‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 311 sur 390 · II. — Staw MBtluiënBal MpCrlcar · texte numérisé non relu

II. — Staw MBtluiënBal MpCrlcar

Ce sinus est situé dans l'épaisseur du bord supérieur de la (aoi i* veau. U s'étend depuis la crête du frontal Jusqu'à la protubéraair • pitale interne sur laquelle il se bifurque pour se continuer a dn- À gauche avec les sinus latéraux. Très-étroit à son origine, il s ::.« .

jr.iduellemeat d'avant en arrière et rêvât ainsi la forme d'une pyraooide à l)a»! triangulaire dont l'axe serait dçmi-circulaire et très-allongé.

Le côté supérieur de cette pyramide répond à la gouttière sagittale qui !ui adhère d'une manière assez intime. 11 est convexe, tandis que les côtés liirérieurs, appliqués à la grande scissure du cerveau, sont légèrement (uncaves.

Son sommet correspond à l'extrémité supérieure de la crête coronale ; il H' termine graduellement en cul-de-sac. C'est à tort que quelques anatomixtes le prolongent jusqu'au trou borgne, où il se continuerait avec les M'iiies nasales.

Sa base répond à la protubérance occipitale interne au niveau de laquelle il se divise pour se continuer avec les sinus latéraux. Cependant on voit quelquefois cette base se dévier à droite pour se continuer eu totalité avec 11' siims latéral correspondant. Lorsqu'elle se divise, la branche droite de la di>i$ion est presque toujours plus considérable.

On remarque dans l'intérieur de ce sinus les nombreux orifices des veines qwi s'y rendent, et des brides membraneuses qui occupent de préférence ses P>n)is inférieures, dont elles masquent en partie les embouchures vei- 'Mibos. On y trouve aussi le plus souvent quelques granulations jaunûtros, tdutOt isolées, tantôt rassemblées en grappe. Ces granulations, disséminées <i\ grand nombre sur la partie supérieure et interne des hémisphères cérétii tu\, sont connues sous le nom de corpuscules dp Pacchioni, Elles ne se mon- 'ri'nt jamais primitivement dans le sinus longitudinal supérieur ; les enve- !> lipes cérébrales, particulièrement la pie-mère, en sont le point de départ ; .••ir les progrès de l'âge elles se multiplient, se développent, se réunissent t'ir^roupe et perforent successivement : i° l'arachnoïde viscérale, 3<^ l'arachliiMde pariétale, 3° la dure- mère, U^ la table interne des os du crâne. C'est ^«Mis linfluonce de cet envahissement progressif qu'elles attaquent le sinus liingitudinal supérieur et pénètrent dans sa cavité.

Veines collatérales. — Dans ce sinus viennent se rendre:

l'^ Les veines de la face interne des hémisphères, veines qui s'ouvrent quelquefois directement dans le sinus, mais qui s'unissent le plus souvent à

< i'IIes de la face supérieure du cerveau, sur un point très-rapproché de leur t'raboucbure,

^ ' Les veines de la face externe des hémisphères , au nombre de six ou Il il de chaque côté. Ces veines qui reçoivent un très-grand nombre de bran*

< li"$, se portent de dehors en dedans ; parvenues au voisinage du sinus, ••lî''5 s'accolent à la dure-mère contre laquelle elles sont fixées par l'arat'Iuiui le, changent alors de direction, pour cheminer d'arrière en avant dans l épaisseur de la faux du cerveau, et après un trajet de 2 centimètres envirou s'ouvrent dans la cavité du sinus par un ou plusieurs orifices. A leur terminaison ces veines se dirigent donc en sens inverse du sang qui parcourt le sinus. Celles qui semblent se diriger dans le môme sens que le courant sanguin ne s'y ouvrent pas directement ; elles se rendent dans quelques ^T.l^:^oâ veines dont le tronc se porte d'arrière en avant. — Cepeadaot les plus antérieures suivent la direction du cours du sang.

3* Ce sinus reçoit en outre quelques veinules de la dure-'

A® Les veines méniagées moyennes qui s'ouvrent p«r leur extrtei:<^ opposée dans le plexus ptérygoïdien, origine de la veine maxillaire inten».

5® La grande veine anastomotique cérébrale. Cette veine, trè»-blen décnv par M. Trolard, naît en général du sinus pétreux supérieur vers sa par « moyenne, chemine dans l'épaisseur de la dure-mère, en se portant ven ' bord postérieur des petites ailes du sphénoïde, devient libre alors, entre dt:» la scissure de Sylvius, se dirige en dehors, puis en haut et en arrière, *i s'anastomosant avec toutes les veines cérébrales qu'elle reocnotre, et « termine dans le tiers postérieur du sinus longitudinal sapérienr qn'ellt k' en communication avec les ùnus de la baie du crine (!)•

6« Des veines sous-cutanées qui établissent une communication eotn ^systèmes veineox intra- et extra-crflniens. Ces veines sont peu nombret^'^' d*un très-petit calibre ; les plus remarquables sont celles qui traversent trous pariétaux : elles portent le nom de veints émUsaires de Samionni.

