‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 346 sur 390 · I. — TalMMWi lympMlUoM éo système «lanénlein · texte numérisé non relu

I. — TalMMWi lympMlUoM éo système «lanénlein

Les glandes sont, parmi les divers organes de l'économie, ceux qui émettent le plus grand nombre de vaisseaux lymphatiques. En procédant de celles qui en sont le plus abondamment pourvues à celles qui en offrent à peine quelques vestiges, on trouve :

Au premier rang, la mamelle, le testicule, le foie ; au second, le pancréas dont les absorbants ont été découverts en 16/i9 par Vesling et observés de nouveau en 1773 par Cruiksanck.

Les glandes à réservoir présentent aussi des réseaux et des vaisseaux lymphatiques sur les parois de leur appareil excréteur. Hewson a décrit ceux qui partent des vésicules séminales; A. Nuck ceux des trompes et de l'utérus; Pannizza a découvert ceux de l'urèthre. De mon côté, j'ai injecté ceux des voies biliaires, ceux qui accompagnent les veines hépatiques, ceux de la prostate, ceux des canaux déférents et ceux de la mamelle.

Les vaisseaux lymphatiques des glandes naissent des lobules qui les composent. En s'anastomosant à la périphérie de ceux-ci, ils forment à chacun d'eux un réseau analogue à celui qui embrasse k totalité de la glande. De ces réseaux sus-lobulaires partent des troncules auxquels succèdent des

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mésentère, lorsque la reine Christine, désireuse de contempler une éfi< verte qui faisait alors grand bruit ddns le monde scientifique, se rp'»!* dans son laboratoire, suivie de tous les hauts dignitaires de la cour de Sor!

Le môme anatomiste fit connaître les lymphatiques qui cbemioeni en .les muscles intercostaux.

Th. Bartholin, à la même époque, décrivit et représenta les lympbatiq' mammaires internes qui tirent leur origine, soit des muscles iDtereoitft:*. soit du diaphragme, soit des muscles droits de l'abdomen.

Hewson a mentionné ceux qui naissent des muscles fessiers et ind:-; leur trajet. Mais Thistoire de ces derniers a été bien plus eiactemeot « plus complètement tracée par Mascagni, qui a montré leur point dedr:.:* représenté les glandes qu'ils traversent, précisé leur réunion, leur tn/* ' leur terminaison, et qui a en outre fait connaître les lymphatiques Mt lites de l'artère iscbiatiquc, ceux qui suivent les vaisseaux obtura! ceux du grand pectoral, ceux du grand dorsal, etc., etc. Pour procéder ; succès dans ses recherches, cet habile explorateur injectait les arlènsi* veines avec une solution de gélatine qui passait par transsudation dan« lymphatiques et les mailles du tissu cellulaire ; à l'aide d'un courant d« chaude il entraînait ensuite le liquide qui s'était infiltré dans re àcr ' tissu, et son œil perçant, quelquefois armé d'une loupe, distinguait le; museaux qui rampent à la surface des muscles.

H. — TalMcaoK Ijrmpliatl^aef en fyftènit flkreax.

Les absorbants du système fibreux ont été peu étudiés. Th. Beri t a fait représenter trois troncs lymphatiques dont il place le point do d-:^dansle médiastin antérieur. Ne pouvant remonter à leur origine. pai-< injectait ces vaisseaux en les ouvrant directement, et non en plongea: hasard la pointe du tube dans les réseaux capillaires, il n'a pu éfl> ' sur cette origine qu'une simple opinion. En piquant successif em^n: plèvre médiastine et le feuillet fibreux du péricarde je n'ai Jamais y M^ de lymphatiques sur la première et j'en ai plusieurs fois injecte surit *cond ; en conséquence, je crois pouvoir avancer que les vaisseaux uK - par Bartholin naissaient réellement de la partie fibreuse de l'cnv - du cœur.

Hudbcclc, Nuck, Ëschembak, Mascagni, ont décrit ceux qui partent J partie aponévrotiquc du diaphragme ; ces derniers sont ceux sans ci»nîn dont l'injection présente le moins de dirficulté.

Mascagni nous montre dans ses planches deux troncs ]ymphaliqur« ; suivent l'artère articulaire inférieure externe du genou.

Parmi les troncs lymphatiques qui accompagnent les vaisseaux pr ' des membres^ il en est sans doute quelques-uns dont les ramificatitmf * r ncntsoit des tendons, soit des aponévroses, soit des ligaments. Mai« \i . part de ces troncs, aujourd'hui bien observés dans leur trajet et leur t^rnaison, nous sont complètement inconnus dans leur point de départ.

La présence bien constatée de ces vaisseaux sur le péricarde ri Ir ^- *" phrénique, sufflt pour avancer : d'une part, que le (issu fibreux dooc- -:

> iiico à quelques vatsseaujc lymphatiques, mais toujours très-peu nombreux ; lie l'autre, que ce môme tissu n'est pas constitué comme on l'avait pensé d'après Mascagni, et comme beaucoup d'anatomistes le pensent encore, par un entrelacement de capillaires absorbants. Loin de Tormer essentiel- Icineut les aponévroses, les tendons, les ligaments, etc., ces capillaires ne ro[»réscntcnt qu'un de leurs éléments et un de leurs éléments les plus se- 4 ondaircs. On ne saurait comprendre la rare faveur avec laquelle cette opinion est accueillie, lorsque, Ton compare les propriétés si différentes des \aisiteaux lymphatiques et du tissu fibreux.

Los vaisseaux lymphatiques s'allongent et se rétractent, ils sont émincmiiiment élastiques; les tissus fibreux ne sont ni extensibles ni rétractiles, ils sont remarquables au contraire par leur parfaite inextensibilité.

Los vaisseaux lymphatiques, comme tout ce qui est creux et vasculairc, \aricnt à chaque instant de volume ; les tissus fibreux sont invariables dans leurs dimensions.

Les premiers, doués d'une grande irritabilité et s'enflamment facilement; les seconds, à peine irritables, s'enflamment très-rarement, etc.

Hn poursuivant ce parallèle on arrive à se convaincre qu'il n'existe en !• alité aucune analogie de propriété entre ces deux systèmes : or, des pro- I-riôlrs opposées ne peuvent dériver que d'une structure différente. Cessons «Joiic de voir dans les aponévroses, les ligaments, les tendons, le tissu cellui.iire, les séreuses, etc., un seul et même élément, l'élément lymphatique, qui ne différerait de lui-même que parles divers degrés de condensation ^ U1S lesquels il peut se montrer; Tanatomie, la physiologie, la pathologie v*ti lussent pour repousser une semblable hypothèse, acceptable peut-être au temps de Mascagni, mais qui a contre elle aujourd'hui tant de faits précis et irrécusables*

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