‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 33 sur 390 · VI. — Moielc yettl oMI««e · texte numérisé non relu

VI. — Moielc yettl oMI««e

Situé sur la partie antérieure et inférieure de l'orbite, entre le plan< Iut de ruttc cavité et le muscle droit inférieur qui le sépare du globe de rail. beaucoup plus court que le précédent; allongé, aplati, curviligne.

Imertions, — Le petit oblique prend son insertion fixe sur la partie in^ rieure et interne de la circonférence de la base de l'orbite, à 2 millimêtn* en dehors du sac lacrymal. De cette origine, qui a lieu par de courtes fihiv; aponévrotiques, il se dirige en dehors et en arrière, en s'amincissaot, s'éUrgitisant, et ?c recourbant de bas en haut pour embrasser le globe de lu-i'.. puis s'attache par une mince lame tendineuse à la partie inférieure rî cxtornc de son hémisphère postérieur. — Entre son insertion mobile et celic du grand oblique, il existe un intervalle de 8 à 10 millimètres; elles sont. du reste, linéaires et parallèles, mais affectent une direction et une situati' :i très-différentes relativement au nerf optique. Celle du petit oblique, siifh sammont prolongée, viendrait tomber sur la partie terminale de celui-ci, dont elle n'est séparée que par une distance de 3 ou A millimètres ; celle d'» grand oblique est située à un centimètre au-dessus du nerf, et presque* perpendiculaire & sa direction.

Bapports. — Par sa face inrérieure, convexe, ce muscle répond : en bas, «u plancher de Torbite; en dehors, au droit externe. — Sa face supérieuiv, conen\e, est eu rapport avec le droit inférieur, dont elle croise obliquement la direction; et dans sa partie terminale, avec l'hémisphère postérieur du glohe de Tieil.

Aciion* — I.e petit oblique communique au globe oculaire un mouvem«*nt de rotation qui s'opère aus^si autour d'un diamètre horizontal dirige m arrière et en dedans. Mais le mouvement se produit en sens inverse de cilui qui détermine le grand oblique, c'est-à-dire de haut en bas. d'arrière m axant, et de dehors en dedans. Il a pour effet de porter lorifice pupillaiiv en haut et en dehors.

H.— Dk LAroNtvRo^E oRWTvinE rr pm nr-^iis a fiUMs ii??i>

ou tu >OXT AN.NFVhS.

Vm |>art\uinint les auteurs qui ont successivement retracé l'histoire df cette «iH>ne\r\»M\ df^uis Tenon ju>qu à nos jtmrs, on reste frappé de U di^poMliou vomi«liquee quelle prvî'Uite, de< difAcultvs que soulève mo et mie, et do» unniscs qui piano nt <;a et U Mir sa des<:riptii»n. Mais cette cumplu^ttion n e\i>te iws dans la n.ilurx». IV** nvherche* nouvelles et plj» ivmpUMes mont donitMiIre qu elle olTre, eu rvalilè, une disposition des plu* sunplo!'. Je matta\h(*rAi di^nc à lui rt*>tituer ce caractèrv de simplicité, qu: «ur4 iH»ur JL\A\\\ ce. jt' ivn-e, d en fain* mioui saiîir tous K^s détails, en l»s inUiiant \\ une Uauure \ Uis vi\o. \ùi\ de e .mjiutir si«n étude, je pa5seraj eOMUte r^tpuionu'ut en r^xuo Us i»i-*:,.«'ns di- pnnci[»AUV auteurs.

L'aponévrose orbitaire entoure tout& la portion scléroticale du globe de \'m\. De cet organe comme d'un centre, elle s'irradie sur les muscles qui le meuvent ; puis s'étend de ceux-ci jusqu'aux parois de l'orbite et au bord adhérent des paupières.

Cette aponévrose nous offre donc à considérer : l^' une portion centrale uu oculaire; 2*" six gaines' musculaires ou prolongements du premier ordre, 3^ cinq faisceaux tendineux ou prolongements du second ordre.

a. Portion centrale ou oculaire, — Elle s'étend du nerf optique à la cornée transparente, embrasse par conséquent la plus grande partie de la surface du globe de l'œil} les neuf dixièmes environ, et constitue pour cet organe une enveloppe qui présente deux ouvertures et deux surfaces.

Par la circonférence de son orifice postérieur, cette portion centrale s attache sur le sillon circulaire qui répond à l'union du nerf optique avec le globe de l'oeil. Elle est traversée sur ce point par les nerfs ciliaires et les artères ciliaires courtes qui, pénétrant dans la sclérotique, contribuent à l unir à cette membrane. — Par la circonférence de son orifice antérieur, btûucoup plus grande, elle s'insère à la conjonctive oculaire sur le pourtour de la cornée.

