III
■ TalHcanz, nerCi, llwa coBjoncilf 4a c
A. ÀTtèrea. — Au nombre de deux, les artères cardiaques ont été dislinfilées en gauche ou antérieure, et droite ou postérieure. Ces artères qui uù^j<'nt immédiatement au-dessus des valvules sigmoîdes de l'aorte , ramiviil d'abord sous l'enveloppe séreuse de l'organe, dans une couche celluloidip*use, dont l'épaisseur varie beaucoup suiianl les individus, et surtout ïuiianl l'Age. Chemin faisant elles fournissent un grand nombre de branches qui se ramiDenI dans les parois des ventricules el des oreillettes, puis s'ana- 'lomosent â leur partie terminale, en formant deux cercles réciproquement pi'rpeadiculaires, dont l'un occupe les sillons venlriculaires et l'autre le
Fig. 353.
Fibres
I. Oreillette droilc. — 5. Orifice de la ^'l"™""- — S. Vrine coronairp pdinllranl dans Toi -■6.6. Vfine» piilmonaircs Mucbe». — 7,7. Veines piilnionaires droilcs. —8,8. Faisceaux ■ Ji'iUM-irumsftivaul les uriliies anrirulo.ïeiurirutaircs droit el gauthc. —9. Fibres mu«- 'uii ut mioursnl l'orifice de la leine rave mpfrieurc. — 10. Fibres musculaire» entourant i"i.fi.t delateineemeintëneore. — 13,13,12, lï. Fibres cirrulaircuieol disposées autour <•' I (mbonrhnre des leines pulmonaires.
ANliloLOdlK.
sillon .'uiriciilo-viMilriciilairi'. Ainsi clisjMisr'OS cos artrros onlactMil li' i ■ , à 1.1 niaiii<'M'e diin inriudicu cl d'iiii érjnaleiir, (]isp(^^i(ion qui I^'^ h , (•(iinpan'i' à une double roiiriniiH', d (m'i \c nom do corou(/iK's :i.»us U-qii»'! ••!!■ - ^oiit «onnues.
Les nniK'anx et ranuiscnles des arlèrcs coronaires ne cheniinool i coninir' cenx des aulii-s muselés siries, d iuiers'iees en inl^'^^li^e-: it»a->enl d'une eonclieà la eonehe si)U-.-j.'ieent'*, à lra\ers les aréol«'S rc-i]!' ■.' .le 1 ana^lonl »se des fii (-(Vinx el (]r< libres' ninseulairjs. Autour dr .-rameaux il nexisie ([U une (lès-niinee lamelle de tissu co.ijnm lit. )'. ::;ii leurs dernières di\ isious, (juel(jiie>-inu'S selendenl ju.-qu'à l'end'a.'uijt • dans ré[)ais-eur des \al\ule- aui'ieulo-\enJi'ieulaires.
(liiez 1 lionnne, les «a|)iihor, s de reud'.eardi' el des ri'[dis qui pivic^*:.. son! rare>, exlrèmetneul (bdics, en sorle qu'u[i ni' eon>lale leur pn m-:. . qu a\ee dilliculh''. Mais ehe/ les grands manimireri's. eoinnie le Iiu \i\ it! ( lie\aL ils sont [i\\ï< nnilli|dies id lrès-m;miresles. (»n peul même les mi:t r<eil nu sui- le.> [>artiis i\t'< \ eiilrii nies . el quelquidois même si:r les y'k :^ r.iees {]o< replis >ilues .i leur l);i>e.
l"Aislen(-iIs aussi sur les \al\u'e.-^ si;4"moiiles de lanrte et de rarleie {;::nionaireV .lus(]u"a priM'ii! il ne ma ]»;is eli' [mssihle d'en (leçons rir le m- i'.die vestige à Tetal normal, ni ehez Ihtinmie, ni eln'Z les animcaix.
II. \'i'iii(\'<. — l.e saie^ Nei's»'' d-m- les [iar<ds du e(eur par ses deux ariri est rameui' dans liai illelle di-eiie j^ar trois gr.irqjes de ^eine^ : 1- yu ^urande veine eonMi.'dre: "2 [lar les Nrines de (J;dieu ; o" par les xeinujt.? it le> canaux •luriciilaires ri-ci iniueul di'^crils [>ar M. ]-annelonL:ue.
