III. — YclBCt h^tcMCt îmitrmtê
Les veines honteuses internes, remarquables par leur calibre en général considérable, suivent le trajet des artères correspondantes.
C^s veines tirent leur origine du plexus de Santorini, plexus essentiellement constitué par la veine dorsale profonde du pénis. Elles reçoivent dans leur trajet les veines bulbeuses ou transverses» les veines périnéales inférieures, les veines hémorrhoïdales inférieures et quelques autres sans nom dont le point de départ et le volume sont très-variables.
La veine dorBole profonde du pénis natt par un grand nombre de radicules des parties érectiles de cet organe. Elle est située sur la partie médiane de sa face dorsale entre les deux artères correspondantes qu'elle sépare. Les veines qui la forment par leur réunion, émanent du gland, de toute l'étendue de la portion spongieuse de Turèthre et des corps caverneux. — Celles qui viennent du gland rampent d'abord sous sa base d'avant en arrière et de bas en haut. De leur convergence résulte un tronc unique dont le point de départ répond A la partie moyenne de lacouronnc du gland ; sur ce point,
c'est-àrdjie au niveau même de son origine, la veine dorsale yntondr ou veine des parties érectiles, communique largement avec la veine wpefidrlW ou veine tégumentaire* — Les veines qui proviennent des autres partin 4ii corps spongieux de l'urèthre parlent de la gouttière dans laquelle en utu ce conduit; elles contournent le corps caverneux de chaque c6té, el coo* vergent vers la veine dorsale profonde, comme les barbes d'une phuoe vca leur tige conmiune ; on en compte, en général, cinq à lix de chaque cAié. A celles-d aboutissent une foule de veinules qui naissent de la périphénr du corps caverneux.
La veine dorsale profonde, ainsi constituée, se porte directement en nriére, traverse le ligament suspenseur de la verge, puis Taponévrose pé nnéale moyenne, et se Jette dans le plexus de Santorini, situé entre la pr> State et la symphyse pubienne, au-dessus de la portion membraaeme ér l'urèthre : c'est de la partie externe et postérieure de ce plexus que partr.' les veines honteuses internes.
Aux deux artères dorsales de la verge et aux deux artères cavememes r. rrespond donc une seule veine : fait très-exceptionnel et même unique étsm l'économie* Celte veine, il est vrai, présente un volume considérable, «r sorte que l'infériorité de nombre est ici compensée par une prédomina- de calibre.
Les veines bulbeuses, périnéales inférieures, et hémorrhoidales infirira^' suivent le trajet des artères correspondantes. Les premières sont vo1bbj> neuses ; les secondes très-gréles ; les dernières , en s'anastomoaant ai m *^ hémorrhoidales supérieures, mettent en communication le système veicr.> abdominal et le système veineux général. Les branches par lesqueDe» crdeux systèmes communiquent sont, en général, très-déliées; elles pMwt se dilater et se dilatent en effet ches les individus affectés de tumean ï* morrhoidales ; mais le calibre plus considérable qu'elles offrent alon «> toujours un état morbide.
Ghei la fenmie, les branches d'origine des veines honteuses internes }tf sentent une distribution plus conforme à celle des artères. Les veines qui « "• : nent de l'appareil érectlle sont en rapport avec les petites diroeniinni i^ cet appareil.
Ces veines naissent par des ramuscules extrêmement nombrenx et imstomosés entre eux autour de l'oriflce vaginal. Le plexus qu'elles ooostitiy' embrasse la totalité de ce conduit ; mais il est beaucoup plus détirisf^ dans son tiers antérieur que dans ses deux tiers postérieurs. En bu*- . communique avec le plexus vésical, et en bas avec le plexus hémorrfauiià: Les veines qui en partent vont se Jeter directement dans le tronc de I :i;pogastrique, ou dans l'une de ses branches d'origine.
f • — Vctacs «lerlBCt.
Les veines utérines diffèrent beaucoup dans leur développement sahir qu'on les examine avant ou après la puberté, et surtout avant on peadaai â
VEINE ILIAQUE EXTORNE. 7^3
grossesse. (Test sur un utérus en état de gestation qu'il faut les étudier pour en prendre une idée exacte. Elles ne sont pas flexueuses comme les artères, mais plus ou moins rectilignes et transversalement dirigées du plan médian \ers les bords de Torgane. Fréquemment elles s'anastomosent entre elles. Leur Tolume considérable pendant la grossesse leur a fait donner le nom de sinus utérins ; et cette dénomination est Jistifiée : 1" par leur structure qui comprend seulement la tunique interne des veines; 9? par leur adhérence intime au tissu de l'utérus qui leur forme une sorte de tunique musculeuse; 3"* par les dilatations ou ampoules qu'elles présentent, soit au niveau de leur communication, soit au point de réunion des branches qui leur don-* nent naissance.
