‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 34 sur 390 · KS CONNEXIONS KT SES ATTRIBUTIONS · texte numérisé non relu

KS CONNEXIONS KT SES ATTRIBUTIONS

Cjci appareil se compose de parties fibreuses et de parties con tract il>^ étroitement unies et solidaires les unes des autres, mais remplissant ce(>eiidant des attributions très-distinctes.

Les parties fibreuses entourent le globe de l'œil sans lui adhérer ; elU*? !• maintiennent suspendu et fixe dans la moitié antérieure de l'orbite, de Xk-Wsorte que tout mouvement de translation lui est interdit; il peut beulemr;.: tourner sur lui-même. C'est surtout pour le fixer dans sa situation qu r!!'** se prolongent eu dedans et en dehors jusqu'aux parois de la ca%ité. Ai::^. entouré et suspendu, il ne saurait se porter en arrière; car les proliiiu-* meiits latéraux de son enveloppe s'opposent à ce mouvement de ivv\A. Il ne peut se porter également ni en dedans ni en dehors, puisque le pn •)••')• gement latéral externe l'immobilise dans le premier sens, et le pn>liau*'ment latéral interne dans le second; ni en haut, ni en bas, lesmi^iU'^ prolongements se refusant à ces oscillations verticales. L'aponévrose orbitain*. en définitive, est donc tellement disposée, que le plus mobile de tiKis l« organes contenus dans l'orbite, devient le plus fixe; et que loin de s'appii^' sur les purtirs qui ren^ironnent, celui-ci de\ient pour elles, au ctmtn.ri. un point d'appui.

Les parties controctiles sont de deux ordres : les unes partent du somm»: de l'orbite, et viennent s'insérer i\ l'hémisphère antérieur du globe df l «i il. les autres naissent de la buse de cette ca>ité, et vont s'attacher à son hrun sphère postérieur. Les premières sont représentées par les muscles dmit», !• st*condes par les muscles obliques.

Les quatre musch»s droits, nés du sommet de l'orbite, se portent en a\ai.'. en divergeant, comme les quatre parois de cette ca>ité auxquelles ils ««tres{M>ndent. —L'interne, par conséquent, est parallèle au plan médiin. L'externe s'incline fortement en dehors; le supérieur et l'inférieur »ui*f :.î la direction légèrement oblique du nerf optique.

Chacun de ces muscles revêt la figure d'un petit triangle isocèle. Une de leurs faces est conligu^ aux parois de l'orbite, c'est la face pariétale; l'autre à l'organe principal de la vue, c'est la face oculaire. Chacun d'eux se dévie à son extrémité terminale pour s'appliquer sur Thémisphère antérieur du dribe de l'œil; ils appartiennent par conséquent à l'ordre des lAuscles réfléchis. Comme ceux-ci, ils possèdent une synoviale sous-tendineuse, rudimentaire il e|t vrai, mais quelquefois cependant très-apparente. Leur insertion à la sclérotique se fait sur une ligne spirale qui commence au niveau du tendon du droit supérieur, se dirige en dehors, puis en bas, puis en dedans, on se rapprochant de plus en plus de la cornée, dont elle s'éloigne à son point de départ de 8 millimètres, et de 5 seulement à son point de terminaison : d'où la prédominance du mouvement d'adduction de la pupille sur $0(1 mouvement d'abduction; d'où aussi sans doute la fréquence plus grande du strabisme convergent.

Les gaines des muscles droits ne présentent les caractères du tissu fibreux que sur leur tiers antérieur. Elles leur adhèrent si solidement, que lorsqu'on déchire ces muscles d'arrière en avant, la solution de continuité comprend non-seulement le corps charnu et son aponévrose, mais le faisceau tendineux correspondant, phénomène qui avait fait penser à Tenon que celui-ci était un prolongement des fibres musculaires, c'est-à-dire que le muscle se terminait en avant par deux tendons divergents, dont l'un se portait vers la sclérotique, et l'autre vers les parois de l'orbite ou les paupières. Il avait été induit en erreur par cette adhérence, telle que lorsqu'on coupe leur insertion oculaire en respectant le plus possible l'aponévrose, les muscles dn)itâ peuvent encore attirer la cornée de leur côté.

