‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 376 sur 390 · II. -- ValiMavx IjriDpliatUacs «e la face · texte numérisé non relu

II. -- ValiMavx IjriDpliatUacs «e la face

Ils naissent de tous les points des téguments de la face. Mais comme cent du cuir chevelu, c'est de la partie médiane de ces téguments qu'ils timif leur principale origine. Cependant plusieurs troncs partent de la peao qui recouvre les pommettes et de celle qui répond à la région parotidienne.

Les lymphatiques de la peau des pommettes se rendent dans les gangti^ms parotidiens ; il en est de môme de ceux qui proviennent de la partie externe des paupières.

Tous les autres se portent vers les ganglions sous-maxillaires et sus-hfr^î diens. — Les plus externes suivent la veine faciale. Parmi ceux-ci il en e^f un qui natt des téguments de la région inter-sourcilière, et qui, accolé d'abnrd à la veine angulaire, devient satellite plus bas de la veine faciale; il se termine dans un ganglion situé sur le trajet de cette veine, immédiatement au-dessous du bord inférieur de la mâchoire.

Les Taimi^am lynipkatiqaeii da aes sont peu développés sur sa moitié supérieure ; mais de même que les vaisseaux sanguins ils sont très^abondants sur les parties inférieures. Un réseau A mailles trè»-serrées recouvre le lob^ et les deux ailes du nez. Les troncs qui partent de ce réseau suivent le trajet de l'artère faciale, et se terminent dans les ganglions sous-matillaîm postérieurs.

Les ▼•imieAax lynipiuiÉiqaefi de« lèvreu sont représentés à leur origine par un réseau qui recouvre leur bord libre. Les radicules qui le fonnent offrent une si grande ténuité, qu'on ne réussit que très-difBcilement à les injecter. Sur un grand nombre d'essais je ne possède qu'une seule préparatioa sur laquelle ce réseau et tous les troncs qui en naissent sont en compUMe évidence. Pour les deux lèvres, les troncs doivent être distingués en antérieurs ou sous-cutanés, et postérieurs ou sous-muqueux. — Lesvaisseaui «oascutanés de la lèvre supérieure sont généralement au nombre de deux, 1 un droit et l'autre gauche ; ils se portent presque transversalement en dehors pour se réunir aux troncs qui accompagnent Tartère faciale. Les raisseaux

VAISSEAUX r.YMPHATIQl'ES DE LA TÈTF. 855

»oii£'muqucii<[, au nombre de deux ou trois, suivent le môme Irajel et se rcndenl égnicmcnl dans les gnnglînns sous-maxillaires. — Les vaisseaux sou&l'uluiii^s de la ]i>vro inf<^rieure sont nu nombre de Irois ou quatre : deux latéraux qui vont se jelcr dans les ganglions sous -maxillaires ; un mi^dfan el qucIqueTois deux qui dcseendent verticalement pour se terminer dans les fianglions sus-hyoïdiens. A ces derniers se joignent deux ou Irois Irnncules prnvi<nant des tégumunld du menton et de la rt^gioii sus-hyoïdien ne. Les vaisseaux sous-muqueux se rendent cxclusivemc ni dans les ganglions sousmaxillaires.

III, — TaluCBBS irdiphBlHiMM éf orfaoe* de* •«■•.

Les organes des sens poss<''dcnl des vaisseaux lymphatiques. Mais ces vaisseaux n'ont été observés que sur leurs parties superiicidiesou légumenlaires : pour lo sens de l'ouïe, surle pavillon de l'oreille: pourccluide la vue, surlcspaupit^res; pour celui de l'odorat, sur la muqueuse dos fosses nasales; IiouT ctdui du goûl, sur la muqueuse linguale-

A.i.irmviMtiqaesdaF'v'ilonde l'arôme. —Comme toutes les parties silui^es aux dornii>res limites de l'étonomie, c'esl-d-dire à la plus grande distance piijsihle du contre circulatoire, le pavillon de l'oreille se distingue par la multipliciif des radicules lymphatiques auxquelles il doimn naissance. I.e rùseau résultant de l'union de loiilcsces radicules recouvre les dnux faces

Fig. Sï8.

