IV. — Transvcrtc on trian^talre An nei
Ile mu>cle est situé au-dessus du sillon de l'aile du nez , dont il suit la ■iircction. Large et mince à son origine, plus étroit, plus épais et plus "/[^rcnt en arrière, il revêt en effet la figure d'un triangle dont la base se i^riu^e en avant et dont le sommet contourne l'aile du nez.
Insertions. — L'extrémité antérieure du transverse est constituée par une nûnce aponévrose qui se continue sur le dos du nez avec celle du muscle -p^>?é, et qui donne attache supérieurement à quelques fibres du pyra- HKildl. Les fibres nées de toute la hauteur de cette aponévrose, étant très- ' talées, sont d'abord peu manifestes : les inférieures se portent horizontale- [TK-nten arrière en suivant le sillon de l'aile du nez; les autres descendent ii.'b une direction d'autant plus oblique, qu'elles sont plus élevées. En se '^rik*cant en arrière, toutes se rapprochent pour former un faisceau de plus '-' plus étroit et plus accusé , qui s'engage sous le bord interne des deux
* 'Vdteurs. 1^ plupart s'infléchissent alors et s'entremêlent aux fibres de
• e« muscles pour venir s'attacher aux téguments qui recouvrent la partie •' rtii aie du sillon de l'aile du nez. Quelques-unes se joignent aux fibres les ;' .^ éle\ées du myrtiforme , avec lesquelles elles semblent se continuer.
H'ipporîs, — Le muscle transverse est recouvert en haut par les fibres les : W? inférieures du pyramidal, en arrière par celles des deux élévateurs, et ^ n< le reste de son étendue par la peau, à laquelle l'unit un tissu cellulaire t^-^>dense. — Il recouvre par sa base le cartilage latéral du nez, auquel il n iliière que par un tissu conjonctif lAche, en sorte que l'aponévrose, com-
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muoe aux deux muscles, peut glisser sur le bord antérieur de celui-ci dir.le sens transversal. En dehors il s'applique par sa face interne sor le cartilage^ de l'aile du nez et la couche fibreuse qui le surmonte.
Action, — Le mode d action du transverse a été parfaitement df-finî pu Albinu», qui l'eipose ainsi : € Ce muscle plisse la peau en traders et deprin:>
• laile du nez; mais pour produire cet elTet, il est nécessaire que lailf à.
• nez suit préalablement fixée par son abaisseur. La dépression devient ^j:-
• tt>ut tres-iensible lorsque les deux frans^erses ou dépresseura a^ss^ni c
• même temps que les abaisseurs. Il importe de noter, du reste, que !•■ d»-
• pres-eur présente a^ec l'abaisseur de telles connexions, que la na: rr
• &«fmble les a^oir unis l'un à l'autre comme pour les ramener à Tu ni te, ^
• efficiat pêne unum ex dwtbus illis t). •
Ainsi Albin us admet : i* que le transvcrse déprime l'aile du nez ; ^ q son action coïncide avec celle du myrtiforme. Avant d'avoir pris conr. i sance des lignes qui précédent, j'étais arrivé à la même conclusion, l '.. eipérience frés-simple m'a\ait démontré cette simultanéité d'action. Ai . '.quez la pulpe de 1 un des doigts de la main gauche sur le transverse e: . pulpe de l'un des doigts de la main droite sur le myrtiforme, puis soulevez * i déprimez tour à tour, par le jeu des muscles, l'aile correspondante du i:>'i au momeutoù elle se déprime, vous constaterez très-nettement que le< d* \ muscles se contractent à la fois. Mêlés et presque confondus au niveau •: leur insertion à l'aile du nez, ceux-ci, ainsi que le fait remarquer Albirî ..-. n'en forment oour ainsi dire qu'un seul, qui constitue, pour roritice n4>«\ un sphincter demi-circulaire.
Je ne saurais donc me rangera l'avis de M. Duclienne de Bou1i>gn*^. ç . attribue pour usage unique au trans\erse de plisser la peau, et qui lui r«- filoute influence sur les ailes du nez. Cet auteur a mêcouuu sa destiuatioii {» .? a>uir cvpérimenté isolément sur ce muscle, c'est-à-dire pour a^oir sup;- -. qu'il jouissait d'une action indépendante de celle de labaisseur. Or sim a î . * n'e»t pas indépendante. Lorsque nous \ou!ons déprimer l'aile du nez et rrtr* r rentrée des fos^es nasales, la volonté commaude le mouvement do 4l*-|'r< sion, et h's deu\ muscles qui sont chargés de l'exécuter se contractent < fois, de même que le biceps et le brachial antérieur se contractent U^a^ .r* simultanément lorsqu'elle commande àl'a^ant-brasde se fléchir sur le bn-
Situé au-dessous de l'aile du nez, entre la partie correspondante du U r: ahéolaire et la muqueuse buccale qui le recouvre en i»artie; mince, api x quadrilatère, verticalement dirigé.