Sa surface interne ou concave est lisse, unie, très-régulière. Elle n'adhère à la sclérotique que par un tissu cellulaire, humide, très-fin et très-lâche, qui a pu être considéré comme une sorte de séreuse rudimentaire. 11 suit de cotte disposition que la portion centrale de l'aponévrose est presque entièrement indépendante de l'organe qu'elle embrasse, et que celui-ci peut glisser sur elle à la manière d'une sphère pleine sur une sphère creuse, ivmr observer la face concave de cette portion centrale, le procédé le plus a\:intageux est celui qui a été conseillé par Bonnet. Il consiste : 1° à en exâsor un lambeau au niveau de l'attache du muscle droit interne ou dn»it externe; 2^ à engager l'une des branches de ciseaux courbes sous le tindon correspondant, et à faire l'incision de ce tendon qui sera prolongée ensuite à tous les autres, en suivant le contour de la cornée; 3^ à diviser, à 1 aide des mêmes ciseaux, les tendons des muscles obliques et le nerf optique a «on extrémité terminale. Le globe de l'œil, libre alors de tous côtés, se détache et laisse voir les parois de la cavité dans laquelle il était logé. — t^-tte préparation, aussi simple que facile, démontre très-bien que In portion • entrale de l'aponévrose divise la cavité de l'orbite en deux cavités second.'iires, Tune antérieure, destinée à l'organe principal de la vision, l'autre l'Intérieure, dans laquelle se trouvent situées toutes les 'parties accessoires du sens de la vue.

La surface externe ou convexe de la portion oculaire diffère beaucoup de U précédente. Loin d'être, comme celle-ci, nettement limitée, elle adhère, "U plutôt se continue avec toutes les parties environnantes. En arrière, elle $e continue insensiblement avec la masse cellulo-adipeuse do sommet de lurbile. Dans son tiers moyen, elle se continue avec les six gaines muscu- Uires qui en partent. Dans sa partie antérieure, elle répond à la conjonctive wulaire qui lui adhère d'abord par un tissu conjouctif assez lâche, mais de plus en plus serré à mesure qu'on se rapproche du pourtour de la cornée.

116 MYOLOGIE.

au niveau de laquelle les deux membranes se confondent. — Ces rapports dt* la surface externe permettent de considérer à l'aponévrose oculairv un segment postérieur qui se trouve en rapport avec les parties molles iiitraorbitaircs, et un segment antérieur qui est sous-Jacent à la co^juncti^e, ei qui a été désigné sous le nom de fascia sous-ronjonctival.

Les adhérences que présente cette aponévrose sur toute son étendue nu\ pour effet commun de l'immobiliser en grande partie, de la maintenir datt? un état de tension permanente, et de prévenir ainsi les plis qui pourrai t-nt se former sur ses parois, si celles-ci accompagnaient le globe de l'œil da!.> ses divers mouvements de rotation. — Elles ont encore un autre avantar.' que le chirurgien peut utiliser. Lorsqu'on extirpe cet organe par le proct «i*" de Bonnet, l'aponévrose oculaire, sous l'influence de la cicatrisation, revient sur elle-même, et finit par constituer un petit bulbe, dont les mouvem<'n!« sont identiques avec ceux de l'œil resté intact. En appliquant sur ce bulbe un œil artificiel, celui-ci conserve donc une parfaite mobilité, et contribue h bien à masquer la diflformité , qu'un groupe d'élèves auxquels je montraïf un malade ainsi opéré, eu les prévenant qu'il portait un œil de \erre, no réussit pas à distinguer celui-ci de l'œil sain.

b. Prolongements du premier ordre, ou gaines musculaires. — Les six galn<^ qui s'étendent de la portion centrale de l'aponévrose orbitaire sur les mufcl* « moteurs du globe de l'd'il diffèrent, suivant qu'elles appartiennent aux muscles droits, au grand oblique, ou au petit oblique.