La ij)iii\d(' reinr (uionairr leeueille le sang de la [^re^que totalité tî— \enli'icule> el de l'oreillette L.iuelie. Dans la [o.v'uiiere partie de soi. tr^j- . elle Ibrme au^si nu cêirU^ (jui occupe les silbuis an.térieur et postérieur <• c(eur, (d qui rei;oit les \idue- éuMut'cs des deux xentricr)lv<. Dans sa pa:!:terminale, elle contouiaje l.i moiti»': gauidie du sillon anricnlo-xeriîîicuiù.:-. [touf aller s'oUNrir dans roieillelle droite. In large repli \al\ulaire. U talriili' lie Thrlirsin^^ rciuie son orilice, cui sorte qu'au mometit de l.i C"ij- Iriiction de I oreillette le saUL' quVile a \ersé dans sa ca\ilé e^t Iraiisiira\ec celui di--- \eines ca\es dans le \entricule dndt.
De> rciiirs de Cnih'i'ii tiicni l«'nr ori,-ine de la paroi antérieure du \cntiicule drctil. I.n plus im|)ortanle oeeui>e le Lord libre de ce venlricul'.'. ^ -> veiimles s"(»u\rent dans Taui ii'ule de roridllelle droite par un tronc Ç"nfimuFi, dont rem!toi!chin\', bien (•b>er\ée par M. Lannel.)ngue, e^t Av.r'i' >\]v la base de celle aurieuleou très-prè> de celte base.
Les canaux vi tes ^einules qui versent dans roreilletl? dndte le s.i".pro\eiiaul de ^cs parois oui éb- décicnerl^ et trc'5d)ien décrits en IStîT pai b' jni'ine auteur ( 1 i.
Les candHx veini'ii.t s <'U\riuit sur le> parois de l'oreillette par trois oriliitv: d^nd l'un ré[>ond à 1 emlioiu liure de la xeiue cave su[)erienre, le >oi"<n;d < 1 endjomburi' de la \eiue ( oriniaire, el le troisième à la base de rauriewle. Les canaux, «]ui communirpieiil enlic eux, sr.ul le C(»[ilkient de iirer<]nc
1 La.ilii l'iiiiiiit' , l'n'iiihil. I I I iii'ii -i' tli>^ lui-tiis iinririi!, ilu in tu. llli<i\ I Su'
STRUCTURE DU CCEUR. 495
;<.»utes les veines auriculaires. 11 en est cependant quelques autres plus lit li*>cs qui vieaneat s'ouvrir direclement sur les parois de l'oreillette, par •!e> orifices d'une extrême ténuité, que M. Laonelongue désigne sous le nom •l- foraminuUiy par opposition à l'embouchure des canaux principaux qu'il Jl>[)i'lle foramifta.
Sur les parois de l'oreillette gauche, cet auteur a pu constater aussi l'exislence de plusieurs veinules qui s'ouvrent dans sa cavité. Au'sang rouge versé dans cette oreillette par les veines pulmonaires, se mêle ainsi une trèsminime quantité de sang noir.
t^. Vaisseaux lymphatiques. — Le cœur est le point de départ de nombreux \ ii>$eaux lymphatiques, qui naissent les uns de son enveloppe séreuse, les autres de l'endocarde.
Les lymphatiques qui proviennent du péricarde ont pour origine apparetite le feuillet viscéral de cette membrane. Ils forment à la surface des M>nlriculcs un réseau à mailles serrées, d'autant plus facile à injecter qu'on M* rapproche davantage de la pointe du cœur. Ces vaisseaux donnent naisviiice à trois troncs principaux qui suivent les sillons antérieur et postérieur, it qui se réunissent en arrière du tronc de l'artère pulmonaire. Le tronc rr-ultant de leur fusion passe entre cette artère et l'aorte, monte perpendi- < uloirement au devant de celle-ci, puis se jette dans l'un des ganglions ?iiues autour de la trachée.
