‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 24 sur 390 · DES MUSCLES STRIÉS EN PARTICULIER · texte numérisé non relu

DES MUSCLES STRIÉS EN PARTICULIER

Les muscles peuvent être divisés, d'après la situation qu'ils occupent, en muscles de la ti^te, muscles du cou, muscles du tronc, muscles des membn> supérieurs, muscles des membres inférieurs. C'est dans cet ordre que oou^ allons procéder à leur étude.

ARTICLE PREMIER

Les muscles de la l^te forment onze régions qui président chacune au mouvement d'un organe. Ces onze régions ou groupes secondaires sont, t*ii procédant de la partie supérieure vers la partie inférieure de l'extrémitt' céphalique :

1^ La région auriculaire, qui comprend les muscles préposés aux mouvements du pavillon de l'oreille.

2^* La région épicrânienne, qui comprend les muscles préposés aux m(»uvemeuts du cuir che\elu.

3® La région surciliére, composée de deux muscles, le pyramidal et \v sourcilier, destinés à mouvoir les sourcils et les téguments compris dau^ leur intervalle.

U^ La région palpébrale, composée aussi de deux muscles, dont l'un fermt Toriflce palpébral, que l'autre dilate.

ô** La région oculaire, composée des muscles qui président au\ mouvements du globe de l'œil.

6* l^ région nasale, composée des muscles beaucoup plus délié», qui président aux mouvements de l'aile du nez.

V La région labiale superficielle, composée des muscles qui ont p4'iir destination commune de dilater l'orifice buccal.

S"* La région labiale profonde, composée des muscles qui ont au c<>ntrairt' pour attribution de resserrer cet orifice.

9** La région mentonnière, composée de deux muscles destinés à mou%c*ir les téguments du menton.

10* La région temporo-maxillaire, composée des muscles qui impriment H la mâchoire inférieure un mousemcnt d'éhWation*

il" La région ptérygoïdienne, composée des muscles ptérygoïdiens, qui impriment à cet os des mouvements de latéralité, et qui Jouent à l'égani des aliments le rOle de triturateurs.

§ 1". — Muscles moteurs du pavillon de l'oreille.

Au oombre de quatre. Trois viennent s'attacher au pavillon de l'oreille : re sont les moscles auriculaires, qu'on distingue d'après leur situation, en p^istérieur, supérieur et antérieur. Le quatrième, qui a été entrevu, mais lion décrit, recouvre la moitié antérieure de la tempe : je le désignerai sous te nom de mttsclê tempoml superficiel (fig. 236).

Prrpnratwn. — Cette préparation est difficile ; le muscle temporal superficiel surtout ne r^-nt t'trv convenablement préparé que par une main très-exercée dans l'art de la dissection. Du reste, pour prendre une notion exacte et complète des muscles de cette r^gion^ il est •i .ih^4ilue nécessité de faire deux préparations, l'une qui les montre par leur face superficielle^ cl 1 autre par leur face profonde.

Dans le premier mode de préparation, on laisse les quatre muscles en place, et l'on se ■■•»nif Ml»* d'enlever la peau qui les recouvre. Pour atteindre ce but, il convient : 1° de raser \r «uir (bcvelu; 2» de faire sur les téguments une incision verticale qui viendra tomber sur I* |«u\ilIon de roreille ; on procédera à cette incision avec beaucoup de ménagement, le mixW auriculaire supérieur se trouvant immédiatement au-dessous; 3^ soulever la lèvre l"<rru'ure de l'incision, puis disséquer les téguments qui recouvrent la partie correspon- 'îititi' t\v l'auriculaire supérieur, l'auriculaire postérieur, et lo muscle occipital; k° soulever h Uxr»* opposée de l'incision, et détacher les téguments d'arrière en avant, de manière à m» Un- fil évidence l'autre moitié de l'auriculaire supérieur, et tous les muscles peauciers qui ^ {'"luirai a la moitié antérieure de la tempe.

\.t MH'ond mode de préparation consiste à enlever toute une moitié des téguments du crâne «^41- les muscles sous-jacents et le pavillon de l'oreille. On se confonnera alors aux règles jui suivent : l» raser le cuir chevelu, et faire sur la ligne médiane une longue incision qui ^«-(•ndra de la racine du nez h l'occiput; 2° séparer du crAnci les parties molles qui le 'TrouTrent, et les renverser de haut en bas, puis les détacher complèlcnrent avec le pavillon •ir I oreille, vt une partie des téguments de la face; 3° étaler le vaste lambeau ainsi obtenu ^'jr une pluque de liégc, en le fixant a l'aide d'épingles appliquées sur sa circonférence ; 'i* prvjiarer d'abord le muscle occipital et l'aiwnévrosc très- mince qui se prolonge de ce •rtuvlf. sur la face profonde de l'auriculaire supérieur; 5° isoler ensuite l'auriculaire postera ur. puis Taurirulaire antérieur et le temporal superficiel, ainsi que le frontal et l'aponé- Tn<«<' épirrânienne.

I' — Avrlcnlalrc postérlear.

O muscle est formé, le plus habituellement, de deux petits faisceaux, lun supérieur, l'autre inférieur. Dans quelques cas, assez rares, ceux-ci se réunissent. Plus rarement encore, l'un d'eux se dédouble, en sorte qu'il »'\iste alors ua faisceau principal et deux faisceaux accessoires.

Les deux faisceaux de l'auriculaire postérieur s'étendent horizontalement au pavillon de l'oreille sur la portion mastoïdienne du temporal, dont l'inférieur dépasse quelquefois' les linûtes pour s'avancer jusque sur l'occipital.

Intertions, — Par leur extrémité antérieure, ccsdcux faisceaux s'attachent <t la convexité de la conque du pavillon, au ni«êau de l'angle que forme <'elte conque avec le temporal. De cette origine, ''ils se portent parallèlement •'n arrière et en dedans, pour aller se fixer : le supérieur, à la portion mast<>îdienne de cet os ; l'inférieur, quelquefois à la môme portion, mais le plus J<)u\enl sur l'aponévrose d'insertion du stemo-mastoïdien. — Ce second faisceau présente, du reste, de fréquentes variétés. Chez certains individus, il e^t court et s'attache immédiatement au-dessous du précédent. Chez d autres, il s'étend très-loin : Je l'ai vu se prolonger jusqu'au tendon du trapèze; il comprend alors deux faisceaux distincts, réunis par une large

qu'à l'état rudîmen taire, le mouvement qu'il imprime, et la dilatation qui eD est le résultat sont l'un et l'autre à peine sensibles.

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