CONSIDÉRATIONS SIK LES AHTKRES DU MEMBRE SUPÉRIEUR
prorondément situées qu'elles peuvent Tétre : Tune d'elles rampe sous 1ns tendons qui convergent vers le premier métacarpien ; l'autre s'abrite sous la pi^iforme. Toutes deux se hâtent d'ailleurs de pénétrer dans la paume de la main, où elles sont protégées par leur situation, et surtout par l'extrême mobilité des doigts dont les phalanges infléchies viennent leur former une sorte de rempart au moment où quelque danger les menace.
Nous avons vu que les branches collatérales de la sous-clavière et de laxillaire se divisent en internes et externes; que les premières, par leur «ontinuité, forment un courant collatéral s'étendant des parois du tronc au (ourant principal ; que les secondes forment un courant analogue partant de la base du cou et contournant la partie postérieure de l'épaule. — Les branches collatérales des artères du bras, de l'avant-bras et de la main, beaucoup plus nombreuses que les précédentes, et plus grêles par conséquent, rayonnent dans toutes les directions. Mais les plus importantes se dirigent, les unes en arrière et en bas, les autres en arrière et en haut : it'Iles sont au bras la collatérale externe, au pli du coude les récurrentes r.t<iia1es et cubitales postérieures, au poignet les dorsales du carpe et les iM'rforantes. De l'anastomose de ces branches descendantes et ascendantes r«<vilte un courant collatéral qui passe en arrière de l'articulation du • 'ude, et qui unit la partie supérieure de l'humérale à la partie supérieure d<'> arti'res de l'avant-bras; il existe à la partie postérieure de Tarticulation radio-carpîenne un courant semblable qui s'étend des artères de l'avanttir.is à l'arcade palmaire profonde. Ces deux courants collatéraux sont reliés I nn à l'autre par les artères interosseuses.
Au courant principal ou central du membre se trouvent donc annexés : au niveau de l'épaule, des courants interne et externe, et dans le reste de >-)ii étendue un courant postérieur. Comment les deux premiers comnjiiniquont-ils avec le second? Cette communication est établie par des rameaux ascendants de l'humérale profonde et des rameaux descendants de la >capulaire inférieure; mais ces rameaux sont peu nombreux et assez .^n'ies. Rntre les courants collatéraux supérieurs et le courant collatéral >:ir<Tieur, il y a donc des connexions moins étendues que celles existant ' ritre les deux premiers et les diverses parties du second. Une ligature posée Mir la brachiale, au-dessus de l'humérale profonde, jetterait plus de trouble li^iMs la circulation du membre que celle appliquée sur tout autre point; il
• M probable cependant qu'elle se rétablirait; mais on ne saurait nier que
I «piTation faite au niveau du tendon du grand pectoral se présenterait dans d*>> conditions moins favorables.
Les divisions artérielles deviennont plus nombreuses à mesure qu'on se rappnK:hc de l'extrémité terminale du membre, et \ont se perdre pour la i'iupart dans les parties superficielles ; la main est surtout remarquable par
I I iiiultiplicilé des artères qui se distribuent à ses parties périphériques. Fous les observateurs ont été frappés de sa grande vascularitô. Lorsqu'on t>wii-<e une injection d'eau dans les artères, on voit à l'instant toutes les veines superficielles se remplir, phénomène facile à comprendre si I'cq M'ut bien remarquer qu'à l'extrémité des membres les quatre cinquièmes
• tniron des dernières ramiflcations artérielles se rendent dans la peau; il
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est donc fout naturel que le liquide injecté revienne presque aosâtAt f»ir ' veines sous-cutanées qui font suite à celle-ci. Celle grande richesse lasii. i * ne remplit ici aucune destination spéciale ; elle est une simple appUci* de cette loi générale qui proportionne partout la vascularilé de« orpi leur vitalité et à leur sensibilité; or, la peau est douée d'une vitalité f rgique et d'une sensibilité extW^me. C'est en vertu de cette loi qu'elle i^-' vasculaire , et que celle du pied l'est au mt^mc degré ; c'est pourquoi i les téguments du crAne sont plus vasculaires sur la ligne médiane q • les parties latérales ; c'est pourquoi le lobe du nez est plus vasculai^' /; les parties situées au-dessus et au-dessous, et l'oreille plus que les ;»..: environnantes. Placées aux dernières limites de l'économie et plus e\p à l'influence de tout ce qui nous entoure, la nature les a douées d vascularité plus grande et d'une sensibilité plus vive, d'une part pr>::r!- permettre de réagir sur toutes les causes qui tendent à abaisser leur t« r rature, de l'autre pour mieux sauvegarder leur intégrité et leur existent ■
ÏÏV. — Braiie1ie« Inférlciircfl de Tmmwtm.
Parvenue au niveau du ligament qui unit la quatrième à la cinqu:' lombaire, l'aorte se partage en deu\ branches égales qui s'écartent d w. aigu et qui constituent les iliaques primitives.
§ 1. — Artères iliaques primitives.
Les artères iliaques primitives ou communes, branches de hifurra': l'aorte, s'étendent du bord inférieur de la quatrième vertèbre de$l". vers les articulations sacro-iliaques au-dossus desquelles elles se ïeroL' en se divisant elles-mêmes en deux branches terminales.
Ces artères se dirigent obliquement de baut en bas et de dedj:i> dehors, en interceptant un espace angulaire dans lequel on aperçoit le de la dernière vertèbre lombaire.
Leur longueur est de 6 centimètres environ. Elle devient plusconMd» r.: lorsque l'aorte se divise au devant de la quatrième ou de la tn)i«ièiD< « * tèbre lombaire, ce qui est rare, et diminue au contraire lorsque ce< art elles-mêmes présentent une division prématurée, ce qui est boauciKip . fréquent. Leur direction est en général rectiligne chez l'adulte. -•-' flexueuse chez les vieillards.
Rapports, — En avant, les iliaques primitives sont recouvertes par ' ' tère et par l'artère spermatique qui les croisent à angle aigu. Lr jht. qui les recouvre aussi leur est uni par un tissu cellulaire e\tr^ai«'. lAcbe. En arrière, elles reposent sur les parties latérales de la àn^u^ -vertèbre lombaire et le bord interne du psoas.
Des ganglions lymphatiques nombreux entourent leur clrconférencf . vaisseaux très-multipliés et très-volumineux qui unissent ce% diien ■>" glions passent les uns en arrière, et la plupart en avant des artcrr*.