‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 305 sur 390 · AN610L0Q1E · texte numérisé non relu

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sont fixées aux os, elles ne s'affaissent pas, comme le Jeraient des ciDiu\ 4 parois dépressîbles dans lesquelles on ferait le vide. Il suit de cette disp^:tion que la cavité Ihoracique, en se dilatant, aspire, non-seolcmeal Uj atmosphérique qui se précipite par la trachée dans les poumons, mais auî>. le sang noir qui se précipite par les gros troncs veineux dans loreOleti' droite. Les mouvements alternatifs de la poitrine n'ont donc pas pour hi exclusif la respiration ; ils ont encore pour avantage de favoriser la cm» lalion. Le thorax est une pompe aspirante adaptée, d'une part aux ^^ nièrcs divisions de Tarbre aérifère pour attirer Pair vers les capillairet p.. monaires, de l'autre à l'embouchure des principales veines pour atlirer ' sang noir dans l'organe chargé de le projeter vers ces capillaires ; il appc : en même temps le fluide régénérateur et le liquide destiné à être régénéra Nous retrouvons ici un exemple de l'harmonie qui règne entre toute» >: grandes fonctions et de l'étroite solidarité qui les' unit.

B. — Anastomoses «es vctea.

Les veines conmiuniquent entre elles comme les artères et plus fréqu^ ment que celles-ci. Elles présentent du reste toutes les variétés d'ant*:'moses que nous avons décrites : anattomoses en arcades^ anaêtomo$a a ov . ùu par e(mvergence^ anastomoses par communication transverêoU ou o6.i,v anastomoses mixtes ou composées. A toutes ces variétés vient s'en ajouter u'c nouvelle qui lui est propre : Vanastomose par communication longitudimlt.

Les anastomoses en arcades correspondent pour la plupart à cello dr vaisseaux artériels. Le systèm.e veineux abdominal en est le siège de prt:. lection.

Les anastomoses par convergence» plus multipliées que les précM«ti se voient sur toute l'étendue du réseau veineux sous-cutané, dans la plofur des régions du corps, et particulièrement sur les points où exista ût c^^ plexus, comme autour du rachis, dans l'excavation pelvienne, etc.

Les anastomoses par communication transversale, si rares dans les arWjYse rencontrent en grand nombre sur le tri^et des veines. C'est turtoat soi*/ des troncs artériels de troisième ordre qu'on les observe ; les deux yesun satellites de ces troncs sont reliées entre elles par une foule d'anastcmoi'': transversalement ou un peu obliquement étendues de Tune à raotrr.Io deux veines préparâtes, à leur passage sur la racine du net, conuDDoifc?: par une anastomose de cet ordre; des anastomoses semblables s'étendcat^ veines sous-cutanées aux veinés sous-aponévrotiques ; le sinus drcckr n'est qu'une double anastomose transversale des sinus cavenieai;àra:' rieur du canal rachidien, combien ne voit-on pas d'anastomoie» ainsi te gécs unir entre elles les veines longitudinales 7

I^es anastomoses par communication longitudinale sont de dem les plus simples sont constituées pnr une veine qui, après avoir un certain trajet, vient s'ouvrir dans la veine dont elle était parUe^Lv' saphènes nous offrent des exemples assez fréquents de ce mode4^mriMa> qu'on peut observer aussi sur les veines du membre supéiieVt iv cvtl » du cou et sur beaucoup d'autres. Ces anastomoses r^*».

collatéral vers lequel convergent souvent les veines voisines. — Les anastomoses longitudinales du second ordre sont formées par des veines qui se bifurquent au moment où elles viennent s'ouvrir dans une veine plus importante et qui présentent une valvule au niveau de leur bifurcation. Des deu!c branches résultant de cette division, l'une, très-courte, s'abouche dans la veine principale ; l'autre marche parallèlement à celle-ci, et s'ouvre dans sa cavité sur un point plus ou moins éloigné. Or, lorsque le sang reflue daoa l'une de ces branches, se trouvant arrêté presque aussitôt par une valvule, il s'engage dans la branche opposée, laquelle le ramène dans la veine dont il était sorti et Joue aussi par conséquent le rôle de canal collatéral.

