‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 264 sur 390 · II · texte numérisé non relu

II

ANGIOLOOIE.

D'abord horiiontale et traasverMlemenl dirigée de dedou ta detan,*'' le dËvie bientAl comme celle scissure pour «e porter obliquement en b* . et en uriëre. — Dans ce trajet la cérébrale mojeime rournit :

1° Six ou huit rameaux médullaires qui s'enfoncenl pcrpendicnliirtBkrr. dans la subslaoce blauche qu'on observe à la partie la plus inlene it * scissure de Sylvius : ces rameaux, destinés au corps strié, commnaiqiKi. à la surrace très-limitée qu'ils occupent, l'aspect d'un crible lonfoon \< enlève par voie d'arrachement, d'où le nom de «ubtfaMc* fl^'^ ^■^ lequel cette surrace a été désignée;

3° Une branche antérieure qui recouvre de ses nombreux rameaui > face inférieure du lobe antérieur du cerveau ;

3* ITue branche directement ascendante et moins considérable, don' ■ ramifications se répandent sur uu petit groupe de circonvolution*, l'iibi..;

Fip. 37ï,

Brnnchet trTminaU-i de Vnrlèrt mmliite

1. Tronf de \h ciroiidr inwrne. — î.WrëhrtIe movi-nnp.— 3,3,9.3.1. lionie celle irltrr ta pirronrinl la seiraure di Syliiu*. — t. An«v rborvlilir itriw cén'hnilea iintrrjcurr4. — 6. Ajiuhluiunsc ilc l'i's utIiti-i. •••• ruaai riiiiTe. — 7. Coui\r lyur furiiipiil rei iiii'iiiis «rl^rcs vu ** T^Orrlinviiil m A

l-ri.iiir, sVtendiinl du tronp An c«rol«lo iuwrnïs ux c4r4tinlr^ pMl^nnfn

• ;!( hé dans la profondeur de la scissure de Sylvius, et adhérant par sa base m corps strié.

Après rémission de ces différentes branches, l'artère cérébrale moyenne (Nircourt la portion oblique ou externe de la scissure de Syhius, et se termine en donnant par ses côtés supérieur et inférieur une multitude de r.iineaux et de ramusculcs dont quelques-uns se portent en bas, mais qui ^4* dirigent pour la plupart en haut et en arrière, en enlaçant de leurs sinuosités les circonvolutions correspondantes du cerveau.

3* Artère commiuiieaiite pMlérlevre. — Son volume, quoique variable, «t en général assez grêle, est très-inférieur à celui des cérébrales antérieure ' ( moyenne. Elle s'étend directement de la carotide interne à la cérébrale I»»^térieure, branche du tronc basilaire. Dans ce trajet, la communicante ;»'*>téneure marche tantôt parallèlement au plan médian^ tantôt un peu obliquement en arrière et en dedans. Ses rameaux, qui sont presque capilidires, se distribuent au nerf optique et aux pédoncules du cerveau.

V Artère ehereidienae. — Cette branche, très-petite, mais constante, a tr «ignalée par Vicq d'Azyr, qui l'a fait exactement représenter. Née de i t ( arotîde, un peu en dehors de la communicante postérieure, elle se f'Mi^t' aussitôt en haut et en arrière, pour pénétrer dans le ventricule latéral i>t:- la partie la plus antérieure de la grande fente cérébrale, donne quel- •ji •■!^ ramuscules au pied d'Hypocampe, à la corne d'Ammon, puis se divise M un pinceau d'artérioles qui s'anastomosent entre elles pour constituer le {'K*\u8 choroïde.

Pour compléter l'étude des artères de l'encéphale, voyez la description de U partie terminale de l'artère vertébrale (pages 602 et suiv.)

PARALLÈLiS DBS DEUX CABOTmES.

