‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 304 sur 390 · II. — ââ · texte numérisé non relu

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690 ANGIOLOGIE.

prend naissance par une extrémité libre, s'ouvrant à la surfiioe des ocgan-« ou des nuembranes pour jouer le r61e de bouche absorbante.

C'est sur les séreuses et les muqueuses, plus particulièremeol sur U muqueuse intestinale, que tant d*auteurs avaient cru voir à reitrémiié dr« premières radicules des veines, ces prétendus orifices destinés, dan» Iru* pensée, à absorber soit la sérosité sans cesse exhalée, soit les sucs «HÎmilabif préparés par le travail de la digestion. Dans la première éditioD de et ouvrage, Je me suis attaché À réfuter cette erreur, encore admise pir 4^ bons auteurs, en démontrant qu'elle n'avait pour base que la fadlilé i*-^ laquelle les injections pénétrantes, et surtout les injections à base aqncox comme la solution de gélatine, s'épanchent sur toutes les surfaces libres. J c fait remarquer que ces épanchements ne s'opèrent point par des ocifi * béants à la surface des membranes, mais simplement à travers les poni/trde nos tissus. En réalité, il ne se produit alors aucun épanchement, ou une simple infiltration qui s'étend de proche en proche, qui envahit u>.* les organes, et qui se produit dans leur épaisseur conune tor les mîâtt^ libres.

Les radicules du système veineux ont donc pour unique origine le sjfto capillaire. L'appareil de la circulation ne s'ouvre sur aucun point do cur^* Il est parfaitement clos sur toute son étendue. Les échanges qui ool ! entre le sang et les particules élémentaires de nos organes se font i tnt'** la porosité des vaisseaux, et s'accomplissent avec d'autant pins de bci: ' et de rapidité que les parois de ceuxnri sont plus minces.

Trajet dâ$ veines» — En se réunissant les veinules produisent des lUMa v ces rameaux donnent naissance aux branches, et les branches aux tiona.

Les veinules occupent l'épaisseur des organes : dans les mnscles, r ! * cheminent entre les faisceaux secondaires; dans les glandes, eotvr > lobules qui les composent; dans l'intestin, entre ses diverses tuniqneirtc

Les rameaux, plus rapprochés de la périphérie des organes, seipe^tr^ dans les interstices des parties ou particules dont ils sont formés.— i-» branches rampent k leur surface ou dans leur intervaUe. — Les trooo n. vent les grands espaces celluleux. Dans les membres ils marchent entre V* principaux groupes de muscles, dans l'abdomen entre les viscères lei ^» importants, dans le crâne entre les hémisphères du œrveau, entre le c^ veau et le cervelet, etc.

La veine cave supérieure vers laquelle convergent tons les piiac^aa troncs de la tête et du cou, ramène en outre le sang des para» du tbuni elle embrasse par conséquent dans sa sphère un plus grand nomte '^ ganes que l'aorte ascendante. Par contre, la veine cave inférieure ne rscoet^ que le sang des membres abdominaux et de l'abdomen ; la tpbèn dt •• distribution est moins étendue que celle de l'aorte descendante. Les pir-«» situées au-dessus de la base du thorax composent le domaine de les parties situées au-dessous forment celui de la seconde : le établit assez exactement les limites de l'une et de Tautre.

Rapports, — Sur toute la longueur de leur tri^t| les vrfnst contigués aux artères et partagent leurs rapports.

remarquer que leur situation, relativement à ces vaisseaux, diffère suivant qu'on considère la veine cave descendante ou la veine cave ascendante. Selon Serres, Us veines recouvrent les artères dans la moitié supérieure du corps, et sont recouvertes par celles-ci dans la moitié inférieure. La première partie de cette proposition pourrait ôtre acceptée ; mais comment admettre la seconde l les artères de la moitié inférieure du corps, loin de recouvrir les veines^ sont recouvertes par elles!

Malgaigne, peu satisfait de cette loi, tenta de lui en substituer une autre ainsi formulée : les veines sont situées en dehors des artères dans la moitié supérieure du corps et en dedans dans la moitié inférieure. Or, parmi les veines supérieures, la Jugulaire interne seule est située en dehors; et parmi les inférieures, seule la fémorale est située en dedans. La loi de Malgaigne n'était donc pas mieux fondée que celle de Serres.

Après avoir fait justice de l'une et de Tautre, M. Richet a cru pouvoir en ériger une nouvelle sur leurs débris en avançant : que dans la moitié supérieure du corps les veines sont situées en avant et en dehors des artères^ et dans la moitié inférieure en arrière et en dedans. Cette formule} je le reconnais, est moins défectueuse que les précédentes; mais elle ne tient pas encore assez compte de Teusemble des faits pour qu'on puisse l'adopter. La veine sous-Kdavière est-elle située en avant et en dehors? La veine axillaire occupe-t-ellc une situation semblable 7 Non, Tune et l'autre sont situées en dedans de l'artère qu'elles accompagnent.

Est-il donc impossible de déQnir d'une manière générale les rapports des artères et des veines? Je ferai remarquer d'abord que ces rapports varient et que nous ne devons pas chercher, par conséquent, à les embrasser dans une formule unique et rigoureuse. Le seul fait qui se dégage de l'étude de ces rapports est celui-ci : Les artères tendent davantage à se rapprocher des parties profondes, et les veines à se rapprocher de l'enveloppe tégumentaire. V'oyei les carotides primitives, elles sont plus rapprochées de l'axe du cou; et les jugulaires se rapprochent plus au contraire des téguments; la veine sous-clavière se rapproche plus aussi de la peau ; la veine axillaire est presque sous -cutanée; la veine fémorale, dans ses trois quarts inférieurs, est plus rapprochée de la peau de la cuisse que l'artère correspondante ; la veine poplitée en est plus rapprochée encore. En cherchant à définir les rapports des artères, des veines et des nerfs, j'ai donc pu dire en termes généraux, mais non absolus, que les veines sont plus superficielles que les artères^ et les nerfs plus superficiels que les veines (voy. p. 508).

Les gros troncs veineux, à leur entrée dans le thorax, contractent avec les aponévroses des connexions dont P. Bérard le premier a démontré toute Tulilité et l'importance. Chacun d'eux adhère* dans une étendue variable, au plan fibreux qu'il traverse. La veine cave inférieure adhère au centre phrénique du diaphragme et au sillon que lui présente le foie. Les veines axillaires, sous-clavières, jugulaires, les troncs veineux brachio-céphaliques, adhèrent aux aponévroses de la base du cou. Toutes ces veines empruntent à leur adhérence la faculté de rester béantes lorsqu'on les divise. Au moment où le thorax se dilate, c'est en vain que l'air extérieur pèse de tout son poids sur leur contour ; unies à des lames résistantes, qui elles-mêmes

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