I. — SlBss laléraox
Les sinus latéraux, situés à la partie postérieure et inférieure du crflno, entre le cerveau et le cervelet, s'étendent depuis la protubérance occipitale interne où ils se continuent avec le sinus longitudinal supérieur. Jusqu'au trou déchiré postérieur au niveau duquel ils se continuent avec la veine jugulaire interne.
Les gouttières qui séparent les fosses occipitales supérieures des inférieures, les reçoivent dans la première partie de leur tri^et, et celles qui sont creusées sur la portion mastoïdienne du temporal dans la seconde. Ces sinus suivent par conséquent une direction horizontale depuis leur origine jusqu'à la base du rocher ; ensuite ils se portent obliquement en bas, en avant et eu dedans ; puis ils remontent un peu pour gagner le trou déchiré postérieur.
Leur portion horizontale, logée dans le bord postérieur de la tente du
§ A. — Des sinus de la dure mAre et des veihes qui s'y asmE^T.
Les sinus de la dure-mère sont des canaux \eineux, situés sor le ptoloor*ment des jugulaires internes, et dans lesquels Tiennent s'ouvrir, d qm par toutes les veines de l'encéphale, de Vautre, celles de l'appareil vwiel.
En remontant à leur origine, on peut donc les diviser en deuiL ordre* ceux qui dépendent de l'encéphale, et ceux qui dépendent du aeos d^ U vue. — Les sinus encéphaliques occupent la partie postérieure do €rfti> Les sinus qui rapportent le sang de l'appareil visuel répondent à U cette cavité. Parmi les premiers, au nombre de sept, viennent les sinus latéraux p le longitudinal supérieur, le longitudinal m/ sinus droit et les sinus occipitaux postérieurs ; et parmi les seconds , 4 : nombre de huit, les sinus caverneux^ circulaire^ péireux supérieur*^ pétrfsmj inférieurs et occipital antérieur.
Considérés dans leurs connexions avec le système veineux, les sinus ^ partagent en ceux qui communiquent avec les veines, ou sinus vetm^^s proprement dits, et ceux qui ne coomiuniquent pas avec les veines^ ok^* avec d'autres canaux du môme ordre, ou sinus anastomoliques» — Aux sicqui recueillent le sang de l'encéphale sont adjoints deux sinus anasU*a>>:.ques, les sinus occipitaux postérieurs. A ceux qui recueillent le sang d^ l'appareil visuel sont adjoints deux conduits semblables, le sinus circuUir^ et le sinus occipital antérieur.
Considérés dans leurs rapports aVec le plan médian^ ils se partagent : ' sinus pairs ou latéraux, au nombre de cinq, les sinus latéraux, occip u .\ postérieurs, pétreux supérieurs, pétreux inférieurs et caverneux ; et »iti.impairs ou médians, au nombre de cinq aussi, le sinus longitudinal »■.:•'rieur, le longitudinal inférieur, le sinus droit, l'occipital antérieur «-( î* circulaire.
La situation des sinus est du reste diamétralement opposée à celle dr^ artères. Ainsi les artères de l'encéphale répondent à la partie centrale d sa base; elles se dirigent de bas en haut en rayonnant dans tous les ses^. Les sinus encéphaliques répondent à sa partie supérieure et postérietm- : ils occupent les interstices des différentes parties qui le composent, et «^ dirigent de haut en bas.
Leur forme n'est pas cylindrique ; elle est prismatique et triangulA^rv pour la plupart d'entre eux. Quelques-uns sont denu -cylindriques, comme la partie terminale des sinus latéraux et les sinus pétreux inférieur^^ D'autres affectent une forme irrégulière : telle est celle des sinus catt niru\, pétreux supérieurs et occipital antérieur.
Leur direction varie. Pour les sinus supérieurs elle est opposée à cr! tdes veines qu'ils reçoivent : ainsi le sinus longitudinal supérieur se d^r.^*d'avant en arrière, et les veines qui viennent s'ouvrir dans sa cavité »• dirigent d'arrière en avant. Elle est perpendiculaire aux veines immef^Dt^ pour les sinus postérieurs, comme les sinus latéraux ; et parallèles a c-^ veines pour les sinus inférieurs, qui ne sont en quelque soHe que le prolongement de cellesK;i.
Transversalement divisée, leur cavité reste béante, comme celle des veines qui occupent le sommet du thorax. Les sinus prolongent, sous ce rapport, la série des veines à parois incompressibles; car la Jugulaire interne est ellemême recouverte par l'aponévrose cervicale qui s'oppose à sa complète dépression au moment de la dilatation de la poitrine ; on voit donc que dans une forte inspiration le sang contenu dans les sinus sera soumis à l'action aspirante de la cavité pectorale. Cette aspiration du sang veineux de l'encéphale compense l'incidence défavorable des branches, relativement aux troncs ou canaux veineux.
Les sinus ne présentent aucune trace de replis valvulaires, et n'offrent pas ( ependant cette surface unie qu'on observe dans la plupart des veines. Des laniellcs et des filaments fibreux, irréguliers, hérissent çà et là leurs parois, sans exercer, du reste, aucune influence sensible sur le cours du sang.
La structure des sinus diffère très-notablement de celle des veines. Ils sont formés seulement de deux tuniques: Tune interne, identique avec celle qu'on retrouve sur toute l'étendue de l'appareil vasculaire; l'autre externe, épaisse et résistante, de nature fibreuse, formant une dépendance de la dure-mère. Ces deux tuniques sont unies de la manière la plus intime.
Indépendamment de ces attributs qui leur sont communs, les sinus présentent des caractères qui sont propres à chacun d'eux. Nous étudierons successivement : 1« les sinus qui ramènent le sang de l'encéphale; 2^ les sinus qui ramènent le sang de l'appareil visuel.
A. — Sinus et veines de l'encéphale.
Les sinus dans lesquels viennent s'ouvrir les veines de Tencéphale sont >itués dans l'épaisseur des principaux replis de la dure-mère. En partant du ^'olfe de la veine Jugulaire interne, on rencontre d'abord les sinus latéraux %ers lesquels convergent tous les autres, puis le sinus longitudinal supérieur, le sinus droit, le sinus longitudinal inférieur, et les sinus occipitaux pos« lérieurs.