‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 237 sur 390 · ARTÈRE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

ARTÈRE PULMONAIRE

if^eeUon» — i^ Enlever le sternum, isoler la veine cave inférieure et la lier immédiatemeot au-dessus du diaphragme ; 2<* isoler la veine cave supérieure, l'ouvrir, et y introduire no tube par lequel le liquide sera poussé vers les cavités droites du cœur.

Préparation. — Elle est très-simple, et consiste à enlever les enveloppes que le péricarde fournit aux gros vaisseaux, ainsi que le tissu cellulaire graisseux et les ganglions lymphatiques voinusy en isolant successivement : 1^ l'artère pulmonaire et ses deux branches, jusqu'il la rarine des poumons; a<> les veines pulmonaires droites et gauches; S» la trachée et ses deux divisioos ; h^ la crosse de l'aorte.

Lorsqu'on se propose d'étudier seulement les rapports de l'artère pulmonaire et de ses brftnciics,on peut se dispenser de recourir h une injection. Celle-ci ne devient réellement néceasaire que dans l'étude de la structure du poumon ; et alors il est plus avantageux d'iigecter directement le tronc artériel à sa sortie du ventricule droit.

L'artère pulmoD&ire transporte le sang veineux du cœur aux poumons. Artérielle par ses parois, veineuse par ses fonctions, elle constitue un vaisseau mixte qui mérite parfaitement la dénomination de veine artérieuse que lui avaient imposée les anciens.

Elle oalt de l'infundibulum du ventricule droit, dont elle continue la direction en se portant obliquement en haut et à gauche, au-devant de Taorte qu'elle croise A angle aigu, et qu'elle embrasse par sa concavité. Parvenue au côté gauche du tronc aortique après un trajet de 3 centimètres, cette artère se divise en deux branches qui se portent transversalement. Tune vers le poumon droit, et l'autre vers le poumon gauche, dans lesquels elles te raoïifient en suivant les divisions bronchiques jusqu'à leur extrémité terminale.

A son origine cette artère est entourée par les fibres musculaires les plus élevées de l'infundibulum. Intérieurement elle présente les trois valvules sigmoîdes qui s'abaissent à la manière d'une soupape au moment où le sang tend à reûuer des poumons vers le ventricule droit. Si Ton enlève ces valvules ou plutôt la membrane interne dont elles sont une duplicature, on voit que le tronc de l'aorte pulmonaire se découpe à son point de départ en trois festons trèï-réguliers qui adhèrent par leur partie moyenne à la lone fibreuse correspondante ; mais cette union serait peu solide si la zone fibreuse n'envoyait, d'une part trois prolongements dans les espaces anguleux qui séparent les festons, et de l'autre trois lamelles dans lépaisseur des valvules sigmoîdes; il suit en effet de cette disposition que l'orifice festonné de l'artère et l'anneau fibreux du cœur sont unis par toute l'étendue de leur circonférence.

Dans le tri^et curviligne qu'il décrit le tronc pulmonaire répond : par ses parties latérales aux auricules droite et gauche ; — par sa convexité dirigée en avant et à gauche au feuillet séreux du péricarde, dont le sépare assek souvent une couche de tissu cellulaire adipeux ; — par sa concavité tournée en arrière et à droite & l'aorte qui lui oppose une courbure inverse, en sorte que cet vaisseaux se contournent réciproquement en demi-spirale.

La branche gauche de Tartèro pulmonaire surmonte roreillelte gauih^ . sa longueur est la môme que celle du tronc dont elle émane. Elle est eu r^,'port : en arrière, avec la bronche gauche à laquelle elle devient supérir :• en entrant dans le poumon ; en avant, avec le feuillet séreux du péri< ir: . et plus en dehors avec les veines pulmonaires gauches qui la croient o descendant vers roreillette.

