‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 25 sur 390 · II. — Anrtcalalrc topérteor · texte numérisé non relu

II. — Anrtcalalrc topérteor

L'auriculaire supérieur est le plus important des trois muscles qui viennent s'attacher au pavillon de l'oreille. Situé sur la moitié postérieure de la tempe, immédiatement au-dessus du pavillon de l'oreille, vertical, large et mince, il revêt la figure d'un triangle, dont le sommet tronqué se dirige vil bas.

Insertions. — Par son extrémité inférieure ou auriculaire, ce muscle 2> insère à la conyexité de la fossette de l'anthélix, et Ol la partie correspondante de l'hélix, à l'aide d'une lamelle fibreuse, de couleur grisâtre, large «ie 15 à 18 millimètres. A cette lame fibreuse succèdent des faisceaux musculaires, aplatis, très-étroits, et légèrement divergents , qui se dirigent de bas en haut pour s'attacher supérieurement à l'aponévrose épicrûnienne.

Rapports, — Sa face externe est recouverte par une lamelle aponévrotique Iri^s-mince et par la peau. Sa face interne repose dans toute son étendue sur 1 aponévrose épicr&nienne qui vient se fixer , de chaque côté , à la face postêrieore du pavillon de l'oreille, et qui se confond au niveau de son attache a>e€ le sommet du muscle. — Son bord postérieur, verticalement ascendant, longe le bord supérieur du muscle occipital. — L'antérieur, oblique en haut rt en avant , correspond inférieurement au muscle auriculaire antérieur, a\ei- lequel il se continue en partie, et supérieurement au muscle temporal ^upcrficie], dont le sépare une intersection fibreuse. La branche postérieure de Tartëre temporale repose sur ce bord.

Ce muscle a pour usages : i® d'imprimer au pavillon de l'oreille un trèsfaible mouvement d'élévation, d'où le nom de muscle élévateur,' 90Ui lequel il a été désigné par un grand nombre d'auteurs; 2^ de dilater légèrement

'•<")t. » 7. Faisceau supérieur dn muscle temporal superficiel, situé sur le prolongement des •••-ui feuillets émanés du muscle occipital. — 8. Faisceau inférieur du temporal superficiel, itui a l'auriculaire antérieur par l'intermédiaire d'une lame fibreuse qui fait partie de Tapoj'Trose épicrâoienne. — 9. Muscle frontal. — 10. Muscle pyramidal. — 11. Ligne établis- ^ni les limites respectives du frontal et du pyramidal. — 12. Muscle orbiculairc des paujxtrt^s. -^ 13. Faisceau supérieur et interne de ce muscle, qui s'insère en baut aux téguments «ii- la \iie du sourcil et qui a été considéré a tort comme une dépendance du frontal. — U- TfndoG de Torbiculaire. — 15. Muscle élévateur commun superficiel de l'aile du nez et «It la lèvre supérieure. — 16. Muscle élévateur commun profond. — 17. Grand zygomatique. — 18. Petit zygomatique. — 19. Muscle canin. — 20. Faisceau musculaire innominé, se l'f'l'^ngfant en bas jusqu'à la muqueuse gingivale a laquelle il s'attache. — 21. Muscle trans- ^•Tx OQ triaoffttlaire du nez. — 22. Muscle dilatateur des narines. — 23. Muscle buccinat«ur. — 24. Muscle orbiculaire des lèvres. — 25. Muscle triangulaire des lèvres. — 26. MiLvlc carré du menton. — 27. Muscle de la bouppe du menton, vu par sa partie antér.rare ou sa base. — 28. Partie du muscle peaucier dont les fibres s'insèrent a la mâchoire "i > entrerroisant avec celles du triangulaire. — 29. Autre portion du même muscle qui •^«-isugesoos le bord postérieur du triangulaire pour aller constituer la partie supérieure du huM-k carré. — 30. 'Troisième portion qui s'applique au bord poslcricur du triangulaire et "lui semble se continuer avec le canin et le grand zygomatique. — 31. Risorius de Santorini, ''••nxidéré aussi comme une dé|)endance du peaucier, mais représentant un muscle distinct i'«flai-ci. — 32. Masséler. — 33. Muscle digastrique. — H- Muscle steruo -mastoïdien. — ai. Muscle trapèze.

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an frontal. Kn c!>nlinnan! cl [H'écirîaiit \o^ •'\[)(''i'i(.'iKH's, on linit par tmiiM: nnc liiTin' nculi't', sur laquelle revcilalcnr ne peut plus (l('Vt'loj>{)rr aucM;»conlraclion aj)[u'('(ial»l(' : c'est t'clle liuMic qui in;ii'([uc les liiuiles re>j)eeti\-:- (les (leuv uinsi le-, donl la contiiiuilé e>( seuleineni ajjparente (1).