Lorsque l'on compare ces artères au point de vue de leur distribution, on .•v( frappé d'abord du grand nombre d'organes si divers dans lesquels se termine la carotide externe, et du petit nombre de ceux auxquels se rend la ( arotide interne. Ainsi, d'un côté, distribution très-variée ; de l'autre, une ili>tributioo presque exclusive au môme organe ; seule l'artère ophthalmique ^e détache du tronc de la carotide interne pour aller se ramifier dans Tappauil de la vision. Pourquoi cette dérivation d'une partie du sang qui se porte à l'encéphale? Elle est destinée bien évidemment ù établir une corrél'ition plus intime entre cet organe et le sens de la vue. N'oublions pas que

• (• sens est celui qui reflète les divers degrés d'activité du cor\eau ; c'est « ('lui qui traduit le plus soudainement au dehors la pensée qui nous domine et toutes les émotions dont l'Ame est agitée. Pourrions-nous nous »'t»mner qu'uni à l'encéphale par des liens physiologiques si étroits, il lui

'•iK^bnlc. — 10. Artère spinale anU^neiiri'. — 11. CtTi-belleuse inférieure et postérieure -iuhe naissant de la vertébrale. — 12. Les doux céréhflleuses inférieures droites naissant

• tr un tronc commun qui part du inmr basilaire. — î.3. Cérébelleuse inférieure et anté- '•«n* gauche dont la partie terminale a vie enlevée avec l'hémisphère cérél'ellcHX eorresimn-

. ..1. — 14. Tronc basilaire. — 15. Cérébelleuse supérieure gauche. — 16. Cérébrale '«•^'•■neure. — 17. Branches terminales de cette artère.

596 ANGIOLOGIE.

soit uni aussi par les liens d'une circulation commune? Sous riaflneni r *cette communauté, tout ce qui viendra accroître rafflui du sang >fr ' cerveau n'aura-t-il pas pour effet de rendre aussi plus active la circoU*^ dans le sens de la vue? et les moindres troubles survenus dans le duoiL de la pensée et des passions ne trouveront-ils pas dans ce sens un intfqr plus fidèle et plus expressif? Le courant dérivé de la carotide iolrr • donc pour premier avantage de resserrer encore les liens qui unisseD' deux organes.

11 en a un second qui n'est pas moins important. Ce courant met h •.* tide interne en communication avec la faciale, la maxillaire interof . temporale superficielle, c'est-à-dire avec les trois principales branch'-> .* carotide externe; il établit une large communication entre le* C'».:. intra- et extra-crâniens.

On saisira mieux toute l'importance de cette anastomose, si Ion ^out * considérer que la face représente un ovale dont la grosse extrémité r*\ à la partie supérieure du crâne et la petite au menton. Or, les partie» n occupant le centre de cet ovale sont alimentées par la carotide iDtr.-T'. les parties péripbériques par la carotide externe. Les artères opblhalnurelient donc les artères supérieures de la tête aux artères inférieure», • du côté droit à celles du cOté gauche, les deux carotides externes e: deux carotides internes Tune à l'autre, et ces quatre troncs entre eux.

Ainsi les parties molles du crâne et de la face sont parcourues ;>ir artères qui sans cesse communiquent, et qui sur une foule de point* • muniquent assez largement. Il est digne de remarque que plus i>n m * proche de la ligne médiane et plus aussi ces anastomoses se multij'' C'est sur le menton, sur les lèvres et sur le nez qu'elles atteignent leur : haut degré de développement. Le système vasculaire des parties »-i;-' cielles de la tôle diffère beaucoup sous ce rapport de celui des parties < " pondantes du tronc. Cette grande vascularité nous explique les sucirméthode autoplastique appliquée à la cure des difformités de la ÎMtt * nous enseigne que dans les plaies de cette région il contiendra le plu^vent de lier les deux bouts de l'artère divisée. Elle nous laisse ^rr*^ que dans les tumeurs variqueuses des joues ou des lèvres la Ugatj'« ' artères environnantes sera infructueuse ; quel que soit le nombre dr> : * ches liées, le sang continuera à affluer dans la tumeur. Elle nous m aussi pourquoi, lorsqu'un anévrysme siège sur l'artère ophtbalmiqu'. suffit pas de lier la carotide interne, ainsi que l'avaient pensé les prt.* opérateurs; le lien constricteur devra être appliqué sur la carotide phn. dont l'oblitération pourra rester elle-même insuffisante.

Si du système vasculaire périphérique de la tète nous pasm» a î ' du système vasculaire intra-crânien, nous retrouverons les mém«rf ^ • • tions, mais plus complètes et plus parfaites encore. Comme tousle-»«n:. importan's, rencéphalc puise les éléments de sa nutrîti<m a plu' sources. H ne re<;oit pas moins de quatre gros troncs, les deux câtint<:rnesien avant, les deux \erlébrales eu arrière, lesquelles commuai^ par leurs premières divisions à plein canal. Ce n'est pas tout ; co ^*^

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