La branche droite, un peu plus longue que la gauche, est ûluée iauD^cttement au-dessus de Toreillette droite. Cette branche répond : en arrit-n . a la bronche droite qui lui est parallèle ; en avant, à la veine cave supêni .:t et à la partie ascendante de l'aorte qui la croisent perpendicuIairoDenU

 son entrée dans le poumon, chacune des branches de Taorte pulmanan^ se divise en deux ou trois branches secondaires et en rameaux progra6i\<^ ment décroissants qui s'accolent dans toute l'étendue de leur tr^et aux âi\ïsions correspondantes des conduits aérifères. Nous verrons plus tAid ils se terminent.

Artère pulmonaire chez le fœtus, — Pendant la vie intra-utérine, le qui traverse les cavités droites du cœur ne se porte pas dans les poiUD>-:i>. ou du moins il n'arrive jusqu'à ces organes qu'en très-minime qnantitr. ii plus grande partie de ce liquide est transmise de l'artère pulmoa4.T\ . Taorte par une large et courte anastomose qui s'étend obliquement de I i.>

à l'autre.

Cette anastomose, connue sous le nom de canal artériel, est ainsi disp^^T le tronc pulmonaire, après un trajet de quelques millimètres, fournit -.: • branche au poumon droit, puis une autre au poumon gauche ; et pour^ ivaut sa direction obliquement ascendante vient s*ouvrir dans l'aorte imrr diatcmcnt au-dessous de l'origine de lasous-clavière gauche. Le canal artt. : est donc situé sur le prolongement du tronc de Vartèrc pulmonaire : i* r présente la partie terminale de ce tronc, ou plutôt ce tronc lui-mCme d . les divisions droite et gauche sont de simples branches collatérales.

Ce canal d'abord extrêmement court cl relativement très-largo se d.r. de bas en haut, d'avant en arrière, et de droite à gauche. Sa partie termi- ^ s'infléchit de telle sorte qu'elle forme avec la partie correspondante de là- un éperon dont la concavité regarde en bas. Le sang qu'il verse dans 1 a r passe ainsi entièrement dans Vaortc descendante qui le transmet au\ cères du tronc, aux membres inférieurs, et surfont aux artères ombiï. lesquelles le déposent à leur tour dans le placenta où il se régéum i contact du sang de la mère, comme il se régénère dans les poum<>:.« i contact de l'air chez l'adulte.

Le calibre du canal artériel, dans les premiers temps de la vie intrs* . rine est très-supérieur à celui des branches qui pénètrent dans les jmons. 11 diminue ensuite peu à peu, tandis que celles-ci deviennent ^ considérables; vers la fin de la grossesse, ce canal et les deux branche» ( monaires diffèrent très-peu. Après la naissance ces dernières se de%el<){*)' rapidement, et le canal artériel no tarde pa:^ d s*(»M itérer. Il »o pn* alors wmâ l'aspect d'un C(»rdon fibreux étendu de l'artère pulm<»n^* l'aorte, et plus étroit ù sa partie moyenne qu'i\ ses extrémités.

Pripaititio». — 1° Prolonger U dÎTisioD de la paroi anl^rienrc ds la pt^lrine sur la |uroi rDrrtspondanlf de l'abdomen jusqu'au! pubis; 3° enleier les cartilages costaai du tfiiè Kaofhe, fO les coupant k leur union avrc Us rftlîs ; 3° souleTer le poumon gaucbe, la rpoTerscT sur celui du cAté opposé, el détacher la pl«ire qui rceouTre les partiel lalérales ciiirbes du rarbis ; i," rerouler la rate, l'estomar; et les Inteslins vers le tbtë droit de l'abdoniro, aJDsl que le péritoine qui passe au-deiant du rein gauche.

L'aorte, origine commune de loua les vaisseaux qui président à la dilTusion du sang rouge, s'élend du ventricule gauche où elle prend naissance à la quatrième vertèbre lombaire où elle se divise en deux branches.

Sifitation. — Trëa-rapproché du sternum à son origine, le tronc oortlque sen éloigne bientôt pour se porter lur la partie latérale gaucbe de la colonne vertébrale, dont il suit eiactement les courburee, obéissant ainsi à cette double tendance qui porte les artères : d'une part, t. se réfugier dans les parties les plus profondes; de l'autre, à s'adosser aux plans osseux, aBn

Fig. 3H.

