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CHAPITRE IV

1.03 vaisseaux lymphatiques, ou vaisseaux absorbants, sont des cam i ramiflcations convergentes, à parois transparentes et à forroe doqc .« étendus d'un grand nombre d'organes vers le système veineux, daot 1' * ils déposent le chyle et la lymphe, après avoir traversé un ou plusieon ' glanduli formes échelonnés sur leur trajet.

[/appareil circulatoire représentant, selon Texpresâion d un grio^ turalislc, un (ourbillou A direction constante dans lequel ciitientetd. sortent incessamment de nouvelles substances, le système de« \u^» lymphatiques, uni au système veineux, peut être considéré comme le «i d'entrée de ce tourbillon, dont les capillaires sanguins, organes de Ul tion, des exhalations et des sécrétions, formeraient le canal de sortie.

Le chyle et la lymphe que ces vaisseaux déposent dans le torrenl i circulation se composent, comme le sang, de globules suspendes di-* liquide. Le chyle est un liquide opaque et de couleur laiteuse cbei ^ nassiers ;la lymphe est transparente et d'aspect aqueux ; de là ujies'x

division des vaisseaux lymphatiques en chylifères ou lactés, et en lymphatiques proprement dits.

Celle distinction a pu offrir quelque importance à Tépoque où Ton pen- >ait que le chyle différait de la lymphe par sa couleur et ses propriétés dans toute la série des mammifères; elle n'en a plus aucune aujourd'hui où nous si\onsque ces deux liquides sont Tun et l'autre transparents chez les herbivores, et que les canaux dans lesquels ils circulent présentent une structure identique dans les quatre classes de vertébrés. 11 n'existe donc pas deux ordres de lymphatiques, mais un seul, et dans cet ordre unique deux groupes de vaisseaux qui diffèrent, sous quelques rapports, par le liquide contenu dans leur cavité.

Partis des divers organes dans lesquels ils prennent naissance, les vaisseaux lymphatiques se dirigent vers les corps .'glanduUformes situés sur leur inijet, augmentent en volume et diminuent en nombre après les avoir tra versés, puis continuant à converger de la périphér ie au centre se réunissen >our former deux troncs :

i" Un tronc principal, le canal ihoracique, qui monte verticalement au levant de la colonne dorsale et qui vient s'ouvrir dans l'angle de réunion les veines Jugulaire interne et sous-clavière gauches ;

!2* Vn tronc moins volumineux , descendant, la grande veine lymphatiquey [ui se termine dans la veine sous-clavière droite.

Cette disposition nous montre que le canal à sang blanc ne constitue pas tn arbre vasculaire complet. Il se présente sous la forme de racines, comme a partie afférente du canal à sang noir, avec laquelle il contracte dans toute étendue de son tn^etles connexions les plus intimes et dont il se rapprobc en outre, soit par la situation de ses branches d*origine qui sont les unes uperficielles, les autres profondes, soit parles nodosités qui surmontent ses arois, soit par les valvules qui entrecoupent sa cavité. Ainsi uni au système Laineux général, le système lymphatique en devient une véritable dépeuance.

Ajoutons qu'il existe entre les fonctions dévolues à chacun de ces sys- "^iDes une assez grande analogie ou plutôt une étroite solidarité de fonçons; car si le premier recueille au sein de nos tissus le liquide dans lequel t*iix-ci puisent les éléments de leur nutrition pour le soumettre ensuite l'influence vivifiante de l'atmosphère, le second se propose évidemment * même but en absorbant par ses racines* d'une part, les particules que le louvement de décomposition détache de nos organes, de l'autre, une (irtie des produits de la digestion : le sang qui revient par les veines, le lyle que les lymphatiques puisent dans l'intestin, la lymphe qu'ils puisent ins les autres parties de l'économie, sont trois variétés différentes d'un lOme liquide, le liquide nutritif, qui coule vers les mômes organes, les > unions, pour y subir une môme élaboration, l'hématose, et y acquérir â niOmes propriétés, celles du sang artériel.

Los vaisseaux lymphatiques présentent des caractères géuéraux qui spolieront d'abord notre attention. Nous les étudierons ensuite en partial ier.

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ARTICLE PREMIER

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