Les anastomoses mixtes ou composées se présentent sous l'aspect d'un plexus à mailles inégales, plus ou moins larges, composé de vaisseaux à forme noueuse, et de calibre inégal. Ces plexus sont tantôt étalés comme celui de la face dorsale de la mai|i et celui de la face dorsale du pied; ou fascicules comme celui qu'on observe sur les côtés de la prostate et sur les côtés de l'utérus; ou disposés en cordon, comme celui qui accompagne les vaisseaux spermatiques; ou sans forme déterminée, comme le plexus des vésicules séminales, le plexus vésical, le plexus de Saotorini, etc. Tous ces plexus ont pour destination de faciliter le retour du sang. Leur existence, leur nombre, le développement si considérable qu'ils présentent, se rattachent à cette cause première qui nous a déjà rendu compte de tant de faits particuliers : l'absence d'un agent d'impulsion à l'origine des veines.

Les anastomoses ont pour destination d*établir entre les divers départements du système nerveux des communications plus ou moins faciles. En se succédant et s'enchalnant , elles constituent des voies collatérales qui suppléent, comme dans le système artériel, à l'insuffisance momentanée ou définitive de la voie principale. Ces canaux collatéraux sont remarquables par le calibre souvent considérable des veines qui les composent, en sorte que sur quelques points ils forment, pour le sang noir, une voie presque aussi large que la voie directe. C'est ce qui a lieu, par exemple, pour les veines axillaires, sous-clavières, brachio-céphaliques, Jugulaires, en un mot, pour tous les gros troncs veineux sus-diaphragmatiques. Les expériences suivantes le démontrent.

Première expérience. — Sur un homme adulte J'ai lié la veine sous-clavière, puis j'ai injecté les veines du membre supérieur par Tune des branches qui rampent sur le dos de la main. L'injection est arrivée sans difficulté Jusqu'à l'oreillette droite; en la continuant J'ai pu remplir toutes les veines du cou.

Seconde expérience. — Ches un autre sujet J'ai appliqué deux ligatures sur la sous-clavière, à 3 centimètres de distance; l'injection est parvenue facilement aussi jusqu'au cœur.

Troisième expérience. — Le tronc veineux brachio-céphalique gauche est lié à sa partie moyenne ; l'injection est faite comme précédemment ; le liquide se répand de proche en proche dans toutes les grosses veines, puis pénètre dans la veine cave supérieure et l'oreillette droite.

Quatrième expérience. — La veine Jugulaire interne est liée à sa paHie moyenne ; le liquide est introduit par le sinus longitudinal supérieur : ii^ec-

t9h ANGIOLOOIR.

tioD de toutes les veines du cou, des troncs brachio-cépbaUqnct *\ it U veine cave lupérieure.

Ces expériencei nous montrent qu'A cOté des gros tiODCS vâneoi do o-l et de la racine des membres supérieurs, il existe une grande Toie colU'raie : voie si large, qn'un liquide grossier, comme le suif coloré «o Duir & rumée, la traverse sanseffort, sans dilatation préalable; voie toi^ounouwr'. toujours lufBMute, ronctionnant instantanément, et dilTéranl twantou^ . cet égard de celles qui sont annexées aux gros troncs artériels. Les r>-- -^ quences qui découlent de ces Taits sont importantes ou point de iaepti]-ilogique ; elles ne le sont pas moins au point de vue ctiirurgical. Laite ^ grosses veines de la base du cou étant ouverte, le chirurgien peut U !> ' sans craÎDte d'interrompre le cours du sang. Sans doute celte ligiU:restera toujours une opération grave; mois elle emprunte ce carmcirrr <v gravité A l'inDammation, & la phlébite qui pourra en être le réniltsi. t nullement à l'oblitération mSme du tronc veineux.