Celles des quatre muscles droits naissent de l'aponévrose oculaire ai niveau de la partie moyenne de leur tendon; par conséquent* elles ombrassent la portion de ce tendon qui se continue avec le corps charni. s'avancent ensuite sur celui-ci, et ne tardent pas à s'amincir de plus i-n plus, au point de dégénérer sur leur moitié postérieure en une simple laiiii' celluleuse. Ces gaines ont pour caractères communs : 1" de se continua r entre elles à leur point de départ ; 2"" d'offrir dans la première partie de le ir triyet une épaisseur et une résistance égales à celles de l'aponévTose (h.-jlaire; 3" d'adhérer intimement à ces muscles, en sorte qu'ils ne peuvent m" raccourcir sans les entraîner avec eux, et par conséquent sans entraiiuT aussi le globe de l'œil, d'où il suit qu'après la section de leur tendon, m l'aponévrose n'a été divisée que sur une très-petite étendue , ils pourrait ni attirer encore cet organe de leur côté avec une facilité d'autant plus graiiO'^ que rincision aura été plus étroite.

La gutnc du grand oblique présente une disposition toute spéciale. ( !•. se prolonge de l 'aponévrose oculaire vers sa poulie, avec laquelle elle ><' continue, et embrasse ainsi toute sa portion réfléchie, mais ne s'étend ntillement sur sa partie directe ou sur le corps charnu du muscle. Otte garif n'adhère au tendon que dans sa moitié inférieure; la synoviale de la p(i';Le lartilagineuse, en distendant sur ce tendon, l'isole de son enveloppe, <ie telle sorte qu'il reste indépendant de celle-ci supérieurement.

La gaine du petit oblique diffère de la précédente et de celles des mu«< !«-* droits, en ce quelle se prolonge sur toute l'étendue du muscle pour vn.ir se fixer avec celui-ci à la circonférence de la base de l'orbite, dans le uum-

na^o du sac lacrymal, et quelquefois à la paroi. externe ou fibreuse de ce S3C. Klle adhère, du reste, au muscle , et se confond avec la gaîne du droit inférieur, au moment où le petit oblique croise ce dernier.

c. Prolongements du second ordre, ou faisceaux tendineux. Muscles à fibres listes annexés à ces faisceaux. — Des quatre gaines des muscles droits et de celle du petit oblique, on voit se détacher autant de prolongements qui aiïectenl chacun une disposition dilTérente.

Le faisceau tendineux, émané de la gaine du muscle droit externe, est le plus fort de tous. Il se dirige de dedans en dehors et d'arrière en avant , pjur aller s'attacher a la paroi externe de l'orbile, à 2 millimètres en arrière et un peu au-dessus du ligament palpébral externe. Ce faisceau se continue au niveau de son origine avec la gaîne fibreuse du muscle, et nullement avec celui-ci, ainsi que lavait pensé Tenon, et après lui un grand nombre d'auteurs. Dans cette première partie de son trajet, il est exclusivement et con- >tamment fibreux ; dans la seconde, c'est-à-dire au niveau de son insertion fixe, il est formé par des faisceaux de fibres musculaires lisses, lesquels oustituent un véritable muscle, que je désignerai sous le nom de muscle urhitaire externe. Ce prolongement a pour usages : 1° de soutenir le droit externe, soit au moment où celui-ci se contracte, soit au moment où il s'enr(»ule sur le globe de l'œil par suite de la contraction du muscle opposéj et de prévenir ainsi la compression qu'il pourrait exercer sur l'organe de la ^ue; 2*» de limiter son raccourcissement II représente, en un mot, pour le muH'le auquel il est annexé, une poulie de renvoi et un tendon d'arrêt.

Le faisceau tendineux du droit interne est moins épais, moins résistant, et moins bien limité que le précédent. Obliquement dirigé de dehors en dedans, et d'arrière en avant, il se fixe à la paroi interne de l'orbite sur la moitié supérieure de la crôte de l'os unguis. De ses deux moitiés, celle qui se Continue avec la gaine du droit interne est fibreuse; celle qui s'attache à I orbite est composée de fibres musculaires lisses, formant aussi un petit mus<ie, que J'appellerai, par opposition au précédent, muscle orbitaire interne. t> faisceau remplit les mêmes usages que celui du droit externe.

Le faisceau tendineux du droit supérieur, sous-jacent et parallèle au ^'le\eur de la paupière, s'étend de l'extrémité antérieure de sa gaine, vers le bord supérieur du muscle urbito-palpébral, avec lequel il se continue : di>p(»sition qui permet au droit supérieur d'élever légèrement la paupière •lu moment où il élève la pupille. Ce faisceau tendineux, s'insérant sur un muscle qui, lui-même, se fixe aux deux extrémités de l'équateur de l'orbite, >eut remplir aussi à l'égard de l'élévateur de la pupille l'office d'une poulie •le renvoi et d'un tendon d'arrêt.