I^s mouvements qu'ils communiquent au globe de l'œil s'opèrent pour les muscles adducteur et abducteur de la pupille autour du diamètre vertical , pour les muscles qui élève et qui abaisse cet orifice autour du diamètre transversal.

Dans le mouvement de rotation qui a pour effet de porter la pupille vers le grand angle de l'œil, le corps charnu du droit interne se raccourcit; son faisceau tendineux se tend, l'attire à lui, et limite son raccourcissement. L hémisphère antérieur du globe de l'œil se dirige en dedans; le postérieur se dirige en dehors. Le droit externe, qui joue le rôle de modérateur, ^allonge en s'enroulant sur l'hémisphère correspondant, et son faisceau tendineux se tend aussi, d'une part, pour prévenir la compression qu'il pourrait exercer sur l'organe de la vue, de l'autre pour contribuer à limiter le mouvement d'adduction. — Le mouvement d'abduction de la pupille est caractérisé par les mêmes phénomènes qui se passent seulement en sens inverse.

l>ans le mouvement par lequel cet orifice s'élève, l'hémisphère antérieur de l'œil s'incline en haut, le postérieur s'incline en bas. Le droit supérieur ï<e raccourcit, son prolongement palpébral se porte en arrière, et se trouve bientôt immobilisé par le muscle orbito-palpébral qui, soulevé par l'élévateur de la paupière, remplit à son égard le rôle de tendon d'arrêt. Le droit inférieur s'allonge et s'enroule sur la stlérotique; son faisceau tendineux se tend aussi, et contribue à limiter le mouvement d'élévation. Le

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grand oblique se tend légèrement ; le petit oblique se relâche. — 1/ab.iisèment de la pupille se fait par un mécanisme opposé.

Ainsi, lorsque l'œil tourne autour de son diamètre vertical, que la pupille se porte en dedans^ ou qu'elle se porte en dehors, les deux prolongement par lesquels l'aponévrose vient s'attacher aux parois de l'orbite se trndf nt pour imposer au mouvement de rotation des bornes qu'il ne saurait franikir. — Lorsqu'il tourne autour de son diamètre transversal, les deux proIoDL*< • mcnts que celle aponévrose envoie aux paupières se tendent également, (t cette tension a ici deux avantages : le premier, de renfermer le mouvem«'T ' de rotalion dans ses limites naturelles; le second, de faire concourir !e> muscles élévateur et abaisseur de la pupille à l'élévation et à rabaissemci.t des paupières correspondantes.

Les deux obliques se portent du rebord de l'orbite en arrière et en dehor«. en suivant une ligne qui, suffisamment prolongée, viendrait abcmtir a l'entrée du canal sous-orbitaire. Le supérieur s'insérant beaucoup au-de5«u< du nerf optique, l'inférieur en étant au contraire très-rapproché, les deui muscles n'exercent pas sur le globe de Tœil une égale influence ; relit» du petit oblique est prépondérante.

La gaine qui les entoure s'étend de leur point fixe à leur insertion mobilt* et leur adhérent. Ce sont ces adhérences qui limitent étroitement le rat • coure issement du grand oblique. Le petit a pour tendon d'arrêt ud fai«<v-<u tendineux qui lui laisse une latitude beaucoup plus grande.

Dans l'état de contraction du grand oblique, son tendon remonte ver^ h poulie de 2 ou 3 millimètres. Le globe oculaire tourne autour d*un a\t* obliquement dirigé en arrière, en dedans et en bas; son hémisphère pi>5trrieur se porte en haut, en dedans et en avant ; l'antérieur se dirige en s<'n5 opposé, entraînant avec lui la pupille. Mais cette rotalion est toujours tn>^ peu prononcée, en sorte que le déplacement de la pupille est peu seM>îhlf. Le petit oblique s'enroule sur la sclérotique, et son faisceau tendineux, qui s'allonge, contribue à arrêter le mouvement. — Lorsque ce dernier so contracte, le globe de l'œil tourne en sens inverse.

