III. — TaltMkos IrnithaiMiSM 4ca «nane* ie* «ent
Les organes des sens possi^denl des vaisseaux lymphatiques. Mais ces vaisseaux n'ont été observés que sur leurs parties superficielles ou tégumcntoires : pour le sens de l'ouïe, surle papillon de l'oreille; pour celui de la vue, sur les paupiiires ; pour celui de l'odorat, sur la muqueuse des Tosies nasales; pour celui du goUl, sur la muqueuse linguatc-
A.i.TnphauqneBdDpaTiiisiidoramiie.— Comme toutes les parliez située .4 aux dernières limites du l'économie, c'est-à-dire A la plus grande distance possible du centre circulatoire, le pavillon de l'oreille se dislingue par la multiplicité dus radicules lymphatiques auxquelles il donne naissance. Le réseau résultant de l'union de touli<sccs radicules recouvre tes deux Faces
Fig. 4Î8.
1. V.iivwanx lyiiiii|jiiiii|ii.>s A- la ■■niuiup Ae Inrfillc ilnnt I»» Ironrï s* diriiVBI «O Ivia [Hiiir sp ri'iiiln' ll!lll^ li- pinpliiin sIImi< mi •Ws.iiii .lu ii.i<;ii>. — 3,9,3.1. Iti''>i'aii IvmphaliqiK'
allpr «•■ kniiini'r iluns I» Bin^linni intsifiiliiii-.. -~ 3. Ili'si>iiii 1][iH|>liali<|w ilu loliulï de
8A8 ANGIOLOGIE.
explique la Tréquence de l'angioloucile mommairo cl luut les f
que celle-ci entraîne à sa suile. Voici alors quel est l'enctuIneiDroi it ^ ■
phi-nomùnes.
Neuf fois sur dix les abcès du sein sont conaéculifs à une eiroriaiiun. j • nssurc, une gerçure du mamelon ou de l'aréole. Ur, qu'eit ce que ttUt rv riationT Une iaflammalion du réseau lymphatique sus-aréolaire. ï>a\>-. excorié linnammation se Irausmel parles Ironculei lymphatiques an |>'.<v. Eous^réolairc; puis de ce plexus elle se propage dans luule» Ic*^ dirMli-r." remonlanl des Ironcs principaux rere les branches, lesrameauv, letram.cilles, et arrive ainsi de proche en proclinjusqu'aux lobulet de la glood"^ aux conduits laclifi-rcs. Mais il est rare qu'elle soit aussi générale. Le p .'
Fig. iS6.
1, t. IlibfiD lymphiliiui de la (ace anlJrïcurc île U ^ludn iMiamiirr. — 1. :. t il« In (illindf, ilont le n-wan prriphi'riqui" na im M injrrl< ofin lit Uiiifr tiat U ■ virrniiilobuliirt qui Its encadre. — 3, 3, 3, 3. Trnnfs qui iiaii4-nt Jp» partit^ >u|> ■ iuKhrurc if la tilande. — i, i. Plexus 1vni|il>alïqui' snuj-arVolaiir. — s Vii<vai. :• li^iwqDi nall de la partie inlerw ils ce lileius, et qui décrit une ronrlie dnm-nrra'i M |H>rter ler» le rrcux de raijsellp. — 0. Autre laitwan iiaiN^aat d» la fmriit i \: mf me (ileius et !>e piirUiiil ilirrereinenl en dchora. — 7. VaLvieau proienaot ili' li fi'. ■ rieure de la |landc «t sr réuniiïDnl (u prérédcnl piiur tonnrr l'un dr^ drui l'oa-t •>
VAISSEAUX LYMPHATIQUES DV SEIN. 8fi9
habituel le ment, l'angiolcucilc s'étend dans une seule direclion et se Ë\o sur un point déterminé où elle su termine par suppuration. Épuisée sur ce point clic se déplace cl se fixe sur un autre où elle se termine cumme sur lu premier. Elle peut ainsi séjourner longtemps dans les troncs Ijmpliatiqucs de la glande cl se déplaicr souvent : d'où la répétition eu quelque sorte ludélinie des abcès.