Arlère aorte.

g. 35). — 1. CrosMde l'aorle . — 3. Aorte thorariqae. — 3. Tronc brachin-r^philique. i. SoDs-claviere gaurlie. — 5, Carotide priuiilivr gauche. — B. Vahules signioldes de i». — 7,7. Origine des art*res coroiiBires on canliaqoes. — 8, B. Artères bronchique». '.9,9. Antre* lEsopliagiunuus. — 10,10,10. Arltrea inlarcastales MNiques on foiU-

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de leur demander appui et protection. Plus importante par ton l'aorte devait être plus efficacement protégée; elle le trouTe en effet à la plus grande distance possible des instruments vulnérants qui poomient pénétrer dans la cavité du tronc par les parois antérieure et latérale», et te dérobe plus sûrement encore & ceux qui pénétreraient par la paroi poste* Heure. Remarquez en outre que la protection par elle empruntée au rac(^« est un avantage dont cette artère étend en quelque sorte le bénéfice 4 toau« les branches qu'elle fournit ; car la plupart des viscères suspendus et comne flottants au devant des vertèbres recevront les branches qu'elle leur eo^^v^ par leur partie postérieure; ces branches, par conséquent, seront d'aatast plus volumineuses qu'elles occuperont une partie moins vulnérable éi corps, et d'autant plus grêles qu'elles se rapprocheront davantage des pvtMi antérieure et latérales plus exposées aux violences extérieures.

Volume et configuration. — Le volume de l'aorte varie avec l'âge, le tne et la constitution. 11 ne décroît pas en raison du nombre et de rimportas*-< des branches qu'elle fournit. On remarque aussi que Tépaissenr de «^ parois n'est pas en rapport avec ce volume.

A son origine cette artère présente trois renflements qui correqioiid^L: aux trois valvules sigmoîdes, et qu'on appelle sinui de Vaorte. Un pea p! :» haut, à l'union de sa portion ascendante avec sa portion horisoolale, <vs observe chez la plupart des individus une dilatation beaucoup moîQs btc: circonscrite, et d'autant plus manifeste que Tâge est plus avancé; cette diV tation, qui parait être le résultat de l'impulsloi) du sang, porte le non i< grand sinus de Vaorte. Ainsi, dans la première partie de son tn^^t et à c=f très-petite distance de son origine, le tronc aortique se dilate et se rétffc: deux fois. Dans le reste de son étendue, il est régulièrement cylindrique.

Direction. — A sa sortie du ventricule gauche l'aorte se porte ao p^:^ obliquement en haut, en avant et à droite, puis s'infléchit bientôt iMv:r devenir ascendante et verticale; de cette première inflexion résulte u'-. courbure dont la convexité, tournée en avant et à droite, répond au ptrr carde, tandis que sa concavité dirigée en arrière et i gauche embrHK !e tronc pulmonaire.

Sortie du péricarde, elle s'infléchit de nouveau, devient horiiootale et te porte vers la partie latérale gauche de la quatrième vertèbre dorsale.

Au niveau de cette vertèbre, troisième inflexion de 1 artère qui d'h^ri» ztaie redevient verticale pour descendre sur le côté gauche du rachis, en ^ rapprochant graduellement de sa partie médiane, sur laquelle eDe se ^W* à son passage à travers les piliers du diaphragme et qu'elle occupe ensc::* Jusqu'à sa terminaison.

Dans ce long trajet l'aorte décrit trois courbures successives : par sa partie initiale , une courbure demi-circulaire à concavité inférieure ; par ^ partie moyenne ou dorsale, une courbure à concavité antérieure, et par sa partie inférieure ou lombaire, une courbure à concavité postérieure.

De ces trois courbures, les deux dernières sont légères et antéro-poNerieures, comme celles de la colonne vertébrale sur lesquelles elles «r moulent. La première, très-prononcée au contraire, revêt la ftume dnoe

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