D*abord situées dans l'épaisseur des parois de la matrice, ces veines ou plutôt le plexus qu'elles forment se rapprochent graduellement de leur surface externe, apparaissent sous le péritoine et se réunissent ensuite sur les bords de l'organe, où elles forment, lorsqu'elles sont convenablement injectées, une sorte de cordon plexueux. De ces plexus situés à droite et à gauche du corps de l'utérus partent:
1"* Au niveau de leur partie moyenne, deux veines principales qui se portent directement en dehors et qui se terminent dans l'hypogastrique : ce sont les \eines utérines proprement dites;
2« Au niveau de leur partie supérieure, plusieurs branches qui se réunissent à d'autres branches plus petites émanées de la trompe de Fallope et de l'ovaire, pour former les veines utéro-ovariennes, lesquelles vont s'ouvrir, celles du côté droit dans la veine cave ascendante^ et celles du côté gauche dans la veine rénale.
Les veines qui occupent les divers points des parois utérines ne présentent pas un égal développement dans le cours de la grossesse ; les plus considérables sont celles qui répondent k l'insertion du placenta.
§ 6. — Vbihe iuaous htbbrb.
La veine iliaque externe s'étend de l'arcade crurale sous laquelle elle se continue à plein canal avec la fémorale, vers la symphyse sacro-iliaque où elle se réunit & l'iliaque interne pour former l'iliaque primitive. — Située à son origine en dedans de Tartère qu'elle accompagne, elle lui devient dans le reste de son tr^et interne et postérieure.
L'iliaque externe reçoit deux branches collatérales, la veine ipigastriquê et la veine circonflexe antérieurs. Chacune de ces veines est double ; mais leurs branches, parvenues à une petite distance de leur terminaison, se réunissent pour former un seul tronc,
La veine éjngasirique est unie à la veine obturatrice par une branche ana« stomotique correspondant à celle qui fait communiquer les deux artères du même nom. Au voisinage de son embouchure, elle reçoit les veines spermatiques qui sont situées en arrière du canal déférent.
La veine circonflexe iliaque croise perpendiculairement l'extrémité terminale de l'artère iliaque externe en passant à sa partie postérieure, pour
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se rendre dans le tronc veineux auquel elle appartient C'est ordinairaii^n un peu au-dessous de Teinbouchure de la veine épigastriqoe qu'elle «Kit s'ouvrir dans ce tronc dont elle occupe le côté externe, Umdis que la pr^>dente en occupe lecOté antérieur et un peu interne.
Les deux veines qui viennent s'ouvrir dans Tlliaque externe sont p*»^rvues de valvules comme toutes les veines musculaires. L'iliaque exterof en présente quelquefois une à son extrémité inférieure.
§ 7. — Veines du membre abdomiual.
Les veines du membre abdominal se divisent, comme celles do mem^^ thoracique, en profondes ou sous-aponévrotiques et superfideUes oo »>. :cutanées.
A. — Velaes pr^foBdM eu wê^M
Les veines profondes du membre inférieur suivent le Ir^ct des art' r^^. Au pied et à la Jambe, toute artère est accompagnée de deux \einf*^^. -^ troncs comme les brancbes : ainsi il existe deux veines plantaires inier -« deux veines plantaires externes, deux veines pédicuses, deux veines tib.i * antérieures, deux veines péronières, deux veines tibiales postérieures. "^ : certains points ces deux veines se réunissent; sur d'autres elles se di^isen sorte que le tronc artériel, dans une petite étendue, est quelquaccompagné d'une seule veine et parfois de trois ou quatre. Les deux vr. ^ satellites communiquent entre elles par des anastomoses obliques ou tr» :versales, beaucoup plus multipliées sur les troncs que sur les brancbr» ; • .r les rameaux veineux ces anastomoses disparaissent ou deviennent beaoi . plus rares.
A l'artère poplitée correspond une seule veine. La veine fémoralunique aussi. En se continuant à plein canal dans l'anneau du troisiéii>- . ducteur, ces deux veitfes constituent un seul et même tronc, qui s eUrn: ' l'anneau du soléaire au pli de l'aine, et qui, situé en bas, directemri* arrière du tronc artériel, le contourne en demi-spirale pour se placr -. haut à son cô(é interne.
Des anastomoses fort remarquables, tantôt uniques et tantôt mulL; sont échelonnées sur le trajet de ce tronc.
Très-souvent une branche plus ou moins importante de la popHtée le : tache de sa partie moyenne pour aller s'ouvrira l'origine ^e la leinr '• - raie, ou A Torigine de la veine fémorale profonde ; dans le premier c&* existe à côté du courant principal un courant collatéral . très-court, e: ^' le second, un courant semblable beaucoup plus long.
Sur le trajet de la veine fémorale, la mOme disposition se reprodutf, r. • un peu modifiée; J'ai vu souvent une veine musculaire assex volumia'. se divisera quelques millimètres du tronc veineux en deux braDch<^. l'une s'ouvrait perpendiculairement dans celui-ci, tandb que l'aoïrt r montait parallèlement à son axe pour aller s'ouvrir sur un point plu» < -