I.'innammalion et Is suppuration ont donc ici pour point de dâparl et pour siège primitif le système lymphatique de la glande. Or, ce qui se passe dans la mamelle est au^sl ce qui a lieu sur les autres points de l'économie. Aucun fait ne démontre que le tissu cellulaire est irritable; rien ne prouve qu'il s'cnllamme el suppure, i'e qui s'inflamme dans ce tissu, ce sont les veines et tes lutisseavx lymphiitiquei qui le traversent. Sur les points où il est dé[iourvu de loiaes et de lymphatiques, on ne le voit pas s'enflammer el suppurer, l^ Dcst pas dans les lipomes que se forment les colleclious purulentes. Cette
Fig. 437.
/Mliquc du
VMion el de /■<!.
CxWt figure, de mjmc iiuc la pn*r^dtnlf , t^l lin'e Ae mon tltu in^i
Ella moalrt que le Hsraa Ifmphsliiur de ti peau Ir munclon et sur l'ar^le, el qu'au delà Ae relte tmnn' ci;iiiriijr tu- i Il mlmellt. Il j'sppamril lu poiiil de di*paruUre pres<]ue enlien'ininl,
ïli«aliss,-iil ir.ui les aulrei. - 8. 8. VBi«pauï i»'i de lu parti lairc a de 11 f-artie ïupiTieure rl>' !• luumelle eoiii.Tgeunl ti de ui Innés qui <e rendent kui ganglions de l'ai>ïetle.
. Mlrèmetnenl d^teloppi' tor
l>ariit' centrale df l'enieluppe cutané de
énorme quantité de tissu ccllulo-graisseux qui remplit le grand é(>ipUM chez les individus obèses, ne nous offre ni ces phlegmons diflfu?, ni ces phU -^^ mons circonscrits, si communs, au contraire, dans le tissu celiulaîrc h^u-cutané des membres; les abcès ne sont si fréquents au pli de l'aino, da:> U creux de l'aisselle, sur les parties latérales du cou, que parce que ces rf^i>>:i: représentent les grands confluents du système lymphatique. I.es femme^ «u\ puissantes mamelles, c'est-à-dire celles chez lesquelles la glande e^t pluf «• . moins atrophiée et remplacée par une masse cellulo-adipeuse, sont cel!r« r::: ont le moins à redouter les abcès du sein. De ces faits ci de ces con^dt-nlions que Je ne puis ici qu'ébaucher, mais que j'exposerai dans mon Tr«ii: • des vaisseaux lymphatiques avec tous les développements qu'ils récUmeu*. je crois pouvoir conclure :
Que le tissu cellulaire considéré dans tous les temps comme le plus inflammable de nos tissus, est, au contraire, un de ceux qui sont le moins prédisposés à l'inflammation ;
Que les veines et les vaisseaux lymphatiques qui le parcourent sont seu r le siège des phénomènes inflammatoires qui lui sont attribués ;
Que plus ces deux éléments sont abondants dans une région, et plus au^: l'inflammation et la suppuration y sont à redouter ;
Que l'élément lymphatique est plus irritable encore que l'^b'^menl wi neux; qu'il est celui dans lequel les phlegmasies se développent le p'^souvent et dans lequel elles se propagent u\ec le plus de rapidité. Or. \^ sein entre tous nos organes se place au premier rang par le développcmr '/ et la grande prédominance de son système lymphatique. Sa constitutif»!! U prédispose donc plus que tout autre aux lésions inflammatoires; et par c<-:iséquent il n'y a pas lieu de s'étonner s'il est au^si le siège le plus habitai* de la suppuration circonscrite ou diiïuse.
Ces notions, du reste, ont déjà en partie pénétré dans le monde médi< f M. le professeur Nélalon a bien voulu les adupter et leur prOter l'appui *U i haute autorité en les exposant et les développant dans ses leçon&. P t • récemment, M. Ad. Hichard (i) vient aussi de s'en faire le défen>eur. i<r * * livre à l'examen et à la discusi^ion, laissant aux pathologistes le 5(»in <i lU apprécier rimportance et de formuler les applications qui on découlent.