Ces conclusions sont-elles applicables aux veines des membres ioTthi-ur IJne ligature peut-elle être Jetée sur le tronc de U veine rémonle ao tù^n du pli de l'aine, sans occasionner un trouble notable dans U ârcnlui ' Je ne le pense pas. Les expériences précédentes répétées sur les taenérabdominaux m'ont donné des résultats diamétralement opposés. Le lif . . injecté par l'une des veines dorsales du pied n'a pu refluer par le* «icollatérales, du tronc de la veine Témorale vers des veines plni éifi^ Frappé de ce résultat négatif, j'ai cherché à en connaître la caDie- Hl' •' paraît tenir à la présence des valvules échelonnées sur le Ir^t itt- ■ les branches par lesquelles la Témorale communique avec l'ilioqae inicrccs valvules nombreuses et très-complètes s'opposent éTidemmenl so tfdu sang, ou rendent au moins ce reflux Tort difBcile. i^lles qu'on Tcnn-^ ' dans les veines situées an voisinage du thorax sont beaucoup pin ivinsufasantes, et Tont même alnolument défaut sur quelques-nnes, d"hcilc reflux du sang dans les veines anastomotîques de la baw do om. Si du tronc de la veine fémorale nous passons à celui de la veine cpt u rieure, nous serons conduits par l'expérience A des résultats bien tÊttn' L'ne ligature étant fkitesur ce tT<iur. Ir liquide injrrli^ f>:.r- Ti :i. lî-; iliaques externes, arrive avec la ]ilii? uvln^mi: rmiliii.^ Jiitqu'a posé deux ligatures A 10 centimMrcsd intervalle, m^nw résultat S to* pose trois, quatre, cinq, le résnllal reste encore le mi*me ; el leOefltf te pleur des voies anastomotiquet qui suppléent co Iruuc leiiK-nt qa^B rail le rendre imperméable sur lonle son Ëlenduc, lanéanlir ci tf^ sans que les liquides injectés cesiictil àe. parvenir fadlrment Jm letle droite. Les vaineaux qui mmt-neiit alors le santi dut* la p nale de la veine cave ascendante s>iiii les teines intm- ri ittin-ncU Lorsqu'un médecin comprime Iniirlc pour suspendre oa« I foudroyante consécutive A l'accouchement, il pourra 4oi>c jim compression sans être arrêté pm- lu <ratrili' de romprlaawa cave; si le sang veineux ne revimi pu^ j>ui crUe vniite. Ut veines rachidienoes.

§ 2. — CONFOailATION niTiRIXDBE DBS VEINES.

G)D8idérée8 dans leur conformation intérieure, les veines diffèrent trèsnotablement des artères. Celles-ci présentent des parois lisses, parfaitement unies dans toute leur étendue. Sur les parois des veines, on remarque, au contraire, un grand nombre de replis membraneux qui jouent le rôle de soupapes mobiles, et qui ont reçu le nom de v€Uvule8.

Nous avons à étudier, dans ces replis, leur forme, leur situation, leur nombre, leur texture et leurs usages.

A. Forme des valvuUs. — Elle rappelle parfaitement celle des valvules sigmoïdes de Vaorte et de Tartère pulmonaire. Dans les gros tronc veineux, les valvules sont demi-circulaires comme les précédentes. A mesure qu on descend des troncs aux simples ramusculcs, on voit ces replis se rétrécir dans le sens transversal et 8*allonger dans le sens longitudinal, modification qui a pour avantage une occlusion de plus en plus parfaite de la cavité qu'ils cloisonnent.