I \n imnrs tr itjrïcrnl fn iTin

- î, 1. î. î. tL^rnil iTHUlholi-llli-

^ r"^'-!'!'"!-'" l'inilliin pour

'l'in t}Ui|>lialir|ur du lohult 4r

et sa circonférence. La ténuité de ce réseau ne peut être comparée qu'àrelV du réseau des lèvres et des ailes du nez. Injecté au mercure, il se pré<«nif sous l'aspect d'une tache cendrée. Une loupe est souvent nécessaire piur constater que cette tache est formée par des capillaires anastomosés et o •': par une simple infiltration de mercure.

Les troncsqui naissent de ce réseau se distinguent d'après leur direction en antérieurs, postérieurs et inférieurs. — Les antérieurs, au nombre de deci. k portent de la conque du pavillon et de la fossette de l'anthélix vers le gr^ * ganglion qu'on observe au devant du tragus. — Les postérieurs, aunombrde sept ou huit, partent pour la plupart de la face inlerne du pa\illon : ée\:\ ou trois cependant cmnncnt du pourtour delà face antérieure et se dirigi - ! aussitôt vers l'hélice qu'ils contcurncnt pour se mêler aux précédents. O* troncs postérieurs se rendent dans les ganglions mastoïdiens. — Les iaf*rieurs, au nombre de quatre ou cinq, s'étendent du lobule de loreille luv ganglions parotidiens les plus inférieurs.

B. LynipliaUqaos dnaenii de la Tne.— Ces vaisseaux, très-peu nambreai, ont pour unique origine la peau des paupières. On injecte assez facilement ceux des sourcils, très-difficilement les autres. Ils se terminent dans les ganglions parotidiens les plus antérieurs.

Quelques anatomistes persistent à admettre des vaisseaux lymphatiqoei naissant de la conjonctive, bien que l'observation jusqu'ici n^en ail démontre aucune trace.

En Allemagne, Keklingbausen et Krause décrivent les vaisseaux lympbâli- ^ues de la cornée, déterminent leur point d'émergence, mesurent leur diamètre, etc., etc. Leur opinion a été adoptée par la plupart de leurs Moipatriotes et par leurs nombreux admirateurs en France. A leurs asserti- su si affirmatives j'oppose hardiment mes assertions négatives. Que TAIIemagiK' persiste sur ce point dans ses assertions et ses égarements ; pour nous, n.».^ restons fidèles au culte de Tanatomie positive.

C. l.yniipliAti4ae« dn mena de l'odorat. — Nous avons vu précédemment q^e

les téguments du nez sont le point de départ de nombreuses radicules lymphatiques. — Ces téguments se replient inférienrementpour tapisseries nario*-» ou vestibule des fosses nasales. Or, sur cette partie cutanée des fofse» nasal' ^ on remarque également un très-beau réseau formé par des radicules U' même nature. Les vaisseaux qui en partent vont aussi se Jeter dans lesganglions sous-maxillaircs.

Indépendamment de ces deux ordres de lymphatiques, le sens de rodort* en possède d'autres encore qui naissent de la muqueuse nasale. Ces demjr*% ont pour origine un réseau, extrêmement superticiel, composé de capillaire » de la plus grande ténuité, et cependant assez faciles à injecter sur &*-• points où la pituitaire est épaisse et tendue. Ce réseau avait été ob<<n< depuis longtemps par plusieurs anatomistes; M. Cruveilhier, l'un des pns miers, l'avait signalé; de mon côté je l'injectai aussi. Mais les troorsqui r: partent restant complètement inconnus, je conservais quelques douter Hir^ nature, en considérant cependant l'existence des vaisseaux lymphatiqur« àt la pituitaire comme probable. Ils existent en efl'et. En 1859, M. lu Sûdoq cV

parvenu à les suivre depuis leur origine jusqu'à leur terminaison (i). Tous se dirigent en arrière, en rampant sous la muqueuse ; ils convergent vers la partie moyenne du sillon vertical qui limite en arrière la paroi externe des fosses nasales et qui la sépare de la trompe d'Eustache. Arrivés sur ce point» les lymphatiques de la pituitaire forment un petit plexus signalé par M. E. Simon.