Los hmphatiques qui émanent de l'endocarde ont été signalés, en 1851, {lar M. Papenheim, et très-bien étudiés, en 1866, par M. BelaiefT. Ils ont été :ri's-bicn observés aussi par M. Ch. Robin. J'ai vu dans le laboratoire de cet •tuteur une série de pièces qui ne laissent aucun doute sur leur existence. i.t's pièces ont été préparées par la méthode allemande, qui consiste à colo- (vr l'épithélium des vaisseaux à laide d'une solution de nitrate d'argent. Mli's montraient ces vaisseaux sur l'endocarde du cheval. Après les avoir •'l)H'né9, je tentai de les injecter sur l'endocarde du bœuf; je réussis sans peine à les remplir de mercure, iiln quelques instants j'ai pu voir l'endocarde lies ventricules se couvrir d'un très-beau réseau à larges mailles.
En les examinant avec plus d'attention, je remarquai qu'ils sont visibles 1 1 œil nu, et Je les injectai alors en y introduisant directement la pointe <ie mon tube. Mais j'ai vainement cherché ces vaisseaux sur les parois des '•reillettes. Vainement aussi je les ai cherchés sur l'endocarde de l'homme. U'ur existence cependant ne parait pas douteuse. M. BelaiefT les a suivis rin 11. seulement sur les parois des ventricules et des oreillettes, mais jusque ^ur les parois des valvules mitrale, tricuspide et sigmoïdcs. M. Hobin les a ^u- aussi sur toute l'étendue des endocardes de l'homme (1).
Au niveau de la pointe du cœur, les lymphatiques des endocardes communiquent avec ceux qui rampent sur la superficie de l'organe. Les ironrules émanés du tiers inférieur des cavités von trie ulaires se dirigent i'<-urla plupart vers l'orifice qu'on observe sur ce point, et se jettent alors '^>*n5 les troncs antérieurs et postérieurs qu'ils contribuent à former. Les autres \0Dt se terminer dans les troncs qui occupent le sillon auriculo-vcn-
1 r>oniinanicatioii orale.
triculaire. Entre les vaisseaux superficiels et profonds» il existe donc ui remarquable continuité qui nous explique la coïncidence si frfqoent^ i la péricardite et de l'endocardite : coïncidence signalée par M. Boailla:^ ' longtemps avant que l'anatomie vint nous en montrer la cause (IX
D. Nerfs, — Les nerfs du cœur émanent du système nerveux gangli v naire et du système cérébro-spinal. Les premiers naissent des gaof L • cervicaux du grand sympathique, les seconds des pneumogastriques, l "^ uns et les autres sont remarquables par la longueur du trajet quîU ;•courent, et par leur ténuité. Parvenus au-dessous de la crosse de r«>r.c« .* se rapprochent, se divisent, s'anastomosent et forment un plexus le ^m^-x* cardiaque, dans les mailles duquel on observe quelquefois un ou deux ri*glions signalés par Wrisberg. De ce plexus partent deux plexus secoodaL-^ l'un antérieur qui accompagne l'artère coronaire gauche et ses prioc.|>« * divisions; l'autre postérieur, qui suit le trajet de l'artère coronaire dr. Sur les divisions artérielles de troisième ordre, les ramuscules aeneox :' viennent indépendants et se ramifient alors dans le tissu musculaire oc /.« se terminent.
Indépendamment de ces nerfs, le cœur possède une chaîne de gaofii -^ qui lui constituent un petit système nerveux particulier. Ceux-ci sr.nt i nombre de trois. Le premier ou ganglion de Remak répond à rembourb. de la veine cave inférieure; le second ou ganglion de Bidder^ gangiiam ' triculairBy à la valvule auriculo-ventriculairc gauche ; et le troisième ganglion de Ludivig, ganglion auricidairej à l'oreillette droite. I.«es expérien. ^ et les observations faites sur les animaux tendent à démontrer que i ganglions représentent un véritable centre d'activité. Le cœor p:* ainsi son influx nerveux à trois sources différentes : dans le bulbe nchhii ' par les pneumogastriques; dans la portion cervicale de la moelle épin»par les ganglions cervicaux du grand sympathique ; et dans les gan;! . r qui lui sont propres.