V Des veines osseuses ou diploiques, dont quelques-unes t'ouvrent dim tement dans le sinus, tandis que d'autres communiquent avec les veioei :la dure-mère.

III* — StBM lOBflSiiétaal iBfCricv.

Ce sinus est situé dans l'épaisseur du bord inférieur de la faux do cer^ei dont il occupe seulement la moitié ou le tiers postérieur. Il se diatingu^ t tous les autres : 1<* par la ténuité de son calibre ; 2« par sa fonne «irooc.- 30 par la distance qui le sépare des parois du crAne.

Ce sinus, comme le longitudinal supérieur, augmente d'avant en arro 11 reçoit les veines de la faux du cerveau : parmi celles-ci il en est nof deux qui s'ouvrent en haut dans le sinus longitudinal lupérietir et ç mettent par conséquent en communication les deux sinus longtludiDanx.

Par son extrémité postérieure ou terminale le sinus longitudinal infleni s'ouvre dans le sinus droit.

tV. — Slaw «r«il.

Le sinus droit occupe la base de la faux du cerveau et la partie mofft:de la tente du cervelet. 11 se dirige d'avant en arrière et un peu de htc * bas. Sa forme est prismatique et triangulaire, de telle sorte que fa«<-.,' représente un triangle isocèle à base inférieure. Sa capacité augmente « » sure qu'il se rapproche des sinus latéraux.

Son extrémité postérieure s'ouvre dans les sinus latéraux ; mais la bru> par laquelle il communique avec le sinus latéral droit est en génèrtl . petite que celle du sinus latéral gauche. (Quelquefois il se termine t\ sivement dans ce sinus. — Par son extrémité antérieure il reçoit :

i» Le sinus longitudinal supérieur ;

2* Les Vftnes cérébrales médianes inférieureSj peu volumineoses ei 1nombre de deux , lesquelles prennent naissance dans la icisaure de SvS

(1) Trolard, Herh. S9W le xy$i. veinetir de fencéphaleet du crâne ^ Ibèv, titt, % f*

el marchent d'avant en arrière , parallèlement à la grande fente cérébrale;

3* La veine cérébelletAse supérieure qui se dirige d'arrière en avant et de bas rn haut pour se terminer, soit directement dans l'extrémité antérieure du sinus, soit dans l'une des veines de Galien.

!i* Les veines ventriculaires ou veines de Galien, au nombre de deux, lesquelles émanent l'une du ventricule latéral droit, l'autre du ventricule latéral gauche, et sont formées de chaque cOté par la veine choroïdienne et par la >eiue du corps strié.

La veine choroïdienne, située dans l'épaisseur du plexus choroïde, se dirige d arrière en avant, reçoit dans son trajet la veine qui rampe sous la corne d Ammon, celle du corps calleux, puis se réfléchit d'avant en arrière pour »'uniràla veine du corps strié.

La veine du corps strié, un peu moins considérable, commence à la partie l>'>stérieure du sillon qui sépare le corps strié de la couche optique, parcourt ce sillon d'arrière en avanl, placée sous la bandelette demi- circulaire, et se n'tléchit également au niveau de la partie antérieure du trigone pour con- C'Mirir i\ former la veine ventriculaire.

Us deux veines ventriculaires marchent horizontalement sous la toile roimudienne qui les sépare du trigone. D'abord parallèles, elles s'écartent d<H'Z fréquemment au niveau de la partie moyenne de cette toile, pour se rapprocher de nouveau à leur terminaison, et s*ouvrir tantôt isolément, laiilOt par un orifice commun dans l'cxlrémité antérieure du sinus droit, immédiatement au-dessous du sinus longitudinal inférieur.

?. — SlBos oeclpMaaz posMrleort.

r.e> sinus, d'un très-petit calibre, s'étendent de la partie initiale des sinus latéraux à la partie terminale de ceux-ci. Ils ne reçoivent dans leur trajet aucune veine de l'encéphale, mais seulement quelques veinules méningicnnt's. On doit les ranger par conséquent au nombre des sinus anastomoliqu(>«. Leur destination est de mettre en communication le confluent des ïinus de l'encéphale avec le golfe de la veine jugulaire interne.

Ituns la moitié postérieure de leur tri^et, les sinus occipitaux sont situés (lan$ l épaisseur de la tente du ccr\clet, de chaque côté de la ligne médiane, en sorte qu'ils ne se trouvent séparés au niveau de la crête occipitale interne que par une simple cloison fibreuse. — - Dans leur moitié antérieure, ils cheminent sur les côtés du tronc occipital dont ils s'écartent ensuite pour se porter yvT^\c trou déchiré postérieur. Cette moitié antérieure est presque toujours d'une grande ténuité. (Quelquefois mOme les sinus occipitaux postérieurs ne MTnblent pas dépasser la tonte ct^rébelleuse.

IMiisieurs anatomistes décrivent un sinus circulaire situé au-dessous et en ili «Lius des précédents, sur le pnurluur du trou occipital. Ce sinus existe en rllVl; il est même remarquable par son large calibre et son importance. Mais il fait partie du système veineux rachidien, à Tétude duquel il se rattache.