De ce plexus que j'ai observé aussi, on voit partir deux troncs. L'un et l'autre traversent le voile du palais en passant entre les deux péristaphylins, puis se séparent et se terminent différemment. — Le plus élevé descend entre le pharynx et le stylo-pharyngien, et pénètre dans un gros ganglion situé au devant de l'axis. C'est le plus élevé de tous les ganglions du corps; il reçoit aussi les lymphatiques de la moitié supérieure du pharynx, en sorte qu'il peut s'engorger et même suppurer à la suite de toutes les inflammations siégeant sur la muqueuse nasale ou la muqueuse pharyngienne. — Le second suit à peu près le môme trajet, mais se prolonge beaucoup plus bas et se bifurque pour se terminer dans deux ganglions situés sous le sterno mastoïdien, au niveau du point où ce muscle est traversé par le spinal.

n. VAis0caaxiynipiiAtiqa«BdeiAiaas«e. — Les vaisseaux qui naissent delà muqueuse linguale sont extrêmement nombreux, et cependant, malgré leur multiplicité, ils sont restés inconnus jusqu'en i8/i7. A cette époque, je les in* Jeclai, et je fis connaître leur existence et leur disposition dans un mémoire adressé à l'Académie des sciences (2). Le mode d'origine qu'ils présentent est celui qu'on observe en général sur les surfaces libres : des capillaires extrêmement ténus, fans direction déterminée, anastomosés entre eux et t'onstituant des réseaux à mailles très-serrées, telle est la disposition qui leur est propre à leur point d'émergence. Ces réseaux occupent principalement la partie moyenne de la face dorsale de la langue et l'extrémité postérieure dos bords de cet organe. Mais les réseaux médians ou dorsaux diffèrent des latéraux ; et les troncs qui partent des premiers ne suivent pas la même direction que ceux qui naissent des seconds.

Les réseaux étalés sur la face dorsale de la langue occupent sa partie moyenne. Ils atteignent leur plus haut degré de développement au niveau ûos papilles calici formes qui semblent établir leur limite en arrière. En avant ils se prolongent jusqu'à l'union du tiers antérieur de l'organe avec son tiers moyen. Cliez le fœtus, dans les injections heureuses, on les voit quelquefois s'avancer jusqu'à la pointe de la langue ; alors toute la partie supérieure de la muqueuse linguale est recouverte d'une lamelle argentée dont l'éclat, toujours plus vif au voisinage des papilles caliciformes, pAlit et s'efface graduellement de la partie postérieure à la partie antérieure de la membrane g(i8lati\e. Autour des grosses papilles les capillaires qui composent ces réseaux se dévient, pour les contourner, en suivant un trajet demi-circulaire, et reprennent ensuite leur direction vers l'épiglotte après s'être anastomosés

(1) E. Simon, Lymph. de h pituitaire [Comptes rendus de la Sonété de biologie, i. I, a* btiiie, 18j9, p. 227).

(2) Herh. sur le.s vaisseaux lymphatiques de la langue [Con»ptes rendus de f Académie flff sciences, 1847, t, XXV, p. 961).

ANGIOI-ORIF

é leur bue.— AulouT dee papilles coniques et fiingirormi^. I« ndicato du ijstème lymptialique se comportent du la mâme manière. KUn mutliru: dans les sillons inlerpapillaires en se dirigeant obliqucmral en avant ri it, dehors, avec la régularité que noue présentent les nervures d'une fi-uillf. "< communiquent dans leur trajet au niveau de chaque saillie nerreine. T<>i/pspille est par conséquent entourée ù bb base d'un anneau complet. IV i^' anneau partent des canal icules plus ténus qui remonlcnt Eu^('hacuD^d'(■ll^■ et les recouvrent de manière ft leur cogslituer une vérilable ^InrnifT

Fifl. à30.

1, 1. R^au Iviniili'ilKiiir A'unr pilrSmc liinuiiii. — î, rsilkulei plus HrmEiri,

posée à celle des capillaires sanguins. En piquant directement avec une pointe très-acérée les papilles à calice et les papilles pédicules ou fungiformes, j*ai réussi plusieurs fois à remplir de mercure cette petite gaine absorbante.

Les troncs lymphatiques qui proviennent du plexus dorsal se dirigent, les uns en arrière et les autres en avant.