Chaque valvule présente : deux faces dont Tune est tournée vers les parois de la veine et l'autre vers Taxe du vaisseau ; et deux bords, l'un adhérent DU convexe qui se dirige vers les capillaires, Tautre libre ou concave qui regarde l'embouchure de la veine. — Les faces sont planes lorsque la valvule s'efface pour livrer au sang un libre passage ; au moment où elle s'abaisse pour s'opposer au reflux de celui-ci, la face pariétale devient concave, et convexe la face opposée.— Le bord adhérent est consolidé par un bourrelet fibreux qui forme le squelette de la valvule, e( qui a été parfaitement décrit par M. Houzé de l'Aulnoit, dans sa remarquable monographie siir les valvules des veines (1). — Le bord libre est très-mince, concave, lorsque les valvules s'élèvent, plus ou moins rectiligne et tendu lorsqu'elles s^abaissent.

Dans cet état d'abaissement, les valvules forment, avec la partie correspondante de la veine, une petite cavité, cavité valvulaire, dont la forme, dans les principaux troncs, est celle d*un segment d'hémisphère. En passant de ceux-ci aux branches et aux rameaux, cette cavité, par suite de son allongement, devient parabolique ou conoîde.

Au niveau des cavités valvulaircs , les parois veineuses subissent deux modifications importantes. Elles sont plus minces et demi-transparentes, en sorte qu'elles laissent entrevoir le contour de chaque valvule. Plus minces, elles sont moins résistantes et cèdent à l'effort de la colonne sanguine ; de là une dépression ampulliforme, analogue à celle que Ton remarque au niveau des valvules sigmoïdes de Taorte, dépression désignée aussi sous le nom de sinu». A Textérieur, ces dépressions se traduisent par des renflements. Lorsque ces renflements sont nombreux, c'est-à-dire plus rappro-

(1) Hoozé de l'Aulnoit, Recherche.^ anatwmques et physiologiques sur les valvules des ceines. Thèse, 1856, page 18.

6M ANCIOLOGIE:

châs, la veine prend un aspect noueux d'aulanl pluiaccuté qn'dkHpi?

dilatée.

Telle ettla diiposilion la plus habiluellc des vslvulci. Mail louteinm vent pas à ce complet développement. H en eil un grand nombre ^in*'' à l'état de rudiment et qui ne sont représentées, ainsi qoe l'a ttM« constaté H. Houzé, que par leur squelette ou bourrelet flbreui.Ceilwn. sur les membres qu'on observe ces valvules & l'état de simple ébaucbc,

B. Sitvation de» vaivuiet. — Les valvules sont échelonnées wr Im p des veines ; quelques-unes répondent à leur embouchure. Avec N. Hf:: J'appellerai les premières, valvultt •pariétales, et les secondes, "-^ ojli'alri. — Ces dernières sont très-rares. Elles se prêsenlenl sous l'atpKi ! petit diaphragme. Ce qui les caractérise surtout, c'est leur implantiiiu^.' le pourtour de l'embouchure de la veine; c'est aussi leur diredkspr: pendiculaire & l'axe de la veine dont elles dépendent, et parsllvlt i i du vaisseau dans lequel celle-ci vient s'ouvrir. Une valvule parijlii'i' être e\trCmcnient ropprochée de l'embouchure de la veine A laqufDc appartient ; mais quel que soit ce rapprochement, si elle ne s'insi-K pi' le pourtour mime de l'orifice, elle conserve les attributs dcf <i' pariétales.

I.a forme et la disposition des valvules pariétales nous sont connati. ': i\ leur situation, tous les Taits qui s'y rattachent peuvent <!lrc résumr .. les propositions qui suivent:

1* Elles sont généralement accouplées ou disposées par paim^r deux valvules de la mdme paire sont diaméiralemeot opposées, d'w i^ qu'au moment oAelless'abiii- . ' . *'

pas extrêmement rare de voir ^^ Lii J.- l.liUJi.-. ij:i;r, ;.:.:■ .;.i:, ^^.::.,i"'* leur étendue, au voisinage des p^ioi» de la wiue.

