‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 375 sur 390 · VI. -- ValMcaax lympliatUaM des caavIlMM ulllalrfa · texte numérisé non relu

VI. -- ValMcaax lympliatUaM des caavIlMM ulllalrfa

Les ganglions du creux de l'aisselle sont liés entre eux par les vai^^-« \ efTérents qui en partent^ vaisseaux volumineux et assez nombreux pt» ir f r mer un plexus. De ganglions en ganglions les divers groupes de lympb»!:ques qu'on voit converger vers le creux de l'aisselle arrivent au-do*- .' de la clavicule, puis dans la région sus-cla\iculaire oiHls si* r< ui.:>-*tantôt en un seul tronc, tantôt en deux et mt^me trois troncs de CAlibrv i-i gai. — Lorsque le tronc est unique, il s'ouvre le plus souvent is4»l('Mn« i.t •* la veine sous-chnière, de son tôté, au >4Û>iiiage de l'embouchun' d.i tu.. thoracique. — Lorsqu'il est double, l'une de scb branches se rend directriik^

^1) Ail. Huhard, Prnt, joHrnaL de la chirunj,, 1868, |». 483.

parvenu à les suivre depuis leur origine Jusqu'à leur terminaison (i). Tous se dirigent en arriôre, en rampant sous la muqueuse ; ils convergent vers la partie moyenne du sillon vertical qui limite en arrière la paroi externe des fosses nasales et qui la sépare de la trompe d'Eustache. Arrivés sur ce point» les lymphatiques de la pituitaire forment un petit plexus signalé par M. E. Simon.

De ce plexus que j'ai observé aussi, on voit partir deux troncs. L'un et l'autre traversent le voile du palais en passant entre les deux périslaphylins, puis se séparent et se terminent différemment. — Le plus élevé descend entre le pharynx et le stylo-pharyngien, et pénètre dans un gros ganglion situé au devant de l'axis. C'est le plus élevé de tous les ganglions du corps; il reçoit aussi les lymphatiques de la moitié supérieure du pharynx, en sorte qu'il peut s'engorger et même suppurer à la suite de toutes les inflammations siégeant sur la muqueuse nasale ou la muqueuse pharyngienne. — Le second suit à peu près le môme trajet, mais se prolonge beaucoup plus bas et se bifurque pour se terminer dans deux ganglions situés sous le stemo mastoïdien, au niveau du point où ce muscle est traversé par le spinal.

n. VAiii0caaxiynipiiati4a«Bd«iAiaas«e. — Les vaisseaux qui naissent delà muqueuse linguale sont extrêmement nombreux, et cependant, malgré leur multiplicité, ils sont restés inconnus jusqu'en i8/i7. A cette époque. Je les in* Jeetai, et je fis connaître leur existence et leur disposition dans un mémoire adressé à l'Académie des sciences (2). Le mode d'origine qu'ils présentent est celui qu'on observe en général sur les surfaces libres : des capillaires extrêmement ténus, fans direction déterminée, anastomosés entre eux et constituant des réseaux ù mailles très-serrées, telle est la disposition qui leur est propre à leur point d'émergence. Ces réseaux occupent principalement la partie moyenne de la face dorsale de la langue et l'extrémité postérieure des bords de cet organe. Mais les réseaux médians ou dorsaux diffèrent des latéraux ; et les troncs qui partent des premiers ne suivent pas la même direction que ceux qui naissent des seconds.

Les réseaux étalés sur la face dorsale de la langue occupent sa partie moyenne. Ils atteignent leur plus haut degré de développement au niveau des papilles caliciformes qui semblent établir leur limite en arrière. En avant ils se prolongent jusqu'à l'union du tiers antérieur de l'organe avec son tiers moyen. Chez le fœtus, dans les injections heureuses, on les voit quelquefois s'avancer Jusqu'à la pointe de la langue ; alors toute la partie supérieure de la muqueuse linguale est recouverte d'une lamelle argentée dont l'éclat, toujours pi us vif au voisinage des papilles caliciformes, pâlit et s'efface graduellement de la partie postérieure à la partie antérieure de la membrane gustative. Autour des grosses papilles les capillaires qui composent ces réseaux se dévient, pour les contourner, en suivant un trajet demi-circulaire, et reprennent ensuite leur direction vers l'épiglotte après s'être anastomosés

(1) E. Simon, Lymph. de ta pituitaire {Comptes rendus de la Société de biologie^ t. I , 3* série, 1839, p. 227).

(2) Hech, sur les vaisseaux lymphatiques de la langue {Comptes rendus de f Académie des sciences, iStil, UXXV, p. 901).

853 ANGIOLOGIE.

Les vaisseaux lymphatiques de la U(e peuvent Cfre divisés d'aprti \nt origioa en trois groupes : le premier groupe part des téguments du aiat. le tecood des téguments de la face , le troisième des téguments qui tnouvrent les organes des sens.

