‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 263 sur 390 · SA K · texte numérisé non relu

SA K

î.'êrU'ftt o|fhlhftlfnique, moins remarqoable par ton Tolame qui tat ;« i/;ri»ifl^rttMi^ qui* par lei branches qai sont Dombreoseft, naît 4e la . : frtïKt du la tunirhtire que la carotide interne décrit au niveau de I apup^jw

Ihrrttam, ^ SilU(*it k son origine, en dehors du nerf optique* lan*.*.

ARTERE OPHTHALUfQVE. 5S7

HiM'ire avec celuî-ci par le trou du même nom dans la cavité de 1 orbite, ù elle te trouve d'abord placée eotre te nerf de la sixième paire et le muscle ri'il externe. Mais bientût elle s'éloigne de ce muscle, paase obliquement nire le droit supérieur et le nerf optique pour gagner la paroi interne de 'irbile, se porte ensuite directement en avant, boriiontale et flexueuse, et rrive en suivant le bord inférieur du grand oblique Jusqu'à ta poulie sur iquelle se réflécbit ce muscle ; l'artère ophthalmique se termine alors en ■ divisant en deux branches, l'une ascmiianU ou frontale interne, l'autre rendante ou maatê.

Brtmehet coUaUralet. — Extrêmement grêles. Trés-variables dans leur oriinf, leur situation et leur direction. Au nombre de orne : \k\i\ qui nabseni en dehors du nerf optique : la lacrymale et la centrale

llinq qui naissent au-dessus de ce nerf: la lus'orbilaire, les ciliaire» MTtet, les ciliaireii Jongwt, la mmculaire lupérieure, la musculaire ■»-

Uuatre qui naissent en dedans du nerf; l'tthmtA'datt pogtérieure, l'ethmoïaif antérievre, la palpibrale inftriewe, la palpibraU «uj}^'«iire.

Kd ajoulant & toutes les branches qui viennent d'être énumérées, la fronlir interne et la nasale, par lesquelles Vopbthalmique se termine, on "il que cette arlére fournit en résumé treize branches, nombre qui paratt

Fig. 371,

I. C:irniidt interne. — 1. Tronc At l'optalhiliniqur. — 3. Ciliaires longue naiisinl par m ■il inntmaD. — h- Ciliâirfs rourlï», — S. Arl^re iBiTjinak qui ■ Ab tin dîiifj'e, *l don < iiHMUH IniiMlp m njrlér «n ba^ el m âr-han airr It pirtip rnirr^pamlBnlr du drail t^lcriii

;i.'i fllt donnf un raniesa. — S. Artère Mis-orhittir* ou Tronulf eilerne. — 7. Ari^rr -'uUim, naimnt par un ironc rommun. — B. Anèrr muirulaire iur^rlrurc. — 9. Arler ■Mrtif de II r^iinc, niisunl da tronr des rilitim longnn.

588 ANGIOLOGIB.

très-élev6 lorsqu'on l'oppose au volume du tronc générateur, maii qui < i moins de surprise si l'on a égard aux organes si divers qui compûtf:r pareil de la vision.

A. Branches qui naissent en debobs do nebf optimce.

1° Artère i«eryBi«ie. — Cette branche est une des plus voluminea^- Tartùrc ophthalmiquc qui lui donne naissance à son entrée dans I < r Elle vient quelquefois de la méningée moyenne, et alors elle péortrr l'orbite parla fente sphénoïdale. Quelle que soit son origine, elle md'arrière en avant, parallèlement au muscle droit externe en dedan« • dessus duquel elle est située, traverse la glande lacrymale à laqo* V donne plusieurs branches, et se termine dans la paupière supérit.-*. s'anastomosant avec la palpébralc supérieure.

Ses premiers rameaux se distribuent à la dure-mère, au péritiste 'i* bitc, au nerf optique, à Télévateur de la paupière supérieure et â.. . externe. Au niveau de la glande lacrymale elle fournit une artéri ' traverse l'os de la pommette pour aller s'anastomoser avec un ramn*--. la temporale profonde antérieure. Devenue extrêmement grêle apr.- passage à travers la glande lacrymale, elle abandonne de tm-|ramifications au tissu cellulaire sous-conjonctival et s^épuise dans U pi' supérieure.

