enfeloppaoM les autres enveloppées. En outre ces dernières ne descendent pas Josqu à U pointe du cœur, de telle sorte que c'est au niveau de cette pointe où c •• sont le moins nombreuses, tandis qu'elles sont au contraire Umttt rrpct^
(t) Denon? illitr». Comparaison dea deux syst. mu9cui., UièM, laia, p. âa H àl
«•niées vers la base de Torgane, ce qui nous explique la plus grande épais- M>ur de cette base et la forme conique des ventricules.
l'ne autre disposition fort importante de ces couches est l'entrecroisement qu'elles présentent; si le cœur, par un grand nombre de ses caractères» se rapproche des muscles extérieurs, par celui-ci il appartient essentiellement aux muscles viscéraux dans lesquels ce phénomène d'entrecroisement est (i'Hstant et inhérent à la nature môme de leurs fonctions.
3* De$ fibres musculaires du cœur considérées dans leurs connexions.
Le cœur étant formé de deux sacs musculeux contenus dans un troisième mnsculeux aussi, on voit par cette seule donnée que les fibres qui le comi*«><'nt se divisent en deux ordres, les unes propres à chaque ventricule, les autres communes à ces deux cavités.
Les fibres communes s'enroulent autour des fibres propres à la manière '](* ces toiles fibreuses qui engalnent la plupart des muscles. Leur rôle est icnchalner le cœur droit au cœur gauche, en formant à ceux-ci une sorte •it>nteloppe contractile, qui pour mieux les unir se durcit sur eux au motntnt même où ils se contractent. Ce rôle des fibres communes a été très- Wwn d^'fîni par Gerdy, lorsqu'il les a désignées sous le nom si éminemment > rai de fibres unitives,
La disposition de ces deux ordres de fibres diffère du reste suivant qu'on Ic^ examine dans les ventricules ou les oreillettes.
A. Fibres musculaires des ventricules.
a. Fibres propres des ventricules, — Ces fibres constituent par leur ensemble •!<Mix cylindres creux, parallèles et adossés l'un à l'autre comme ceux qui l'-rment le canon d'un fusil double. Par leur extrémité supérieure, ces c>lindres correspondent aux orifices auriculo-venlriculaircs. Par leur extrémile inférieure, beaucoup plus étroite, ils regardent la pointe du cœur, l«>itt ils restent assez éloignés, surtout celui du côté droit. Leur forme, par • iiisôquenty n'est pas cylindrique, mais conique. Les fibres dont ils sont ' mposés se contourneraient à la manière d'une spire selon Senac; mais ! observation ne permet pas d'admettre cette disposition spiroïde. Gerdy a 'nvbien démontré :
1*- Que toutes ces fibres forment des anses attachées par leurs extrémités Ml lones artérielles et auriculo-ventriculaires;
T Qu'elles s'embrassent toutes les unes les autres dans les parois de l'or- .:;ine, comme des cornets de papier d'inégales dimensions, dont les plus l'-dis seraient régulièrement emboîtés dans les plus grands, et qu'on aurait ^['latiâ en une lame triangulaire.
Kn 1865, l'existence de ces fibres propres des ventricules a été niée en All«'magne par M. Winckler. Cet anatomisle avance qu'elles forment des •luses et des spirales, s'entrecruisant sous des angles extrêmement variés ; qu il est impossible de les st'^parer en lames distinctes par suite de cet 'Utrecroisement; et qu'elles se confondent avec la couche des fibres internes. A ses yeux, les ventricules ne posséderaient pas de fibres propres ; ils seraient
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exclusivement formés par les fibres communes, et la formule de ^~i % •• cesserait d'Ctre evacte. J'admettrai volontiers avec M. WinckWr q.*- « couche constituée par les fibres propres des ventricules est étroit'-" unie à la couche des fibres profondes, et presque inséparable de Ci^ll -. sur la plus grande partie de son contour. Mais en enlevant les fibre$ vtL.antérieures et postérieures, on peut séparer les deux couches m'^rr . assez facilement au niveau de la cloison interventriculaire, et Too o>r«* alors leur existence. Je persiste donc à considérer la formate de ^r^* • comme parfaitement fondée.
b. Fibres communes ou unitives. — Ces fibres qui constituent essen!. ment les ventricules forment les quatre cinquièmes environ de leur» p./ -. KUes se distinguent en antérieures et postérieures.