Insertions, — Le myrtiforme s'attache intérieurement, non àlafiiasette «^ . surmonte les incisives, mais à une saillie du bord alvéolaire qui corre>p *!. : à l'incisive latérale, à la canine, et à la première petite molaire; quelq.. ^ fibres s insèrent en outre sur la partie sous-jacente de la muqueuse giugiv...^.
(1) AlbiDu», I/ÙL mute»/., 173^, p. 150.
>(• de cette double insertion, le muscle monte en s'élargissant vers la base (1j nez. Ses tibres peuvent ôtre divisées d'après leur direction en internes ou obliques, moyennes ou verticales, et externes ou demi-circulaires.
Les fibres internes se portent en haut et en dedans pour aller s'attacher à 1 extrémité postérieure de la branche interne du cartilage de l'aile du nez et au\ téguments correspondants, en arrière d'un petit faisceau musculaire qui >ient de lorbiculaire des lèvres et qui s'insère à la sous-cloison.
Les fibres moyennes s attachent à tout l'espace compris entre la sous-cloison v\ la partie postérieure de l'aile du nez.
Le? fibres externes, d'autant plus longues qu'elles sont plus éloignées du plan médian, s'insèrent à toute la hauteur de l'extrémité postérieure de l'aile du nez, en décrivant une courbe à concavité antérieure. Elles s'entremêlent au niveau de leur insertion à celles de l'élévateur commun profond, le? plus élevées se confondent et semblent en partie se continuer avec celles <iu transverse, de telle sorte que les deux muscles, ainsi continus, forment autour de l*eDlrée des fosses nasales un demi-sphincler.
Bapports. — Le myrtiforme est recouvert par la muqueuse buccale, l'orbil'ulaire des lèvres et les deux élévateurs communs. Il recouvre la partie ani^rieure du bord alvéolaire.
Action. — Ce muscle a pour destination d'abaisser l'aile du nez. En même tiinps qu'il l'attire en bas, il rapproche son extrémité postérieure de la sous- (ioi^on, et rétrécit par conséquent l'entrée des fosses nasales. Son action, «liiiM que nous lavons vu, est toujours associée à celle du transverse : disposés Sur une ligne demi* circulaire et se contractant simultanément, les deux niUH:les jouent le rûle d'un constricteur. En opposition avec ce constricteur, ••'1 tnmve le dilatateur; mais celui-ci n'intervient que dans certaines condi- Ui'Ui, dans Taction de flairer, dans les accès de suffocation, dans l'expression lie certaines passions par exemple; le plus communément, lorsque le ^tiiineter se relâche, le vestibule des fosses nasales reprend ses dimensions primières, en vertu de la seule élasticité de ses parois.
Les tibres internes du myrtiforme formeraient, selon M. Duchenne (de l»<>u)ngne), UD faisceau particulier qui aurait pour usage de déprimer le larlilage de la sous-cloison et d'élargir l'orifice nasal. En soumettant à l'cxcihtinn galvanique ces fibres internes, peut-être les choses se passent-elles 4imi. Mais il est évident que lorsque le muscle se contracte, et chacun après quelques essais réussira parfaitement à observer sur lui-même les effets de M contraction, il est, dis-je, de toute évidence qu'il rétrécit la partie postérit'ure de rorifice. M. Duchenne , je ne saurais trop le répéter , est tombé <i«ns l'erreur pour s'être placé dans des conditions purement artificielles ; .♦•- tibres internes du myrtiforme entrent en acîion en même temps que ' Iles les autres, et concourent au même résultat que celles-ci.
Kîi terminant l'élude des muscles situés sur les parties latérales du nez, je : .' moutionner encore un faisceau musculaire qui est sous-jacciit à l'élé- ^.:.ur commun superficiel, et plus bas à rélé^ateur commun profond. Ce ".uMle avait fort embarrassé Albinus,qui en parle dans les termes suivants : •iin vu un certain muscle rectiliguc et obliquement descendant qui adhère