On peut reproduire sur le cadavre les divers mouvements communiqut-s par les muscles droits et obliques, en attachant des fils à leur extrémil** mobile. Des tractions exercées par l'intermédiaire de ces fils font tourner le globe oculaire autour de son diamètre vertical, et autour de son diamêtiy transversal, lorsqu'elles mettent en jeu les muscles droits. Kn faisant arT alternativement le grand et le petit oblique?, on voit très-bien aussi le ro<»uvemeiil qu'ils impriment à la pupille, et l'on peut constater en outre que ces muscles font aussi tourner le globe de l'œil autour de son axe antrr»postérieur.

Indépendamment de ces mouvements simples, l'œil présente des mouvements composés, résultant de l'association de deux ou de plusieurs de >o« muscles. La direction que suit la pupille est déterminée alors par la résultante des forces qui impriment le mouvement. Lorsque le droit interne et :f* droit supérieur agis>ent à la f »is, elle se dirige en haut et en dedans. e( peut ainsi prendre toutes les positions intermédiaires aux quatre directions

principales. Si ce sont les deux obliques qui combinent leur action, ne pouvant se diriger ni en haut ni en bas, elle se porte directement en dehors; mais comme l'hémisphère postérieur ne se prête qu'à un très-faible déplacement, ce mouvement direct d'abduction est peu prononcé et à peine apparent.

On a longtemps pensé que les muscles droits , en se contractant par paires ou tous ensemble, pouvaient avoir pour eifet d'imprimer à l'œil un mouvement de recul et de raccourcir son diamètre antéro- postérieur; on expliquait par cette modification de forme l'aptitude que présente cet urgane à s'accommoder, pour voir avec une égale netteté des objets situés à des distances très-ditférentes. Les physiologistes très - nombreux qui ont considéré comme réel ce changement de forme, n'avaient pas une connais- ^ance exacte de l'aponévrose orbitaire, des faisceaux si résistants par lesquels file s'attache aux parois de l'orbite, et des bornes étroites qu'ils imposent à laclion des muscles de l'œil. L'observation a établi, du reste, que l'œil est redevable de cette aptitude, non aux muscles qui l'entourent; mais au muscle ciliaire situé dans sa cavité sur le pourtour du cristallin, dont il fait \mer la forme en le rendant plus convexe lorsque les objets se rapprochent , moins convexe lorsqu'ils s'éloignent.

§ 6. — Muscles moteurs de l'aile du nez.

Ces muscles se divisent en ceux qui sont communs à la lèvre supérieure et à l'aile du nez, et ceux qui sont propres à cette aile. — Les premiers, au nombre de deux, jouent le rôle de muscles élévateurs , et se distinguent, d après leur situation, en élévateur commun superficiel et élévateur commun pn»fond. — Les seconds, au nombre de trois, sont : d'une part, le dilatateur de l'entrée des fosses nasales, de Tautre le transverse et le myrliforme, qui par leur contraction simultanée, président au resserrement de cet orifice.

Préparation. — Il convient d'étudier d'abord les muscles élévateurs^ plus superficieUement -4t.J.•^. On s'ocrapera ensuite du transverse, du dilatateur et du myrtiforme. Le procédé ^tjvani permettra de les découvrir dans cet ordre : 1° faire une incision verticale dans l'angle ■;ji vi|«re le nez de la joue, puis soulever le bord externe de celte incision et détacher les •^j'^meote de dedans en dehors pour mettre à nu les deux élévateurs communs; 2® faire ' ' iWr sur le bord interne une incision qui suivra le sillon de l'aile du nez ; en disséquant les ' i\ biirdsde celle-ci, on apercevra le muscle transversc ; 3" pratiquer sur le bord inférieur I 11 If du nez une troisième incision intéressant toute son étendue, et enlever de bas en haut l'^u'piinents de cette aile en usant des plus grands ménagements, afin de ne pas emporter '- • 'atateur qui leur adhère de la manière la plus intime ; 4° après avoir étudié les élévateurs

' 'iiun&, les diviser sur leur partie moyenne, diviser également la lèvre supérieure au niveau ' IviéTaïeur commun profond, et préparer le muscle myrtiforme, ainsi que l'extrémité infé-

:<^ttrf do muscle transverse.

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