3° Elles se succùdcnl dans unordre aUcrne. Si 1>» supériciiitt«èi^ d'avant en arriCre, les inférieures ae dirigLTODtdan» le sens mptimiLc alternance, qui n'est pas rigoureusfmcnt symétrique, permet amithri»* s cntr'aider pour ainsi dire, l1 de fc compléter les unes par 1i

3° Elles siègent pour la plupart au dessous di> l'ofiDce d'il latérale, en sorte que le sang vcni- pur rel iiriliii- ne peut kHoV^ib^ capillaires. Cette loi, de mOme qui" lu préctdenli-. n ^lé tigntlMfvM^ d'Acquapeiidente.

W fresque tous les orîHccs |iiir It'^qiiols ]<-s ramuscules l'omtaii X* rameaux, les rameaux dan» li-s biunihc» et les branches ■!«• I»*^ sont pourvus d'une ou de deu\ ^ahulei

C. NomffTt dt valotàa, — Dans quelques veines, d'autres en contiennent peu; <1

Rllei sont plus nombreuses <!uiii les parties du coule contrairement aux lois ili- l.i pesanteur, rieurs que dans les supérieurs, les veines volumineuses, plus celles de tout autre organe, l.t que sorte criblées.

les, eUaMi|Jgy^^U

iiiii dans lumlr H

Lei valTulei seraient plus abondamment répandues dans les veines lupcrGcieltes que dam lesprofondeB, suivant Bédard et Meckel. Blandin a retuté celte erreur, en montrant que les veines inlermusculairet dont les parois sont plus minces et plus souvent déprimées par le Jeu des musctea, poisèdent, ainsi que la physiologie pouvait le Taire prévoir, plus de valvules qjc les veines tous-cutanées. U. le proTessenr Denonvilliera a conflrmé un peu plus tard celte opinion, que mes recherches el celles de H. Houté appuient également.

Parmi les veines qui présentent le moins de valvules, Je citerai la grande ufgos, les thrroïdiennej, les spermatiques, les Jugulaires, les hémorrhoïdilcs, etc.

Au nombre de celles qui en sont privées, viennent se ranger les veines pulmonaires, tout le système de la veine porte, la veine cardiaque, la veine cave supérieure, les troncs bracbio-céphaliques, les rénales, les utérines, les reines du cerveau, les veines du rachis, etc.

D. Texture dtt xtalottlet. — En se plaçant A un point de vue purement thfurique, on a considéré Jusqu'à présent les valvules comme formées par un repli de la lunique interne des veines, et comme composées par conséquent de deux lames étroitement unies l'une & l'autre. Elles sont en effet une dépendance de cette tunique, mais rien ne prouve qu'elles résullenl d une duplicalnre de celle-ci. L'examen microscopique nous montre qu'elles «•int constituées par une mince lamelle de tissu élastique recouverte sur rhacnne de ses Taces d'une couche épiihéliale.

t.e bourrelet du bord adhérent est Tormé, ainsi que l'a constaté H. Ch. Robin, d'un mélange de fibres de tissu lamineux el de fibres élastiques.

On n'observe dans l'épaisseur des valvules ni vaisseaui, ni filets nerveux.

t. Viagtt dit valvules. ~ Les valvules ayant leur bord adhérent dirigé >ers le) capillaires et leur bord libre vers le cœnr, il est évident que tout cTort lendant A imprimer au sang un mouvement rétrograde aura pour ctfH de les abaisser. Le mécanisme de leur fonction étant ainsi formulé, une (unclusion de la plus haute importance en découlait; celle conclusion était ivlle-ci : Le sang noir marche en sens inverse du sang rouge, et les valvules l'opposent A ton reflux ; il ne peut donc osciller ; il suit donc une direction t'QDitante ; en un mot, il circule ; ainsi raisonna Harvey lorsqu'il proclama la grande découverte de la circulation du lang. Entre toutes les vérités iiiccessivemeot conquises par l'ohservalion , aucune peut-être ne s'est pré- ^iilée A l'admiration des hommes avec un pareil cortège de simplicité, de

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■nmpktc ; rKuroi>o cnlitrc se déclciiim . onlre lui;

70& ANOIOLOGIE.

le prolongemenl de U veine cave, Undii que le sccand prâMnl« noe ir.. .-

dencc perpendiculaire A celle veine.