2° Artère eentrale de l« rétine. — Très-déliée et très-courte. Elle ' i tronc de l'oplilhalmique avant son passage au-dessus du nerf optique * il n'est pas rare de la voir provenir de l'une des ciliaires ou de la m'i^ inférieure. Dès son origine elle s'incline en haut, plonge dans l'é(.4i-' * nerf optique, dont elle occupe l'axe, et se porte d'arrière en avant u -> globe de l'œil. Parvenue dans cet organe elle se di\ise en deux br::. principales dont Tune se porte en haut et l'autre en bas; dans leurrées branches se ramifient et s'anastomosent; elles forment un \ • mailles serrées, une sorte de membrane vascuUire sur laquelle la r '. immédiatement appliquée.

Indépendamment des rameaux rétiniens qu'elle fournit, cett i donne au nerf optique un grand nombre de divisions capillaires q':ment dans son épaisseur un réseau dont les mailles li\rent passage t.i *■ nerveuses. Kn entrant dans le globe oculaire, elle donne, cbex U f. une branche antiTO-postérieure qui traverse le corps vitré; arri**^ capsule du cristallin, celte branche se termine par un grand noa< ' ramifications rayonnantes qui contournent sa circonférence, p>ur« ' terminer dans la membrane pupillaire. Après la naissance, cette bran té ro -postérieure disparaît.

l). Branches qui naissent au-desscs or Ncar optioc

1<* Artère iia«-oriilt«lre •« ffreiitale e«tenie« — Elle émane de lop> ' mique au moment où cette artère croise le nerf optique. Située dal^*:^ i dessous, puis au-dessus des muscles élévateurs de la pupille et de It ^•j •.

ARTÈRE OPHTHALMIQUE. 589

iifiiTicure, elle se dirige horizoQtalement d'arrière en avant, vers le trou '(i:rH>rbi taire, dans lequel elle pénètre pour se répandre ensuite en rameaux 1 ( cndants et divergents sur la région frontale.

Dans l'orbite, cette artère donne quelques ramusculcs aux muscles droit cpcricur et élévateur de la paupière supérieure.

O.ius Téchancrure sus-orbitaire elle fournit un rameau diploïque qui péiirlro entre les deux tables du coroiial, et plusieurs rameaux descendants 1 ii se perdent dans la paupière.

Sur le front elle se divise en deuic branches : Tune profonde ou sous-musi ulairc, Tautrc superficielle ou sous-cutanée. — La première, peu considérable', s'épuise dans le péricrâne, le tissu osseux et le muscle frontal. - La N'Oiinde, qui continue le tronc principal, se subdivise en deux rameaux dont !i> ramifications terminales s'élèvent jusqu'au sommet de la tète et se distriliiieut aux téguments. Ces rameaux s'anastomosent en dehors avec la temporale superficielle, en haut avec l'occipitale, en dedans avec la frontale iii terne.

2*' %riére0 elltalrea e««irleii, pofitfrieares mm elioroMlenBCfi. — Au

nombre de deux. Elles naissent de l'ophthalmique, l'une en dehors et l'autre a»i-d(»«sus du nerf optique. La première vient quelquefois de l'artère lacrymale. Après un court trajet elles se divisent chacune en quatre ou cinq bninches, en sorte qu'à l'entrée du nerf optique on en compte huit à dix et ij «n trente à quarante ainsi que l'avancent quelques auteurs. Ces huit ou dix branches entourent le nerf auquel elles sont immédiatement appliq iée#; elles lui forment une sorte de couronne. Toutes traversent la sclén li<|ue pour se rendre à la choroïde dans laquelle elles se terminent en b a>ançant jusqu'aux procès cillaires.

'6^ Arlércfi elllalreii lonsneii, ««yeiiBes •« srandes irloBBeii. — Au nombit» de deux aussi, une interne et une externe. Ces artôreS; nées de l'ophthalmique au-dessus du nerf optique, ou de quelques-unes de ses principales branches, sont plus volumineuses que les ciliaires courtes. Elles se dirigent linrizontalement d'arrière en avant, traversent très-obliquement la sclérotique, en se plaçant l'une en dedans, l'une en dehors, cheminent ensuite • titre cette membrane et la choroïde, et arrivent au cercle ciliaire où elles H* diûsent en deux branches curvilignes. Tune supérieure, l'autre inférieure. En «'anastomosant en arcade, ces branches forment le grand cercle df Ciris. De la concavité de ce cercle partent des rameaux très-nombreux qui s'étendent vers la pupille ; chacun de ceux-ci se divise à son tour en deux ramuscules, lesquels s'anastomosent entre eux comme les branches |>rinii pales des grandes iriennes, et donnent naissance au cercle pupillairc ou petit cercle de l'iris.

