‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 333 sur 390 · VEINE ILIAQUE INTERNE OU HYP06ASTRIQUE · texte numérisé non relu

VEINE ILIAQUE INTERNE OU HYP06ASTRIQUE

Le réseau sous-péritonéal est celui qui a été généralement décrit par les auteurs. 11 comprend un large plan de veines, satellites des artères pour la plupart, en nombre double de celles-ci, mais indéterminé, qui descendent du sommet yen le bas-fond de la vessie en s'anastomosant entre elles par des arcades transversales. La situation relative de ces veines permet de les distinguer en antérieures, latérales et postérieures.— Les premières se Jettent dans le plexus de Santorini ; les secondes dans les plexus qui embrassent les parties latérales de la prostate. — Les dernières se subdivisent en deux groupes, ainsi que l'a fait remarquer M. Gillette : les unes descendent de l'ouraque jusqu'à la base des vésicules séminales; les autres montent du bas-fond de la vessie vers les précédentes. Parvenues à l'union de la face postérieure avec la face inférieure delà cavité vésicalot les veines descendantes et ascendantes se coudent à angle droit et vont se terminer dans les plexus qui entouient les vésicules séminales ; quelques-unes se bifurquent et se rendent à la fois à droite et & gauche.

Ainsi disposé, le plexus sous-péritonéal de la vessie peut être considéré coomie le centre d'un vaste réseau qui unit largement les branches d'origine des deux veines hypogastriques. Par sa partie inférieure, il embrasse la prostate* Dans la taille latéralisée, où Tincision dépasse les limites de la prostate , l'instrument divise en partie le plexus vésico-prostatique : de là une hémorrhagie veineuse qui a été quelquefois observée et difficilement supprimée ; de là aussi une cause de phlébite. Chez les enfants, bien que la division de la prostate dépasse toujours très-notablement les limites de ce corps glanduleux, on observe en général peu d'accidents à la suite de la taille ; celte innocuité est due, soit A la parfaite intégrité des organes divisés, s()it au peu de développement du plexus vésical.

Chez la femme, ce plexus est beaucoup moins développé que chez Thomme ; il communique en bas avec le plexus vaginal et en arrière avec le plexus utérin.

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