3* Par leuTt rapport*. — La veiue înnominéc du côte droit répond :'-arrière el en dedans, bu Ironc artériel brachîo-céphalïqac qui lui al pAv 161e ; en arrii^re et en dehors, au Tcuillet droit du roédiastin et aui ii' pneumogastrique el diaphragmatique correspondant! ; en «vanl, i l'ani laljon slerno-claviculairt^, au sternum el aui muscles cléido-hyoîdira ' I le rno- thyroïdien. — Celle du cAlé gauche, qui décrit une légère coarti.' eal en rapport : par son cOté postérieur ou concave, avec !a partie U | élevée de la crone de l'aorte el les trois troncs artériels qui en parlent : >■ ■on côté antérieur ou convexe, avec la clavicule, le alernuin, le ligim postérieur de l'arliculalion sterno-claviculaire, le muscle ilemo-tbTRiid;-. le Ihjmus el de nomhreux ganglions lymphatiques.

Ces deux troncs dilTércnl aussi quelquefois par leur calibre. Le Imat >- neui brachio-céphalique gauche est ordinairement un peu plus voIudu' • que le droit. Ni l'ua ni l'autre ne présentent de valvules.

Viinti collatéralet. — Aux troncs veineux brachîo-câpballques ic mir. les veines thyroïdiennes inrérieurcs, les veines mammaires intemn. veines vertébrales et les veines Jugulaires postérieures. Ces demiém '. partie des rachidiennei.

Le Ironc veineux brachio-céphalique gauche regoil en outre :U mx (ttapAro^malique suitêriewre, la Ihymiqtie, la pitieardique cl quelquefoû I •*tereostale f upérieur* qui sera décrite avec les veines du rachii.

1' VeiBCB ikrraMieMÉM ■■rérieMrca. — Souvent au nombre de Uuquatre, parfois au nombre de dcui, l'une droite el l'autre gauche, cet •'. naissent de l'épaisseur du corps thyroïde, cl se portent vcrticalemeni r .> entre la trachée et les muscles de la région hyoïdienne iofétiean. lame fibreuse trés-rurle, formant une dépendance de l'aponévrose cenh • les recouvre immédiatement cl les sépare des muscles sous-hyoidieM.- . veiue thyroïdienne droite aboutit à l'angle de réunion des deux Irwo ■ neux brachio-céphaliques, et ctaei quelques sujets A la partie fupéfiHn ' antérieure de la veine cave descendante. — La veine Ihyroïdîenw ptt' s'ouvre dam le Ironc veineux brachio-céphalique gauche.

Ces veines reçoivent dans leur tr«jel les veines trachéales et laiTogicrinférieures. Elles s'anaslomosent entre elles et sont remuquafals pv nombreuses variétés qu'elles présentent.

Chez les individus qui succombent ù I iisi>lij\ii\ les iciin-* tliïi»*-i>^inrérieures sont iu]eclée8 et fortement (listcndui-*, par li! MOg ^ s r^ dans leur cavité; elles prennent alors In Forme li un ptexu* a ' îtréguliéres. Ce plexus, qu'on divise en partie dan devenir la source d'une hémorrhagie; cl i<'IIi-<'i pi^ul i'Ik MiM>dh# de la pénélralion du sang dans les voies re^i'irnti'im.

9> VMMaMaMwilreaUiterMM.— D'^M-nii-ouivenlIeillénP*** les arlfires correspondantes, et reçoivci»? il'in^ li-nr Irajcl •!*• kl"*** neuies qui accompagnent également le- hfiiiK-bo* aïKrieUo* I T*»>toutefois de la veine diaphragmatique tuiiâricure.

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