Indépendamment des ciliaires courtes et des ciliaires longues, il existe des cilidires antérieures ou petites iriennes. Mais ces ciliaires antérieures ne naissent jamais du tronc de l'artère ophthalmique ; ce sont des rameaux qui pni\iennent, pour la plupart, des musculaires, mais dont quelques-uns aussi émanent soit de la lacrymale, soit de la sous -orbi taire. Leur nombre -est du rcïio variable. Elles rampent entre la sclérotique et la conjonctive, aui-

500 ANOIOLOGIE.

quelles elles cèdent de nombreux ramuscules, puis tn%eneiit de ces membranes à 2 ou 3 millimètres en dehors de la dtcoûÊtiroot à* cornée, pour venir se jeter dans le grand cercle de l'iris, qu*eliescoQtnba«^ à former, et se comportent ensuite comme les grandes iriennes.

4® Artère Hiaflealalre sapérievre. — Elle naît quelquefois par an *.*- * qui lui est commun avec la musculaire inférieure ; Je l'ai vue naître a de la sous-orbitalre ou des ciliaires. Petite et flexueuse, elle se divise bi^* en plusieurs rameaux qui se distribuent aux muscles élévateur de U ;4pière supérieure, élévateur de la pupile, droit interne et grand oblique.

5® Artère Hiaseviaire mrérievre. — Cette artère, plus voInmioeoK ç.

la précédente, se porte en bas pour passer entre le nerf optique et le m .^^ droit inférieur. Ses rameaux se distribuent à ce dernier muscle, ao cr externe et au petit oblique. Elle fournit la plupart des ciliaires aaléiw^r et assez souvent l'artère centrale de la rétine,

G. Branches qui naissknt en dedans do meif omous.

V Artère ethaMldale p— térlewre, — L'opbthalmique ne lui doDttc ;«-

toujours naissance ; il est asseï fréquent de la voir partir de la sut-oriiitaj^ Son volume varie. Après un court triget entre le grand oblique et l« 4r interne, elle pénètre dans le trou orbitaire interne postérieur, le tra%rne * arrive dans la dure-mère, où elle se divise : en branches asceodanics méningées qui se distribuent surtout à la faux du cerveau ; et brazu h^ descendantes ou artères nasales supérieures qui se rendent à la pitmtai^ • travers les pertuis de la lame criblée de Tethmoîde.

2<» Artère ethBMideie entérieore* — Son volume est en raison invexv -'

celui de la postérieure. Cette artère se dirige dès son origine vers le tr •. orbitaire interne antérieur, dans lequel elle pénètre avec le filet ethm^' u du rameau nasal de la branche ophthalmique de Willis. Arrivée daa» ;: dure-mère elle fournit aussi : i^ une branche méningée qui s'ana>t'0 avec les rameaux correspondants de l'ethmoïdale postérieure ; 2* une bru* nasale, artère nasale antérieure^ qui pénètre avec le filet cthmoidal dan* !" fosses nasales où elle se divise en rameau externe et rameau interne, de>ti l'un et l'autre à la pituitaire. Le rameau externe se répand sur les oir». et les méats ; le rameau interne sur la cloison des fosses nasales. L*-.: l'autre s'anastomosent avec la spléno-palatine , ou nasale postérieure.

3** Artère piapètorsie tBiérieare. —Elle se sépare de l'ophtlinliBiqns ■» niveau de la poulie cartilagineuse du grand oblique, descend derrière le tendon du muscle orbiculaire, puis se réfléchit tendon pour se diriger en dehors, en formant dans répaisaeor de la pt pière inférieure une arcade dont la concarité regarde en haut*

Dans ce trajet elle fournit un rameau qui s'anastomoae avec on semblable venu de Tarière sus-orbitaire pour se distribuer entoile an nasal dans lequel il se prolonge Jusqu'au niveau de son embuochare da» ^ méat inférieur.

ARTÈRE OPHTHALMIQUE. 591

L arcade fonnée par la palpébrale inférieure est située immédiatement lu-dessous du cartilage tarse , en arrière du muscle orbiculaire. De cette ircade partent : 1® des rameaux ascendants pour la peau, l'orbiculaire, les •llicules de Meibomius et la conjonctive ; 2® des rameaux descendants plus lombreux qui se perdent dans les couches musculcuse et cutanée de la paupière inférieure en s'anastomosant avec la sous-orbitaire, la transversale W la face, et les ramifications terminales de la faciale.