Le faisceau tendineux du droit inférieur, extrêmement court, vient s'atl'icher sur le ligament large de la paupière inférieure, au niveau et en avant du rul'de-sac inférieur de la conjonctive. Or ce ligament est essentiellement r<»nné de fibres arciformes, transversales, qui s'insèrent sur la partie inférieure de la circonférence de l'orbite , en dedans par une de leurs extrémités, en dehors par l'autre. Il résulte de cette double disposition : 1' que le druit inférieur ne peut abaisser la pupille sans abaisser aussi un peu la

paupière ; 2^ que cette paupière joue, à son égard, le rôle de poulie de renN»i et de tendon d'arrôt.

Le faisceau tendineux du petit oblique est loin de ressembler au précédenU 11 se présente sous Taspcct d'une cloison triangulaire, très-mince et obliq u^ ment dirigée, dont le bord supérieur se continue avec la gaine du mu^ 1" dans toute son étendue, tandis que Tinférieur s*attache au plancher «ie l'orbite. Son bord externe ou sa base se dirige vers la fente sphéno-rnavlllaire, fente comblée à l'état frais par un muscle lisse qui a été sisriu'»-. en 1858, par H. Mûller, et dont J'ai pu constater aussi Texistence. Or, de o muscle orbitaire inférieur naissent des faisceaux qui, montant dans la cloi^'. précédemment décrite, viennent la consolider au niveau de sa base, c e«tà-dire sur le point qui subit la plus forte tension au moment où le p^-t t oblique se contracte. Ainsi constitué, le faisceau tendineux de ce munitfait aussi Toflice de poulie de renvoi et de tendon d'arrêt.

Seul parmi les muscles intra-orbitaires, le grand oblique est dépounu !•faisceaux tendineux. Son raccourcissement est limité par les adhérences q :i unissent son tendon à la moitié inférieure de sa gaine.

En résumé, des cinq irradiations secondaires qui naissent des irradiation^ principales de l'aponévrose orbitaire, deux se portent vers les paupière^ qu '.elles contribuent à mouvoir. Les trois autres, d'abord fibreuses, p.i^ musculaires, vont s'attacher aux parois de l'orbite. Trois muscles lisse^ 5<*n* donc annexés à cette aponévrose, ou plutôt à l'appareil moteur du glolM> de l'œil, dont elle n'est qu'une dépendance. A ceux-ci on pourrait ajouter W muscle orbito-palpébral qui lui appartient en partie aussi. De ces quitr^ muscles, celui de la fente sphono-maxillaire est le seul qui ait été dérrit.

L'aponévrose orbitaire est constituée par des fibres de tissu conjomî'.f, auxquelles se mêlent une notable proportion de fibres élastiques, du ti^rii adipeux, des vaisseaux sanguins, et quelques ramifications nerveuses.

Historique de l'aponévrose orbitaire. — Cette aponévrose a été découvert»*

par Tenon, Dans son travail communiqué à l'Institut en 1803, il décrit a\< v

exactitude sa portion centrale ou oculaire, et les six gaines dcstioée:» aiA

muscles de l'œil (1). La description qu'il donne des prolongements de secuiiu

ordre laisse au contraire beaucoup à désirer. Cet auteur a cependant lrt''«^

bien vu ceux qui vont s'attacher aux parois externe et interne de Torbite.

'Mais indépendamment de ces prolongements ou ailes ligamenteuses^ il adme:

pour chacun des muscles droit externe et droit interne, un faisceau ten<it-

neux qui ferait suite aux fibres musculaires, en sorte que ces niu»4-]ef

auraient trois insertions : la première au fond de la cavité, la seconde au

globe de l'oeil; la troisième aux parois de l'orbite. Cette opinion de Têii'm

méritait d'autant pins d'être reproduite, qu'elle a été adoptée parla plup^irt

des auteurs modernes. J'ai pris soin déjà de la réfuter; l'observation attote

très-nettement que les faisceaux tendineux annexés aux mut^cles orbitairi*^

partent de la gaine qui les entoure, et non des fibres musculaires elle^

mêmes. — Quant aux prolongements palpébraux, il mentionne seulement

T Trnon, .V**w. W offS**n'fi(. mr Fanât. Pari», 1806, p. 193.

colul de la paupière supérieure qu'il prolonge Jusqu'au cartilage tarse, Mttachant ainsi le muscle orbito-palpébral (tendon du releveur) à Taponé^ Trosc orbilaire : erreur que nous allons retrouver dans un grand nombre d'auteun, et qui prendra des proportions plus grandes en se propageant.