— ■.fMtkaihides dea tésaBscals ém «Hkaeu

Ces vaisseaux naissent de toute la superBcie du cuir chevelu. plus grande partie de celle-ci, ils ont pour point de départ des

l'itùMoux lymphaUqaet de la léte et du cou; ;

I reiidint dans lo nnifltaos (hr

. j. 1 y ^^ tmn. — 3,3. Lj

irchttilu. — t,t. V«ï

déliées et plus ou moins espacées, en sorte qu'on ne les injecte qu'avec la plus extrême difficulté. Sur d'autres, ces radicules sont au contraire trésdéveloppées et trôs-rapprochées ; elles se superposent et s'accumulent en si grand nombre que le derme semble en ôtre exclusivement composé : c'est sur la ligne médiane qu'elles atteignent ce haut degré de développement. Les téguments qui répondent à la suture bi-pariétale sont privilégiés sous ce rapport ; viennent ensuite ceux de la région occipitale, puis ceux de la région frontale. Le riche réseau du sommet de la tête s'étale sur une largeur de 2 à 3 centimètres ; à mesure qu'on s'éloigne de ces limites pour se rapprocher du pavillon de l'oreille, le réseau s'appauvrit ; puis il n'existe plus qu'à l'état de vestige et semble alors disparaître.

Ces vaisseaux sont pourvus de valvules, comme ceux des membres et de toutes les autres partie? du corps. M. Bonamy est tombé dans l'erreur en pensant qu'on pouvait les injecter contrairement au cours du sang.

Ils se partagent en trois groupes secondaires : les antérieurs ou frontaux, les latéraux ou pariétaux^ les postérieurs ou occipitaux.

a. Les frontaux se portent obliquement en bas et en arrière, en suivant une direction d'autant plus horizontale qu'ils sont plus inférieurs. Ceux qui naissent de la peau des sourcils sont parallèles à l'arcade orbitaire. Tous convergent vers les ganglions parotidiens dans lesquels ils se terminent* Leur nombre est assez considérable ; il varie de dix à douze. Je possède deux pièces sur lesquelles ils sont complètement injectés. Leur injection étant difficile, on n'en remplit le plus habituellement que trois ou quatre, et Ton pourrait croire alors que les autres font défaut; ils existent cependant et ne sont pas moins manifestes que les précédents, lorsque le mercure pénètre dans leur cavité.

6. Les;Kirié(atix se distinguent des antérieurs et des postérieurs : 1^ par leur calibre plus considérable ; 2^ parleur longueur plus grande aussi ; 3* par leur direction verticale. Ces vaisseaux cependant ne sont pas reclilignes. Comme tous ceux du cuir chevelu, ils s'infléchissent en divers sens ; ils marchent en serpentant, et s'anastomosent dans leur trajet soit entre eux, soit avec les frontaux et les occipitaux. Leur nombre est de six à huit. Ils se terminent dans les ganglions mastoïdiens : les antérieurs dans les plus élevés

phttiques pariélanx descendant ferticaiement, en s'aiiaMomosant afcr les Taiaseaux Toisins, et 90 terminant dans les ganglions mastoïdiens. — 5.5. Origine de ces vaisseaux. — 6, 6. Vais- M'aux sous-oecipitaux antérieurs conTerpeant pour former un tronr unique qui, après un long trajet, vient se jeter dans l'un des ganglions rerviraux les plus inférieurs. — 7. Tronc résultant de la convergence de ces vaisseaux. — 8. Ganglion dans lequel ce tronc se termine. — > 9, 0. Vaisseaux sous-occipitaux postérieurs aboutissant à deux ganglions situt^s sur le boni ant(^rieur du trapère. — 10, 10. Ces deux ganglions. — 11. Gros tronc boritontal partant du plus élevé de ces ganglions, et cheminant sous le splénius pour tie rendre dans les gangl/ons snus-niasto\(iiens. — 12. Vaisseaux qui naissent des ganglions mastoïdiens supérieurs et qui traversent le stemo-mastoldien pour se rendre dans les ganglions situés au-dessous de ce muscle. — 13. Ganglions parotidiens reliés entre eux par leurs vaiss<>aax efféreota. — \kt 14. Ganglions cervicaux et vaisseaux effôrcnts de ces canglions. — 15, 15. Vaisseaux lymphatiques qui naissent des téguments du nez. — 16, 16. Vaisseaux lymphatiques des lèvres. — 17. Ganglions sons-maxillaires dans lesquels ce% vaisseaux se terminent. —

18. Vaisseaux lymphatiques provenant de la partie médiane du la lèvre iuférieure. —

19. Ganglion sus-hyoTdicn dans lequel ce vaisseau vient se jeter. —20. (ïrande veine lymphatique s'ouvrant dans l'angle de réunion des veines jugulaire et sous-elavière droites.

85â ANGIOLOGIE.

ou sous-aponévrotiques ; les autres dans les ioférieun ou Boat^moKolairet.

c. Les occipitaux composent deux petits groupes bien distincts, l'un antérieur ou pariéto-occipital, l'autre postérieur ou sous-occipitaL

Le premier comprend quatre, cinq ou six troncs qui descendent en convergeant, et qui se réunissent sur le splénius du cou pour former un tronc unique fort remarquable et constant. Ce tronc se dirige presque verticalement eo bas, puis s'applique au bord postérieur du sterno-mastoîdien, s'engage ensuite sous ce muscle et se termine dans l'un des ganglions qui entourent la veine Jugulaire interne. Quelquefois il descend jusque dans le creux sus-cla^icn* laire ; d'autres fois il ne dépasse pas la partie moyenne du cou«

Les vaisseaux du groupe sous-occipital convergent aussi en descendant et se rendent dans un ganglion situé sur le grand complexus, au devant du trapèze. De ce ganglion , souvent double, part un gros tronc qui s*engag« presque aussitôt sous le splénius et qui se porte horizontalement en arani, vers les ganglions mastoïdiens inférieurs dans lesquels il se termine.

Page 1