'i* .%r«èr« pal^étorale rapérieore. — Elle naît de l'opbthalmique très-près U' la palpébrale inrérieure et quelquefois par un tronc qui lui est commun ivfc cette dernière. Son trajet est d'abord vertical et descendant. Arrivée à a hauteur du point lacrymal supérieur, elle change de direction pour se

• «rter directement en dehors, en formant une arcade à concavité tournée ■n ba<i. Cette arcade, située en arrière de l'orbiculaire et parallèle aussi au -•rd adhérent du cartilage tarse, se termine en s'anastomosant avec un -ameau palpébral fourni par la temporale superficielle. Elle donne des ramuscules qui descendent dans le cartilage tarse supérieur, les follicules ie Meibomius, la cenjonctive, et des rameaux qui montent dans l'épaisseur ie la paupière.

D. Branches tkrmimales de l'opbthalmique.

l'' Artère frMitale taierae. — Cette branche, née de la bifurcation de I nphthalmique, offre en général de très-petites dimensions. Son tr^et est i^bliquc de bas en haut et de dehors en dedans. Après avoir fourni des romuscules À la partie interne de la paupière supérieure, elle se divise : ^^n frranch^ sùus-cutanéey qui se perd principalement dans les téguments de U partie médiane du front; et en branche sous-musculaire^ dont les rameaux >t' partagent entre le pyramidal, le frontal et le péricrflne. Ces deux branches > aiiaslomosent d'une part avec celles du côté opposé, .et de l'autre avec la

* i^-orbitaire ou frontale externe.

2^ Artère aaMie*— Son volume varie ; il est généralement plus considérable :■><* celui de Tartère précédente; dans quelques cas il égale et même sur- >'t.sM' celui de l'opbthalmique, disposition due alors à son anastomose avec •à terminaison de la faciale. Cette artère se dirige en bas et en avant, passe •iii-dessus du tendon de l'orbiculaire, puis se partage en deux branches, une ()(('rne et une externe.

1.4 branche interne, plus petite, se porte sur les parties latérale et anté- -irure d<' la racine du nez, ou elle se divise en un grand nombre de ramus- I ules qui se perdent dans la peau et le muscle pyramidal.

La branche externe descend verticalement dans le sillon formé par la racine du nez et la paupière inférieure, en avant de l'élévateur commun, en dedans de la veine angulaire ; elle s'anastomose A plein canal avec la termi- 'laifon de l'artère faciale.

Très-près de son origine et avant de traverser l'orbiculaire des paupières,

artère nasale donne un rameau qui pénètre dans le sac lacrymal. Plus bas » De donne des ramifications, A rorbirulaire, à l'élévateur commun et aux iHguments.

592 ANOIOLOGIE.

Vue générale de V art ère ophthalmique.

Considérées dans leur distribution, les branches coUaléralcs cl trmnM. de cette artère se partagent en trois groupes :

i^ Celles qui vont se ramifier dans la partie fondamentale du sens de la > : à ce groupe appartiennent : Tartùre centrale, destinée au nerf opti^«^«- * la rétine; les ciliaires courtes^ destinées à la choroïde; les ciliairo U*i,j: • destinées aux procès cilaires et à l'iris;

2<^ Celles qui se terminent dans les parties accessoires de ce sens; *.^ sont : les deux musculaires qui s'épuisent dans les parties molles intr»- * taires; les deux palpébrales et la lacrymale, dont les divisionâ se lépai*: dans les paupières et leur dépendance ;

3*^ Celles qui ne Tont que traverser le sens de la vue pour se rendre a parties plus éloignées, comme les deux ethmoïdalcs, la frontale interne < ■ nasale.

Les branches du premier groupe sont remarquables par leur oraltip en rapport avec la vitalité de l'organe auquel elles se rendent, et par .• flexuositcs en rapport avec la mobilité de celui-cL

Celles du second groupe sont très-gréles, très-longues et plus o:idui encore, pour se prêter aussi au jeu des parties dont elles dépendent.