Les fibres unitivcs antérieures recouvrent toute la face stemale du < : et les fibres unitives postérieures toute sa face diaphragmatique.
Les premières partent, soit de la zone pulmonaire, soit des dea\ / situées à la base du ventricule aortique, pour se diriger en bas el à r. vers la pointe du cœur; et les secondes des deux zones auricu]o-\eii(ri< . pour se porter en bas et à droite, vers le bord tranchant de l'orgaiif .
Parvenues à la pointe du cœur les antérieures se contournent au; • r l'axe prolongé du ventricule gauche, puis se réfléchissent do bas t-:. \ pénètrent pour la plupart dans ce ventricule par son orifice infer. r reviennent aux zones aorlique et auriculo-ventriculaires.
Arrivées au bord tranchant du cœur, les postérieures s engagoot ;• .• précédentes, remontent obliquement de diffTcrentes hauteurs vcr 1 ' intérieur du ventricule droit, pénètrent pour la plupart aussi dans «a . et se fixent aux zones pulmonaire et auriculo-vcntriculaire droite.
Les unes et les autres forment donc des anses, et toutes ces an»e« f :' pent autour de deux faisceaux.
Chacun de ces faisceaux unitifs présente une partie superficielle cendante qui revOt la forme d'un plan, et une partie profonde ou ascc:. qui revcM la forme d'une gerbe.
Les cylindres constitués par les fibres propres des ventricules i» t l'angle de réflexion de ces faisceaux. Le cylindre gauche est lo^é dan» '4 de réflexion du faisceau unitif antérieur, et le C}lindre droit dans !«:•. réflexion du faisceau unitif postérieur : d'où il suit que si les fais<'eaj\ enlacent ces cylindres par leur partie descendante, les cylindres à l« .« embrassent la partie réfléchie ou ascendante de ces mOmes (ai^ double enchevêtrement qui devient un puissant moyen d'union i** ' ventricules, et qu'on peut exprimer en disant que les trois sacs mu* du cœur, représentent chacun une cavité à la fois contenue et cootr::.
En se réfléchissant par un trajet spiroïdc autour de Taxe du y<:\T. gauche, les fibres unitives antérieures circonscrivent un orifice, ou ^ un canal, par lequel on peut faire pénétrer un stylet dans ce veut- Nous avons déjà vu que la réflexion de ces fibres, les spires qu'efle* ' • vent, et le canal qu'elles interceptent, avaient été très-lûen obsrnn K Sténon, qui comparait la pointe du cœur, lorsqu elle est déplii^ee. ^ - '
STKUCrURE DU CCEUR.
ëMh. Celte puinte avait aussi Iké l'allpnlfon de Lower qui l'a fait repréïf HliT Mius la Bgure d'une circooférence à rayons courbes, et de Senac qui .ist'crri pour la définir de l'expression de rose tournante. Gerdf a exprimé h même pensée en disaiil qu'au sommet du cteur les fibres se conlourneni en luurbillOQ.
les fibres unilives postérieures présentent un mode de réfiexion qui n'a l'i" hirn décrit que par cet autour. Ce n'est pas seulement au niveau de IVlIrémité inférieure du ventricule droit que ces fibres se réfléchissent, mais sur la plus grande partie de son bord libre. Elles ne se contournent (iris en tourbillon, comme les précédentes ; elles forment des anses simples duutaiit plus longues qu'elles répondent A un point plus rapproché du rimmel de l'orgnne. t^ctte dilTércnce dans la manière dont se comportent les fibres communes antérieures et postérieures nous explique la brièveté iumporative du ventricule droit.
l'arvcnucs dans l'intérieur des ventricules, les fibres unitives se Icrmincnl ■liHt^remmeut. Les unes forment des anses simples avec leur portion super-
Fig, 351.
t'îlirea niiucuiaires flff v«iitri"ilfs.
f' '^. — 1. Fibre» nniiiïfs antt'riïurc» M suptrficicllrs se ilirifj<'4iil en bisrt b ((sni'lii' "" I» poinir du r.rut. — 3. Fihrps propre» du veiilriculr gauche. — 3. FibrM uniliïes anlër! "7 " P"'""*'™ wnionlsnl ven la base du tenlricule gauilio aprùs s'*tre contournées cl ''"'"" ' '" P"'"'« '''' cœuf- — h- Fibres unitivi^s Bnlérîtiire» se torfianl sur «Ites-nSmei " -* reflétbisHnt de bu an haul pour pdndirer dans le Tenirinile gsnche.