/^//)/)o^/v. — |,a lace aiilérienr*' du IVniilal i-épnud à la peau qui lui e-l uiii- |tai' un tisr^u cellulaire e\lr('meini'ul den^e. — Sa lace ju-olnude remmiL- !:• péricràii(\ auquel il n'adhère au contraire (]ue par un ti>>u cellulaire lo/"!' . — Son bord inlerue, \t'rlical et très-court, se coulnud sur la lÎL'ne inedi.ni' a\ec celui du côl('' oppo>(''. (Jnelquelois ces dc\i\ Ijords ne >e louchent pa-, ra[)on»''\ rose dexend alors jusquaiix muscles pyrauiidauv qui les sep.irrn' inl'érieuremeut. -- Sou bord externe, {dus iuin<*e, et (d)liquenieul diriL'»"«[i has et eu dedans, es! en ra^qtoil aNcc le inus( le teinpnral >uperfi<i«d. qii. nVn e>t le [dus iiahiluelleuient sépare que [>.ir un trè--iiiiiu'nie iut«'r\ane.

.l'7/o/j. — INiui' M' reudrt' <'ompte du ninde d'aelion «lu niusclf IronLiî, i! sullil de C'iu>iderei' (ju il pi'cnd con>l."iTniuent son [)oinl ti\e >ui' 1 apotuA rn-^c epicriuiienne, et (jne les tcL^unients de l'arcade surcilièic auxquels il >"iii.->èr" inrérieiii-eiiienl presiuitent une Lii'ande inobililè'.

Ce iait [HiM-, la deterrninaliitu de ses usaL:r> de\ii'u( i'aiile. S il se eonîrat t' iudi'.u'îidaunut'ul du muscle ocei[ijtal. il ai^il : d une pari, siii- lap^tiiiA ii.-r' l'piiTàuienne , (]u'il ahai-se : de laulre. -ni- le ^nurcil et lf> lè';^'um«'nt> df I c-paee inttuvurc ilier, cpi il «'dc\e raih'emeul, snu ac(i<in dant ali>r> fh-i nmpo^ee. Si le- di'U\ mu^cl^•^ >e ( nnlra( lent à la rMi>, ra{ion(''\ r"•'^e M-ra teudiir par 1 occiidlal : >on h(U-d anli-rifur di'\ iendra un [hmuI d ajqaii ptuir !«• l'ujiital. r.uit I ellel de> c<'iiti'aclion> df e(dui-ci m* repoi'lera donc sur mju rvticmite niidiile (jui ^(dè^era heaiu nu}» jdus : h'> teirumenls du front se pli-^i-rt'Ut ahtr> dans le -t'u> trans\ers.al. 11 e>t facile île cou-tater la >imulfani'ilf d ai lii'U de> tleux uui-ile> au m-'iucnt où ce pli--t*ment ?e produit, en appliquant leLTèi-euii-ut un dniirt -ur rnceipilal , et un aiiti-e >ur h* l'roulal : danee^ c.'i.difions , «mi pnuria reniarijuer : 1" que le mu-cle ixt-lj-rieur -e sou le\i' l.a>(]ue la peau du fr^ut >>• ]di^-e : 'J ipi il -e déprime IiuxjUidle >.' deiili?>e.

iU' (•(' fait, il rr-ulle (jue le mux le ««itipilal. ^ilnl'• };i»ur ain-i dire au\ aMli[MMlt'- de la {\\ct\ n e-t pa> ci'pe'ida:!! -an- iuMuenc'' >ur le jeu de 1.» p'iN -iMtiomie. 11 i mu* oui t a -'>n e\pre--i"U li lu- lUn' certaine limite, d autanplu- etend'jc «jur h- i uir ch<'\e!u e-^t plu- ni"liilt'.

111 \pone^rosp éplrrAiiirniir.

Ti'ltt' apo!U'^r"-e e-( une Na>(e I mw tibrcii-c cianuriue a t<'U- les iiiusidcr tqiu"i""ini(".i-. UK.i- à l't .: ird de la<r.;elle 1«'- hi!- r,ii:\ ne ^e ( omportiuil pa- • ouuut' !'•- auti'îi.'ui? c* !,- ji '-tfi ieui ^. <>- dci!ii('rs >.»nt bilues ^ur \c uu'uh' plan, c! -r i i':i!i:.ut ni ii\t'(' r'\' : h - pri mit ;> lui -oui ^u[lerp^^^és.

Uaïï< le >cn- aul'-i'.' - p.'.-î''i ieur. » ctti ! r.U'- - rî< nd donc de^ lnu^clL•^

aiec l'aponévrose du muscle crotaphite. — Son bord inférieur longe le ligament antérieur du pavillon qui le recouvre un peu. — Son bord supérieur se continue, en partie, avec le bord correspondant de l'élévateur.

Ce muscle a pou^ usage d'attirer en avant et en haut le pavillon de roreille. U concourt aussi à la tension de l'aponévrose épicrânienne.

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