Les postérieurs sont ordinairement au nombre de quatre. — Deux pren* nent naissance au voisinage du trou borgne, descendent parallèlement l'un à l'autre en suivant le plan médian, divergent au devant de Tépiglotte, et perforent la membrane thyro-hyoïdienne pour se Jeter dans un ganglion situé au devant de la veine Jugulaire interne» sur les côtés du cartilage cricoïde. — Les deux autres sont très-rapprochés des amygdales et des bords de la langue. Après avoir traversé le constricteur supérieur du pharynx et le stylo-pharyngien, ils vont se ramifier dans un ganglion placé ordinairement immédiatement au-dessus du précédent.

Les antérieurs ne rampent pas sous la muqueuse. Ils se détachent à angle droit de cette membrane, plongent aussitôt dans le tissu musculaire, et apparaissent ensuite sur la face inférieure de la langue, où ils ont été aperçus par Mascagni qui les a décrits comme tirant leur origine des muscles de cet organe. Parmi ces vaisseaux, ceux dont l'origine est très-rapprochéc de la pointe de l'organe s'adossent l'un à l'autre après l'avoir traversée de haut en bas, deviennent sous-muqueux, suivent l'interstice des deux génioglosses, se dévient au niveau des apophyses géni pour se porter sur la face externe de ces muscles au-dessous de la glande sublinguale, puis traversent le mylo* bToïdien afin de se rendre à un ganglion qui tantôt est accolé à la glande sous-maxillaire, et tantôt répond à la grande corne de l'os hyoïde. Tous los autres troncs émanés de la partie antérieure du réseau dorsal suivent Finterstioe des muscles génio-glosse et lingual inférieur qu'il est nécessaire d ecarter pour les apercevoir, et traversent l'hyoglosse un peu au-dessus de son insertion à l'os hyoïde, afin de se jeter dans un ganglion placé sur les côtés du cartilage thyroïde.

Les réseaux qui recouvrent les parties latérales ou les bords de la langue no sont bien manifestes qu'en arrière, où on les injecte avec la plus grande facilité. Par leur partie supérieure ils se continuent, à l'aide de capillaires d une extrême ténuité, avec le réseau de la face dorsale. Par leur partie inférieure ils émettent dix à douze troncules qui descendent dans les sillons dos muscles styloglosse et lingual inférieur où ils se réunissent pour former de chaque côté deux ou trois troncs ; ceux-ci, après avoir traversé le constricteur supérieur du pharynx, se terminent dans Tun des ganglions de la partie moyenne et latérale du cou.

VapillM raliciformes ; il est composé de troncules beaucoup plu5 gro^ qui .serpentent aulAur (if (VH papilles et qui les encadrent. — 4, A. Troncs lymphatiques qui naisM'nt des parties laivrales de ce réseau. — 3. L'un de ces troncs qui se porte en dehors des amygdales fiour se ri-ndre dans les ganglions moyens du cou. — 6. Vaisseaux lymphatiques antérieurs du Toile «l" fwlais s'anastomosani avec les troncs latéraux de la face dorsale, et formant avec ceux-ci "" hiit plexus. — 7,7. Autre tronc latéral qui juisse en dedans de l'amygdale correspon- «linirpour aller se réunir k l'un des troncs provenant de la partie médiane du plexus lym- 1' jiHjiie de la langue. — 8, 8. Tronc» qui parlent de celte partie médiane du plexus. — ^« ^' Autres troncs, moins volumineux, dépendant des pré(»'denis, et disparaissant comme <'»*u\.ci au moment où ils s'engagent dans iVpaisvur de> parois du pharynx.

S60 ANGIOLOQIE.

§ 9. — Ganglions et vaisseaux lthphatioces or coc.

Il est peu de régions où les ganglions lymphatiques se montrent en a-^*^ grand nombre que sur les parties latérales du cou. Us forment une ch&i- <non interrompue qui s'étend des ganglions parotîdiens et mastoïdien» a.: ganglions sus-claviculaires et médiastinaux. Leur volume est traîné*;: al f' trùs-variable. La plupart se groupent autour de la veine jugulaire intt-r-.' . Le sterno-mastoîdien les recouvre presque tous; aussi lorsqu'ils de^ienn- le siège d'un engorgement général, soulèvent-ils ce muscle qu'ils lendi*:. . la manière d'un arc et qui les refoule vers le pharynx et Tœsophage, d une gène plus ou moins grande dans la déglutition.

