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prennent une très-large part à la formation des appareils qui en dépendent. — Les muscles à flbrcs lisses, annexés au contraire aux appareils de la digestion , de la circulation , de la génération , occupent surtout la cavité du tronc; ils ont été appelés, par opposition aux précédents, muscles intérieurs^ muscles viscérauXy muscles de la vie organique.
Mais ces dénominations, acceptables à l'époque où Bichat et Béclard publiaient leurs traités d'anatomie générale, ne sont plus en harmonie avec les progrès de la science. Nous verrons en effet que le système musculaire de la vie animale se prolonge sur la première partie des voies digestives Jusqu'à l'extrémité inférieure de l'œsophage et qu'il pénètre ainsi très-profondément dans la cavité du. tronc. D'une autre part, le diaphragme, qui sépare le thorax de l'abdomen et qui constitue l'agent principal de la respiration, est un muscle strié ; le cœur, agent principal de la circulation, est un muscle du môme ordre. Les muscles à contraction instantanée ne sont donc pas l'attribut exclusif des appareils de la vie animale ; on les retrouve aussi sur les appareils de la digestion, de la respiration, de la circulation, sur tous les points, en un mot, où le jeu régulier des fonctions réclamait un agent mécanique d'une action rapide. — Les muscles à contraction lente, de leur cùté, s'étendent beaucoup au delà des limites qu'on avait cru pouvoir leur assigner. On les rencontre sur les parois des artères, des veines et des vaisseaux lymphatiques; dans le sens du tact, dans celui de la \ision, etc.
Le système musculaire de la vie animale envahit donc en partie le domaine de la vie organique, et réciproquement celui de la vie nutritive 5e prolonge en partie dans les appareils de la vie de relation ; l'un et l'autre sont situés en partie au dehors et en partie au dedans des cavités splanchniques ; ils ne diffèrent en réalité que par leur mode de contraction et leur structure. C'est sur ces caractères essentiels, par conséquent, qu'il convient de s'appuyer pour établir leur distinction.
Nous considérerons d'abord sous un point de vue général et successivement les deux ordres de muscles. Nous étudierons ensuite les muscles striés en particulier. Quant aux muscles à flbres lisses, ils seront décrits a\ec le? appareils auxquels ils appartiennent.