E. Tissu celluUhodipeux. — Le tissu conjonctif n'existe qu'à l'état de ftige dans l'épaisseur des parois auriculaires et ventriculaires. Le c«ur, % ce point de vue, diffère très-notablement de tous les autres muscles. Mu* ^ tissu est assez abondant au-dessous du péricarde, sur tout le trajet dei v^scaux sanguius; c'est plus spécialement dans les sillons que parcoc>: ceux-ci qu'on le rencontre.
Chez le fœtus, et dans les premières années qui suivent la naissawe. .: tissu conjonctif sous-péricardique présente à peine quelques trfei<^ . graisse. Sous l'influence de l'âge, les vésicules adipeuses se dépownt î* • il peu dans ses mailles. Chez la plupart des adultes on les voit « * * . muler autour des vaisseaux, dans les sillons verticaux et dans le silloo k ^ zontal. Chez le vieillard et chez les individus chargés d'emboopainL .1 couche graisseuse s'étend peu à peu des sillons sur les autres poiob et .. périphérie du cœur. Je l'ai vu plusieurs fois former une enveloppe ^ < tourait complètement les ventricules.
(1) BouilUad, Traité des maladies du cœur^ 2* édit.j I. l, p. 316.
l¥. — UtaàkmmM séreasM ûu c«ar.
Ces membranes sont au nombre de trois : l'une d*elles recouvre les parois des cavités droites; la seconde revêt les parois des cavités gaucbes; la troisième est extérieure et commune aux deux cœurs. Avec M. le professeur Bouillaud, nous appellerons les premières endocardes; la dernière est connue sous le nom de péricarde,
Â. Des endocardes.
Les endocardes constituent la tunique interne des cavités du cœur. Ils s'étendent de l'emboucbure des veines à l'origine des artères aorlc et pulmonaire. Dans ce tr<^ct, l'un et l'autre recouvrent toutes les saillies, toutes les dépressions qu'ils rencontrent. Celui du côté droit forme un revôlomcnt complet à la valvule tricuspide et aux diverses colonnes charnues des cavités auriculaire et ventriculaire ; celui du côté gauche se comporte de la mOme manière à l'égard des cavités qu'il tapisse.
L'épaisseur des endocardes n'est pas égale sur tous les points de leur trajet. Le gauche est plus épais que le droit. Tous deux sont plus épais sur l'oreillette que sur le ventricule. C'est sur l'oreillette gauche que la séreuse endocardique atteint sa plus grande épaisseur.
Ces membranes adhèrent au tissu musculaire de la manière la plus intime, en sorte qu'on ne peut en détacher que de minimes lambeaux. Leur face libre est remarquable par l'aspect uni qu'elle présente.
ïjï séreuse interne du cœur se compose de deux couches, l'une épi théliale, l'autre flbro-élastique. — La couche épithéliale est formée d'un seul plan de cellules polygonales, unies entre elles par une matière amorphe. — La couche flbro-élastique comprend dans sa composition : 1® des fibrilles élastiques anastomosées, s'cntrecroisant dans tous les sens, et constituant un réseau à mailles extrêmement serrées; 2® des fibres de tissu conjonctif. Ces deux ordres de fibres sont ainsi réparties : au-dessous de la couche épithélialc on ne rencontre que des fibres élastiques ; puis à celles-ci se mêlent quelques fibres lamineuscs qui deviennent plus abondantes ù mesure qu'on so rapproche du tissu musculaire.
Ikins la trame aréolaire résultant de l'association de ces deux ordres de fibres, on voit cheminer quelques capillaires sanguins, difficiles à voir chez l'honmie, mais très-apparents chez les grands mammifères. A cette trame aussi viennent s'adjuindre de nombreuses radicules lymphatiques, anastomosées entre elles, qui ont été précédemment décrites*
Les endocardes considérés autrefois comme privés des éléments essentiels de l'organisation, sont donc pourvus au contraire de presque tous ces éléments. La présence du tissu conjonctif et des capillaires sanguins aurait suffit pour nous rendre compte des inflammations dont ils sont si fréquemment le siège. Mais le riche réseau lymphatique compris dans leurs épaisseurs, et la continuité de ce réseau avec celui du péricarde, nous explique mieux encore la facilité avec laquelle ils se laissent envahir par les phlegmaties aigués ou chroniques.