Indépendamment des lymphatiques de la langue et des fosses oaiales. *.•< ganglions cervicaux reçoivent encore ceux: i^ des gencives et de lamuqut- .• palatine ; 2<* du voile du palais et des amygdales ; 3« du pharynx ; V au lary et de la trachée; 5* du corps thyroïde.

i® l<7Bi|pliAtft|aeii de» seBel¥e« eS de la aia^oev^e p ■!■€!■€. ^ Tr- -

nombreux, très-évidents et très-faciles à étudier chez le fœtus, beau-plus difficiles à injecter chez l'adulte. Le réseau lymphatique des goni . " est composé de capillaires d'une extrême ténuité. Il en est de mi^me de « * qui recouvre le pourtour de la muqueuse palatine. Mais à mesure qu' •*- « rapproche, soit de la partie médiane de celle-ci, soit de sa partie posteri* .rces capillaires augmentent très-sensiblement de volume.

Les troncs lymphatiques émanés de la muqueuse gingivale suivent i • directions différentes. Ceux des gencives inférieures descendent sur ]«^ f* interne et cxterQC de la mâchoire et se jettent dans les ganglions $ous-4c^ ^ laircs. Ceux des gencives supérieures convergent de dehors en dedans r: : ; vant en arrière pour se réunir aux troncules qui partent de la muq.* <palatine.

Ces troncules de la muqueuse palatine se portent tous en arri^nf < ' •• réunissent à leur tour aux vaisseaux lymphatiques du voile du palais i ils partagent la terminaison.

2'' LynphsiHpee ém voUe ém palais. — Le voile du palais est coûtées i . une véritable gaine lymphatique qui se continue en arrière et en haut a le réseau lymphatique de la muqueuse nasale, en arrière et en bas a%t^r lui de la muqueuse palatine. — La partie de ce réseau qui recouin: sa . supérieure se compose de mailles Irès-déliécs et peu abondante?* ijcV.* répond à la face inférieure est au contraire d'une prodigieuse hcbe^s<- . cependant elle ne peut être comparée au plexus lymphatique de la ! qui a pour effet, lorsqu'on Tinjecle, de doubler et même de tripler k<: . lume.

Los troncs auxquels cette gaine lymphatique donne nattiaDce se j^ r tous vers les parties latérales du voile du palais, où ils se partagent m *groupes : l'un postérieur, l'autre antérieur, et le troisième latéral. — t^ çr postérieur suit le pilier postérieur pour se rendre dans les ganglion* « - > autour de la bifurcation de la carotide primitive. — 1^ groupe antérif^r •

le pilier antérieur ; il communique avec les lymphatiques latéraux de la base de la langue, et se termine ensuite dans les ganglions situés au-dessous des muscles styliens. — Le groupe latéral ou moyen descend en dehors des amygdales pour se Jeter dans les ganglions situés au niveau de l'os hyoïde. I.es lymphatiques desamygdales ont été mentionnés par un grand nombre d'auteurs; mais leur existence Jusqu'à présent n'a pas été démontrée.

3* LTaipkattVM* «« pbarnui.— Ces vaisseaux, que J'ai décrits le premier, je crois, et que j'ai fait représenter dans mon atlas inédit des vaisseaux lymphatiques, sont aussi constitués à leur origine par un réseau qui recouvre toute la muqueuse pharyngienne. De ce réseau partent quatre groupes de troncs, deux supérieurs et deux inférieurs.

Les deux groupes supérieurs, l'un droit et l'autre gauche, se composent chacun de trois ou quatre troncs qui se portent en convergeant en haut et en dehors. Parvenus à la voûte du pharynx, au niveau de l'angle que forme sa paroi postérieure avec les parois latérales, ils le traversent, et se jettent aussitôt dans le gros ganglion qu'on remarque au devant du corps de l'axis.

Les deux groupes inférieurs, formés chacun aussi de quatre ou cinq troncs, traversent les parois latérales du pharynx, au niveau de l'intervalle qui sépare l'os hyoïde du larynx, et se terminent dans les ganglions situés de chaque côté de la membrane thyréo-hyoïdienne.