B. — Sinus de la base du cranb et veines ofbthauiiocis^

Les sinus qui transmettent le sang de l'appareil visuel à la \oine / . laire, sont disposés sur deux lignes, d'abord parallèles, qui s'écartent en:pour se porter vers la partie verticale des sinus latéraux. Sur lo pn>l . ment des veines ophthalmiques, on rencontre les sinus caverneux; et »»r ' prolongement de ceux-ci les sinus pétreux supérieurs et inféiieun. « deux rangées de canaux sont reliées entre elles par deux canaux on s anastomotiques : le sinus circulaire et le sinus occipital antérieur.

1® 8lo«s eavcmeox.

Ces sinus, situés sur les parties latérales de la fosse pituitaire, s elertf de l'extrémité la plus large delà fente sphénoîdale jusqu'au somm.* rocher, sur lequel ils se continuent avec les sinus pétreux. Tr^.c..iir*.? trtVlarges, ils offrent une forme assez irrégulière qui rappelle ct^p* celle d'un cube allongé d'avant en arrière. On peut leur coDsitli-rt : . conséquent quatre parois et deux extrémités.

La paroi supérieure est formée par les deux prolongements à l'ai'li quels l'cxlrémilé antérieure de la tente du cervelet \ient «? fi\or »x:\ physes clinoïdes. A sa partie antérieure et interne, on remarque un Lorifice qui donne passage à l'artère carotide interne.

La paroi inférieure répond à la gouttière caverneuse, et plus pn»rond«:' au sinus sphénoïdul dont elle n'est séparée que par une lame o£»eu-cw^-. mince.

La paroi interne, verticale, sépare le sinus caverneux du corps pi( .. . Elle présente un orifice par lequel ce sinus communique a\ec le «> circulaire.

La paroi externe, verticale aussi, mais beaucoup plus étendue que le^' précédentes, contient, dans son épaisseur, pluî^îeurs nerfs fort im]Mir' . la branche ophthalmique de NVillis, le pathétique et le moteur tK..* commun.

La cavité circonscrite par ces parois est traversée d'arrière eu a*âQ' . l'artère carotide interne et le nerf de la sixième paire. — L'artère $'j i:« " duit de bas en haut en sortant du canal carotidien, le parcourt d*arrirr« avant jusqu'à rapt)physe clinoïde antérieure, puis se coude alors a i droit pour traverser la paroi supérieure du sinus, et pénétrer dan? la tdu crflne. Dans ce trajet, on pourrait croire, au premier aspect, qu'elle oc 1 4.la cavité même du sinus, et qu'elle se trouve entourée de tous eûtes par sang veineux. Mais en Icxaminantplus attentivement, on remarque qu ». se rapproche davantage de la paroi externe, et que la tunique ioieriK* <l cette paroi la recouvre; elle n'est donc nulle part en contact immédiat iw le liquide sanguin. De sa périphérie naissent de nombreuses artéa-iv presque capillaires, dirigées dans tous les sens, mais destinées pour b p'part au corps pituitaire, et que la tunique interne recouvre aussi tn^r* de là l'extrême irrégularité et les anfractuosités que présente la cati.'c -<

Transversalement divisée, leur cavité reste béante, comme celle des veines qui occupent le sommet du thorax. Les sinus prolongent, sous ce rapport, la série des veines à parois incompressibles; car la Jugulaire interne est elleménie recouverte par l'aponévrose cervicale qui s'oppose à sa complète dépression au moment de la dilatation de la poitrine ; on voit donc que dans une forte inspiration le sang contenu dans les sinus sera soumis à l'action aspirante de la cavité pectorale. Cette aspiration du sang veineux de l'encéphale compense Tincidence défavorable des branches, relativement aux troncs ou canaux veineux.

Les sinus ne présentent aucune trace de replis valvulaires, et n'offrent pas cependant cette surface unie qu'on observe dans la plupart des veines. Des lamelles et des filaments fibreux, irréguliers, hérissent çà et là leurs parois, sans exercer, du reste, aucune influence sensible sur le cours du sang.

La structure des sinus diffère très-notablement de celle des veines. Ils sont formés seulement de deux tuniques: l'une interne, identique avec celle qu'on retrouve sur toute l'étendue de l'appareil vasculaire; l'autre externe, épaisse et résistante, de nature fibreuse, formant une dépendance de la dure-mère. Ces deux tuniques sont unies de la manière la plus intime.

Indépendamment de ces attributs qui leur sont communs, les sinus présentent des caractères qui sont propres à chacun d'eux. Nous étudierons successivement : i® les sinus qui ramènent le sang de l'encéphale ; 2^ les sinus qui ramènent le sang de l'appareil visuel.

A. — SiNDS ET VEINES DE l'eNCÉPHALE.

Les sinus dans lesquels viennent s'ouvrir les veines de Tencéphale sont silués dans l'épaisseur des principaux replis de la dure-mère. En partant du golfe de la veine jugulaire interne, on rencontre d'abord les sinus latéraux vers lesquels convergent tous les autres, puis le sinus longitudinal supérieur, le sinus droit, le sinus longitudinal inférieur, et les sinus occipitaux poslérieurs.

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