Bonnet, en 1841, a rappelé la description et les opinions de Tenon qu'il adopte sur tous les points ; cependant il a insisté le premier sur les connexions que présentent les six gatnes musculaires au niveau de leur origine, et sur les adbérences intimes qu'elles affectent avec les muscles. Il a fait remarquer aussi que les prolongements palpébraux de l'aponévrose permettent à l'élévateur d'élever un peu la paupière supérieure, et à son abais* Si>ur d'abaisser l'inférieure. Le premier également , il a montré qu'on pouuit énucléer le globe de l'œil en conservant son enveloppe ou sa capsule^ c est4-dire sans ouvrir la loge dans laquelle se trouvent renfermées toutes les autres parties molles intra-orbitaires (1).

Au mois de juin de la même année, Hélie, dans une tbèse spécialement rnnsacrée à l'étude de cette aponévrose, ne se contente pas de la prolonger a^ec Tenon et Bonnet jusqu'au bord adhérent des cartilages tarses. De ce bord adhérent, elle s'étendrait vers la base de la cavité orbitaire, en passant en arrière des ligaments larges, et irait tapisser ensuite les parois de celle-ci pour se continuer, à sa terminaison avec la dure-mère. « Elle formerait une sorte de sac sans ouverture^ ou encore de bonnet de coton, dont une partie, repliée <ur eUe-métne, sert d'enveloppe au globe de Vœil, tandis que l'autre recouvre les j'orois de Vorbite (2). » Cette formule appliquée à la disposition générale de I aponévrose, a l'avantage d'en donner une idée fort simple ; mais elle est il»s4)lument erronée. Le périoste orbitaire n'a riei^ de commun avec cette aponévrose. On ne le voit nullement se prolonger en arrière des ligaments larses, pour passer ensuite des cartilages tarses vers les muscles et le globe dr Tiril. Par sa structure, il est indentique du reste au périoste de toutes l'''^ autres parties du squelette, et diffère beaucoup à cet égard de la durenuTe. Pour rentrer dans la réalité, il faut donc retrancher de ce sac sans merture : 1" toute sa portion périostique ; 2<* toute celle qui s'applique aux liirameiils larges; 3* toute celle qui correspond au muscle orbito-palpébral. Hamené à cet état de simplicité, il ne comprend plus que l'enveloppe oculaire, les six gaines musculaires, et les cinq faisceaux tendineux de celles-ci. Iv> ces cinq faisceaux. Tenon et Bonnet n'avaient observé que ceux des muscles droits. Hélie a signalé celui du petit oblique ; il les considère tous, du reste, comme de simples tendons d'arrêt.

Lenoir, en 1850, a retracé aussi l'histoire de Taponévrose orbitaire. Mais sa d«'5rription ne diffère de celle de Tenon que sur un point. Il la prolonge des • irtilages tarses jusqu'au rebord de l'orbite (3). M. Richet la prolonge ji«qu'au sommet de l'orbite, de même qu^Hélie, dont il adopte la formule, l'our les détails, il reproduit l'opinion de Tenon (à).

i; Bonnet, Traité des aect. tend,, 1861, p. 11 et suiy.

2 Hélie, Recherches sur les fnuscles de f œil et taponévr, or bit., thèse, 1841, p. 18.

3 Lrnotr, Des opérai, qui se pratiquent sur les muscles de Vanl, thèse, 1850, p. 12. X, Rirbet, TraUédanat, méd,<hirurg», 2« édit., p. 326.

120 HYOLOGIB.

En résumé, tous ces auteurs ont admis avec Tenon que TaponéTrose orbîtaire comprend : une partie principale qui entoure la portion scléroticaU* di globe oculaire ; des gaines qui partent de celles-ci pour se prolonger «ur les muscles de l'œil; des faisceaux tendineux qui se dirigent, les uns ^t»r^ les parois de Torbite, les autres vers les paupières. —Tous aussi ont adini« que ces ftiisceaux naissent directement des fibres musculaires : premiêiv erreur dont j'ai cherché à faire Justice en montrant qu'ils proviennent ée la gaine fibreuse. —Tous ont considéré ces mômes faisceaux comme entit*n*ment fibreux : seconde erreur , puisque trois d'entre eux sont constituée j leur extrémité terminale par des fibres musculaires lisses. — Tous ont («induit l'aponévrose jusqu'au cartilage tarse de la paupière supérieure ; Lon<>ir. Jusqu'au rebord de l'orbite; Hélie et M. Richct, jusqu'au sommet de ct'ttf cavité : troisième erreur, que la présence du muscle orbito-palpébnd réfuta suffisamment.

G. — De l'appabf.il moteur du globe de l'œu. considéra, dans son ensfmm»,

Page 1