Celles du troisième groupe, étrangères au sens de la vision, sombi*"*. premier aperçu, ne pas avoir leur raison d'être. On ne voit pas tout d <: pourquoi la pituitaire emprunte des artères à l'ophlbalmique, taodi« qi. pouvait si facilement en recevoir en toute abondance de la farialc r\ •: maxillaire interne ; pourquoi la partie médiane du front lui fait des tm^:. analogues, tandis qu'elle avait sur ses limites les deux temporaire i* Heures. Mais ici nous sommes en présence d'une loi générale que o « . rons souvent l'occasion de rappeler. Pour mieux a«surer la outrii chaque organe, la nature a voulu qu'il puisAt les élément- de sa not* à plusieurs sources : c'est en vertu de cette loi que la pituitaire re^-t'ii • tère nasale postérieure, branche de la maxillaire interne, et la oasi^V • rieure, branche de rophthalmique ; c'est en vertu de la roOme loi q.* téguments du front reçoivent leurs artères de la temporale et de lo|ia mique; c'est en vertu de cette loi que les téguments du ciliie reçM^r leurs, non plus de deux sources, mais bien de six sources différente*.

§ 7. — Branches terminales bb la carotidk interitc.

Aprè5 avoir traversé la dure-mère, la carotide interne répond à la bacerveau, et occupe la partie interne de la scissure de Syhiu^ o« <. partage en quatre branches qui s'écartent en rayonnant. Ces bninh dirigent :

La première en avant, c'est Vartère cérébrale antérieure ;

La secofide en dehors, c'est Vartère cérébrale moyenne;

La troisième directement en arrière, c'est la communieatùe foêtenmrt:

La quatrième en arrière et en dehors, c'est \ artère du piezw

l"* .%Hére cérébrAto aaiéHeare. — Ella so porte dès soQ origine en avant et en dedans, passe au-dessus du nerf optique qui lui correspond en le croisant à angle aigu, et se rapproche de celle du côté opposé, à laquelle elle devient parallèle au moment où elle pénètre dans la scissure qui sépare les hémisphères du cerveau. Dans ce point, les deux cérébrales antérieures communiquent par une branche perpendiculaire à leur direction, et non moins remarquable par son extrême brièveté que par son volume.

Cette branche anastomotique, dont la longueur ne dépasse pas 2 millimètres, porte le nom de communicante antérieure. Dans certains cas, elle est double, et alors beaucoup moins volumineuse. De sa partie postérieure part un rameau qui se dirige en haut et en arrière pour aller se perdre dans la loile choroïdienne en donnent quelques ramifications, soit au trigone cérébral, soit à la cloison du septum lucidum.

Au delà de leur anastomose, ces artères, devenues médianes cl parallèles, mntinuent à se porter en avant, puis se réfléchissent pour se diriger en haut «*t bientôt en arrière, en contournant l'extrémité antérieure du corps calleux, dont elles longent ensuite la face supérieure dans toute son étendue; de là le nom d'artères du corps calleux, sous lequel les cérébrales antérieures sont aussi quelquefois désignées.

Dans ce tnget, les cérébrales antérieures décrivent une arcade à concavité postérieure. — Les branches qui naissent de la concavité de celte arcade, extrêmement grêles et peu nombreuses, sont destinées au corps calleux. — Les branches qui se détachent de sa convexité se répandent dans toutes les directions, en divergeant sur la face interne des hémisphères, et arrivent jusqu'aux limites de cette face, où elles s'anastomosent soit avec la cérébrale moyenne, soit avec la cérébrale postérieure.

Toutes ces branches offrent une disposition commune d'autant plus importante à signaler qu'elle appartient également aux principales divisions des autres artères du cerveau. En les suivant depuis leur origine jusqu'à leur terminaison, on voit :

l*' Qu'elles sont extrêmement flexucuses, et répètent en quelque sorte, par leurs flexuosités, les ondulations de la surface du cerveau ;

2^ Qu'elles s'engagent dans les anfractuosités qui sillonnent cette surface et revêtent non-seulement le sommet^ mais les deux faces de chaque circonvolution ;

S"" Qu'elles présentent ainsi une longueur considérable appréciable seulement lorsqu'elles sont déplissées ;

V Enfin qu'elles affectent un mode de division moins régulièrement dichotomique que celui des autres artères ; elles émettent par leurs parties latérales un Irèsgrand nombre d'artériolcs plus ou moins déliées, lesquelles, par leurs anastomoses multipliées, donnent naissance à une membrane vasculaire, la pie-mère,

2"" il^rtère cérébrale ■Myenne. — Par son volume plus considérable que celui de la cérébrale antérieure, elle semble continuer le tronc de la carotide interne. Sa direction est celle de la scissure de Sylvius qu'elle parcourt daus toute son étendue, et dans laquelle elle est profondément cachée.

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