&<* E.yaiipkaii4aeii en laryax eS de la iraciiéc. — Ces vaisseaux sont remarquables par leur nombre et leur développement C'est surtout au niveau de Torifice supérieur du larynx qu'on les voit se multiplier, lis s'étalent avec la plus cxtrâme abondance sur la muqueuse des replis aryténo-épiglottiqucs. Ils recouvrent aussi toute la surface de l'épiglotte et tous les autres points de la muqueuse laryngée, mais en formant un réseau beaucoup moins riche. Du réseau qu'ils forment naissent de chaque côté deux et quelquefois trois troncs qui traversent la membrane thyréo-hyoïdienne, au niveau de sa partie moyenne, pour se jeter dans les ganglions situés à droite et À gauche du larynx, sous le sterno-mastoîdien.

Le réseau qu^on observe sur la muqueuse du larynx s'étend, en conservant les mêmes caractères, sur toute la longueur des muqueuses trachéale et bronchique. Les nombreux troncules qui s'en détachent à angle droit se perdent presque aussitôt dans les ganglions échelonnés sur la direction de ces conduits.

5"* ■ f BipfcaiHwriM 4ta eerp* iiiyr»M«.— L'existence de ces taisseaux n*élait déjà plus contestée à l'époque où vivait Haller, car Tillustre physiologiste en parle en ces termes : « Numerosa etiam tasa aquosa sunt glandulœ thy* roidcic. 9 Uunter dit les avoir injectés en piquant au hasard la surface de cette glande. Ces vaisseaux presque innombrables, suivant l'expression de Mascagni, naissent de toutes les parties de la glande thyroïde, parti* culièrement des cellules creusées dans sou épaisseur, arrivent à sa surface sur laquelle ils rampent quelque temps, puis s'en éloignent et se rendent dans les ganglions cervicaux. De très*grandesautoritéss*accordent donc pour admettre ces vaisseaux. Je dois dire cependant qu'ils n'ont été observés par

862 ANGIOLOGIE.

aucun anatoaiiste moderne. De nouvelles recherches serûent néce««irr* pour élucider leur étude, et même pour démontrer leur existence.

ValSMAQX êfféreaU des r««rllOM ccnrlcanK.

Les absorbants de la tôle, après avoir traversé les ganglions occipi(au\. mastoïdiens, parotidiens et sous-maxillaireS| se rendent dans ceax qui ^ l* échelonnés sur le trajet de la Jugulaire interne. En pavant de glande -^^ glande ils forment sur les parties latérales et profondes du coa on vasu plexus continu en dehors avec celui des vaisseaux axillaires, et en dcd»!> avec un plexus semblable étalé sur les veines brachio-céphaliques. Ces i naseaux se terminent par un ou deux troncs qui s'ouvrent, soit dans le ca:ix' thoracique à gauche, dans la grande veine lymphatique à droite, soit dk.* la veine Jugulaire ou la veine sous-claviëre, soit à la fois dans l'une et laolrt. Ce dernier mode de terminaison est le plus rare.

Ha eanal itoraeMiac.

Le canal thoracique s'étend de la seconde vertèbre lombaire où il ptcui naissance, au confluent des veines jugulaire interne et sous-clavière gaucLo dans lequel il se termine.

Placé sur la ligne médiane dans sa moitié inférieure, il s'en écarte f lj»> rieurement pour s'incliner du côté gauche.

Sa direction n'est pas rectiligne, mais un peu sinueuse. Sa partie terminale décrit une courbe demi-circulaire à concavité inférieure, une K-r* de crosse tout à fait analogue à la crosse de l'aorte.

Son volume varie sur les divers points de son trajet. Il est d'abord ê9-*z considérable pour Justifier les noms de réservoir du chyle, de citerne d* Pccquet,qui ont été donnés à son origine. Mais au-dessus de ce réservoir i! d:* minue très-notablement, puis augmente de nouveau au voisinage de la %ti:r sous-clavière, où il présente une sorte d'ampoule qui n'est pas constaotc .: dont Mascagni a donné un dessin fort exact

Le canal thoracique est situé inférieurement entre les deux piliersdu ô i* phragme, dans l'orifice aortique de ce muscle, qu'il franchit en m<*n*»verticalement au devant de la colonne dorsale. Parvenu à la hauteur df U quatrième vertèbre du dos, il s'incline sur le côté gauche du racbis, pa^t- r: arrière de la crosse de Taorte, en arrière de la carotide primitive gauthc. s'infléchit en arcade au niveau de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre du cou, et s'ouvre par la partie terminale de cette arcade dans le affluent des veines jugulaire interne et sous-clavière gauches.