(i92 ANGIOLOGIE.
ficielle; d'autres se contournent en huit de chiffre; d'autres fonn«!. colonnes charnues du cœur.
Les fibres à anses appartiennent par leur moitié superficielle et pi: moitié profonde à des ventricules différents et à des parois opp<>>éi'r les fibres à anses qui répondent par leur branche descendante a L ; antérieure du ventricule droit, se jettent par leur branche aM-endaDV. . la paroi postérieure du ventricule gauche, et réciproquement.
Les fibres en huit de chiffre se confondent par leur partie superficiri! . les fibres précédentes, et appartiennent par leur partie profonde à d< « tricules différents et à des parois semblables ; ainsi celles qui rvpoodt l' . leur moilié superficielle à la paroi antérieure du ventricule droit sr '• nent par leur moilié profonde dans la paroi antérieure du ventricule .-.. Ces fibres ont été niées par Winslow. Nous croyons avec Gt^rdj c n'existent pas dans le ventricule droit; mais leur existence est ino*:.!' pour le ventricule gauche. Dans le huit de chiffre qu'elles dtcri\iti:. '. neau inférieur, extrêmement resserré, est représenté par l'uriticc qu • '. • à la pointe du cœur, au centre des fibres tourbillonnées.
Les fibres qui donnent naissance aux colonnes charnues sont tant6' ! \ sées en anses et tantôt contournées en huit de chifTre.
La cloison des ventricules n'a pas d'existence propre ; elle est ti^rrt*fibres appartenant les unes au ventricule droit, les autres au xe-'"-' gauche; Winslow a démontré ce fait par la séparation des deux ca >r*
B. Fibre>9 mttsculoires det oreiliettes.
Les oreillettes se composent aussi de fibres qui sont propres à rh d'elles, et de fibres qui leur sont communes.
a. Fibres propres à Voreillelie droite. — Elles ne forment pas un plsn tinu, mais des faisceaux multiples, savoir :
1° Une bandelette qui entoure l'orifice auriculo-ventriculairo dnât.
2° Une autre bandelette jetée en écharpe autour de la \cine c^f ^ .• rieure.
3" Un sphincter pour la veine cave inférieure.
k^ Un faisceau demi-circulaire interposé à la \eine ca\e supéheun ' l'auricule droite.
5° A la partie antérieure de l'oreillette, une série de faisceau t :r > prononcés qui s'entrecroisent assez réguliùremvnt, en formant u:. ;. * réticulé.
6° Dans l'auricule des colonnes charnues disposées sans ordre dtlenzL •
b. Fibres propres à V oreillette gauche. — Elles forment une couchf '- : interrompue, dans laquelle on distingue:
1° Un ruban qui circonscrit l'orifice auriculo-Tentriculaire paurlii'.
S"" Une bandelette intermédiaire à Tauricule et aux ^rinos pulm gauches.
3* Une anse tri's-largo, qui embrasse toute la partie de roreilîcltf * •" prise entre les \eines pulmonaires droites et gauches.
STRUCTURE DU CŒDR. 493
S' l'n sphincter pour chacune âa quatre Teines pulmonaires.
i' Des laisceaux iiTégulii>remeat disséminés sur les parois de l'auricule.
I'. Fibrts communes aux deux oreilltttes. — Elles sonl beaucoup moins Dombreuiea que les libres propres, el formeui une simple bandelette appli- '{uée sur la Tace anlérieure de ces appendices; cette bandclcllc s'éteud de I auricule droite à l'auricule gauche.
Daaa la cloison inlerauriculaire il existe aussi des fibres musculaires. Elles ^ut âiluées pour la plupart autour de la fosse ovale et constituent l'anneau •k Vicussuns dont elles font un sphincter incomplet-