VEINES DU MEMBRE ABDOMINAL
Or, les veines qui se terminent ainsi étant pourvues d'une valvule simple ou double au niveau de leur division , le sang qui reflue dans leur cavité se trouve presque aussitôt arrêté, et rentre alors par la branche opposée dans le courant principal. — Quelquefois la veine se divise en trois branches : la moyenne s'ouvre immédiatement dans le tronc fémoral ; la seconde descend parallèlement à celui-ci et s'ouvre plus bas dans sa cavité ; l'autre remonte au contraire et se termine de la même manière. Le courant collatéral est alors double. — Si une veine plus élevée présente une disposition semblable, à cùté du courant principal on observera une série de courants collatéraux par lesquels le sang pourra refluer de proche en proche Jusqu'à ce qu'il rencontre un tronc largement ouvert.
Aux anastomoses obliques ou transversales des veines satellites se trouvent donc substituées ici des anastomoses longitudinales qui remplissent exactement le même office.
Les veines profondes du membre inférieur sont riches en valvules. H. Houzé, qui en a fait le dénombrement chez quatre individus, expose dans le tableau suivant le résultat de ses observations :
i. t. 3. 4. Hojennc».
1» Dans la fc'morale 5 3 2 3 3
2* Dans la fémorale profonde. ... 4 S 2 3 3
Z^ Dans la poplitée 1 3 2 2 2
"*"*•" '*^'' / 4» Dans la libialeposlérieure.... 11 13 1« 8 13
5» Dans le tronc tibio-péronier... 12 2 2
e* Dans la përonière 7 10 9 8
7* Dans la plantaire 5 2 3 2 3
Ce tableau nous montre que la tibiale postérieure est celle qui contient le plus de valvules ; elle en présente treize en moyenne. Vient ensuite la péronière qui en possède huit; puis les deux fémorales et la plantaire qui en présentent chacune trois; et, enfin, la poplitée et la tibio-péronière qui en offrent seulement deux.
Les branches anastomotiques des veines profondes en sont constamment dépourvues, en sorte que le sang peut librement refluer dans chacune de leurs extrémités.
Indépendamment de leurs valvules, les veines profondes présentent sur lin grand nombre de points de simples lisérés fibreux que M. Houzé, le premier* a pris soin de démontrer. Cet auteur a constaté en outre que les veines lîbiales postérieures et péronières sont consolidées souvent par des brides membraneuses transversalement étendues d'une paroi à la paroi opposée. I .a longueur de ces brides varie de quelques millimètres à 3 ou /i centi* fiit'*tres (1).
Les veines profondes du membre abdominal diffèrent de celles du membre tluiracique par l'épaisseur de leurs parois, épaisseur quelquefois égale et en général peu inférieure ù celle des artères; les veines tibiales postérieures
i; Houzé de TAulnoit, Rech^trhes sur les %'aivuies d^is reines, thèse, 185ft, p. 41.