Dans son triget ce canal répond par son côlé postérieur à la colonne «* r :brale et aux artères intercostales du côté droit. A droite U est en rm;*;* * avec la grande veine asygos dont il s'éloigne dans son tien supérieur, f : gauche avec l'aorte qu'il croise plus haut à angle aigu* Vers la partie r rieure du cou il a des connexions étroites avec l'œsophage et la carotjd*' . ' mitive, en sorte que dans l'cesophagotomie ou d'ans la ligature du trooc c ir^

CANAL THORAClylB.

riilien vers sa partie lu plus déclive, » l'on prolongeai! la dénudation trop Ii.'iï, il ne sérail pas impossible du le blesser.

Les Imnca 1;mpimliqite9 qui viennent se jelcr dans le canal tboractque s'ouvrent dans son origine ou dans sa Icrrainaison. Par ss partie moyenne si étendue, il reçoit seulement un ou deux troncs d'une importance IrëS' secondaire.

Les troncs qui tonvcrgi'nt vers son origine sont les plus volumineux elles plus nombn-ux. BiiTi qu'ils présentent de grandes variétés, ces troncs sont eii général au nombre de cinq : deux ascendants, deux descendants et ud aDtérieur.

I.ea ascendants, qui se distinguent par leur posilion en droit et gsucbe, ropréjentcnl le cunlluent des vuisseuux lymphatiques émanËs des membres abdominaux, du bassin et des organes pelviens, des testicules, des reins et du gros inteslin.

Fig. Ml.

Canal thuniei'iuc (daiitts U»3i-iigni».

866 ANGIOLOGIE.

Les desceDdaats reçoivent les lymphatiques des huit derniert espace^ tn tercosiaux et de la partie postérieure du diaphragme. Leur disposition o?: la plus grande analogie avec celle des veines azygos ; seulement au lieu c-. s'accroître de bas en haut, ils augmentent de haut en bas.

L'antérieur est le tronc commun des absorbants de l'intestin grêle, c. l'estomac, du foie et de la rate.

C'est de la convergence de ces cinq racines principales que résulte la i»terne de Pecquet. Lorsqu'elles ne convergent pas, mais s'abouchent din^ ! conduit thoracique isolément, celui-ci demeure toujours plus volumini w\ ù sa partie inférieure, mais il n'y a plus de citerne proprement dite.

Les troncs qui s'abouchent dans la terminaison du canal thoracique t*»: ceux du poumon gauche et du cœur, de la moitié gauche des parois th.*r-< cique et abdominale, de la moitié correspondante de la t(>te et du cuu, i enfin du membre supérieur gauche.

Les valvules de ce canal sont beaucoup moins nombreuses que celles qii observe dans la plupart des vaisseaux lymphatiques.

Pour tout ce qui est relatif à ces valvules, aux variétés du conduit tii cique, à ses anomalies, etc., voyez les Considérations généralesy p. 7^.' suivantes.

GraMc vdne lyaiphallfae.

La grande veine lymphatique représente le tronc commun des absorba: • qui proviennent de la moitié droite de la tôte et du cou, du membre s.'jrieur droit, de la moitié correspondante du thorax, une partie de ccu\ c poumon droit, et enfin ceux de la moitié droite du diaphragme.

Cette veine, ou plutôt ce canal thoracique du côté droit, est remarque, par son extrême brièveté. Je n'at jamais vu sa longueur dépasser 10 • . J2 millimètres; souvent môme il est plus court. Très-5ou\ent aus>i il i^ double ou triple. Dans le plus grand nombre des cas, le tronc Gommun - vaisseaux lymphatiques de la tôle et du cou, celui du membre thorat.; droit, et celui des vaisseaux mammaires internes correspondants se tin nent isolément dans les veines sous-clavière et jugulaire interne ; lorsquf trois troncs se confondent, le tronc unique et très-court qu'ib funn s'ouvre dans l'angle de réunion de ces deux \eines.

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