‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 348 sur 390 · LV.MI'llATIoii:s · texte numérisé non relu

LV.MI'llATIoii:s

ihaliq'

ui»u( ic- iiiM iiil: u<'r cii >u[K'rnci('i^i t'i pruiuiiuï».

I.«'s \ai-^can\ lyrn[dialiqnes snperli':i(ds eouNergenl ant^nir des \<-v priixipa'cs, sans ceit>'ndanl se grouper aulniir d'elles eumine autour d . a\c. Ain>i à la main el au jiied ils JV>rment un l:irge plan sii[>çrpo5é an ji!-. (]«'< Nt'iue- dorsales: à 1 a\anl-bras ils s«' diNiscnt en trois groupes : riin -i t<iicur, satcllilr de la \eine médiane, l'autre exlern»-, salrîlite des ratli.il - 'i' hoi-icme inli>rne n [dus c(>n>idérahle, sat«dlile des xtîines cnbil.iliN A

ainbe il o\i>N' un gr('U|)e priiici[>al i»our la M'ine sapîiène interiu' t'<

iijuH'oui) moins imj) >rlanl pour la [u'Iile sapbèn»». Au bras oi à la cni>-t'.

rniic- M' rt'lmi^^;ent en un seul el large groupe situé sur leur [»arlie aiit'.r

interne.

Ni'ines autour de 1 arh'rr : le- lymjdialiqu«^s autour des veines. CesdiTiiii:- ^ui\ent en gt'uu'ral nin' direclion parallèle à celle des vaisseaux sangtiifi.-. r.opiMidanl il n e^î [.as raie de b^s \oir passer d'un coté à l'antre en cr-'; > lut nliliqnemenl lartèri' el les \eiuts. Ils sont }dus V(duniineu\ qu<' • ' :u rrUri.'ls, mai- b<',ucou{Mnoins nombreux.

lian-le< \is(èrcs creux, tels q(u^ 1 e-lnniae cl les inleslin^, il existe ai;H deux ])lans de ^ai^^ea,l\ 1\ m[>lialiques : un [dan supertieiel oji exter'i qui naît de la limique mu-enlaire, cl un [)lan [u'ofond nu interne qui '•**' d.' I.i liniiiHie muqucUM'.

O'" i.i lininpie muqucUM-.

iUue- le- six ère- [di-ins, le.- coiiduils lym[)iialiques se ]»arl:.'gefil c-.i'i' menl en deux eonches. A la ^ur^ace du foie, du testicule, de ri»>aire, e((.i nn trouve un [)lan siipin'licicl situé dans l'épaisseur de b-ur eiivcle'n-

fibreuse et un plan profond en rapport avec les vaisseaux sanguins. Mais tous deux offrent la môme origine; tous deux naissent du parenchyme môme de ces organes. Si le superficiel se compose de vaisseaux plus fins, ce n'est pas parce que ceux-ci viennent de la séreuse, mais parce que, nés de la périphérie du viscère^ notre œil les surprend en quelque sorte à leur point de départ. Si les conduits qui forment le plan profond se présentent à nous sous la forme de troncs volumineux, c'est au contraire parce que nous voyons ces troncs loin de leur origine; car si Ion remonte jusqu'à leurs premières radicules,comme Je Tai fait pour los troncs qui suivent les veines hépatiques, on pourra constater qu'ils ne diffèrent nullement de ceux qui rampent à la périphérie.

Les vaisseaux lymphatiques superficiels et profonds des membres s'ana* stomosent-ils entre eux, comme les deux plans veineux qu'ils accompagnent 7 Ces anastomoses ont peu fixé l'attention des anatomistes. Cependant elles sont admises parMascagni, qui dit avoir vu un vaisseau lymphatique superficiel de la cuisse coomiuniquer a\ec les lymphatiques profonds au niveau de l'anneau du troisième adducteur. J'ai souvent cherché cette communication et toujours en vain. J'ai voulu savoir sll en existait sur d'autres points» et il ne m'a pas été donné d'en rencontrer une seule.

Lorsqu'on injecte le plan superficiel, alors même que tous les vaisseaux sont remplis et bien dilatés, on ne voit jamais le mercure pénétrer dans le plan sous-aponévrotique. Si l'on injecte les vaisseaux profonds, le métal ne passe nulle part dans les vaisseaux superficiels. De ces faits je crois pouvoir conclure que les deux plans lymphatiques des membres restent isolés sur toute l'étendue de leur trajet; ils contrastent étrangement sous ce point de vue avec les deux plans veineux correspondants.

Cette indépendance est attestée aussi par les faits pathologiques. Le plus souvent ces deux plans demeurent parfaitement isolés dans les affections dont ils deviennent le siège; à la suite d'une piqûre, d'une plaie, d'une brûlure, etc., on voit fréquemment les lymphatiques sous-cutanés s'enflammer, tandis que les profonds conservent une complète intégrité. Sous l'influence d'une fracture comminutive, ou d'une plaie avec corps étranger, les profonds sont quelquefois affectés d'une angioleucite suppurative qui n'atteint pas les superficiels.

Les vaisseaux lymphatiques superficiels des viscères sont souvent le siège de dilatations et d'étranglements très*prononcés. A l'aspect réticulé qui caractérise leur état normal , succède un aspect variqueux plus ou moins accusé y qu'on observe fréquemment sur les parois du cœur, sur la surface de l'estomac, sur le corps de l'utérus, et plus souvent encore sur la périphérie des poumons. C'est à la suite des phlegmasies aiguès ou chroniques de la superficie des viscères que cet état variqueux se produit. Il est le résultat de la coagulation de la lymphe et de l'oblitération, au moins provisoire, des vaisseaux lymphatiques. Ainsi dilatés par la lymphe coagulée, ils deviennent légèrement saillants et forment une surface rugueuse ; de là des frottements qui sont une nou\elle cause d'irritation ; de là aussi une absorp* lion moindre ou nulle, une exhalation plus active, et enfin des épanchements picurétiquesy péricardiques, etc.

Page 1