‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 52 sur 390 · II. 8I · texte numérisé non relu

II. 8I

Situé sur les parties antéro-latérales du cou qu'il parcourt dans tou!<* sa longueur à la manière d'une diagonale; allongé, assez épais, de tjgurv rectangulaire ; simple en haut, bifide inférieurement.

Insertions. — Le stemo-cléido-mastoïdien prend son insertion fixe d une part, sur le sternum, par un faisceau étroit et conoîde,de l'autre, sur leitrt^ mité interne de la clavicule, par un faisceau large et mince.

Le faisceau stemal s'attache à la partie antérieure et supérieure de la première pièce du sternum par un tendon aplati dont les fibres les plm internes s'entrecroisent souvent avec celles du tendon opposé, et dont U

partie la plus inférieure est recouverte par quelques fibres du grand pectoral. Du steraum, ce tendon se porte en haut et en dehors en s'arrondissant et s'effilant pour disparaître au milieu des fibres musculaires qui recouvrent d'abord set côtés interne, antérieur et postérieur, mais qui n'apparaissent que beaucoup plus haut sur son côté externe.

Le faisceau claviculaire s'insère au quart interne de la clavicule par des languettes aponévrotiques souvent très-courtes quelquefois assez longues, toujours très-inégales ; les plus courtes se fixent au bord postérieur de cet os età la face supérieure ; les plus longues se prolongent jusqu'à son bord antérieur.A ces languettes tendineuses succèdent les fibres musculaires, qui les entourent en remplissant leurs intervalles. Le faisceau qu'elles constituent se porte presque verticalement en haut ; séparé à son point de départ du faisceau sternal par un espace angulaire, il le rencontre bientôt et s'engage alors obliquement sous sa face interne de manière à en être presque entièrement recouvert.

Le stemo-mastoîdien, constitué par ces deux faisceaux accolés, puis confondus au niveau de son tiers supérieur, se dirige en haut, en arrière et en dehors vers l'apophyse mastoîde du temporal et la ligne courbe supérieure de loccipital ; il se fixe à la première par un tendon aplati qui recouvre son bord antérieur et la moitié supérieure de sa face externe ; et aux deux tiers eiternes de la seconde par une mince aponévrose que recouvre en partie le muscle auriculaire postérieur.

Rapports, — Par sa face externe, le sterno-mastoïdien est eu rapport dans la plus grande partie de son étendue avec le peaucier, la veine jugulaire eiteroe et les branches superficielles du plexus cervical, qui le séparent de la peau. En bas, et surtout en haut, il est immédiatement recouvert par les téguments. — Sa face interne recouvre l'articulation sterno-claviculaire, le muscle cléido-hyoïdien, l'omoplat-hyoïdien, les scalènes, l'angulaire de Tomoplate, le splénius, l'artère carotide primitive et la veine jugulaire interne; — son bord antérieur, longé en bas par la veine jugulaire antérieure, répond supérieurement à la glande- parotide. 11 forme avec celui du muscle opposé un angle dont la base, tournée en haut, mesure le plus grand diamètre transverse du cou et du crâne.— Son bord postérieur, en se portant «en le bord antérieur du trapèze contribue avec celui-ci à limiter la région !us-claviculaire.

Action, — Tous les auteurs s'accordent pour admettre que le stemomastoîdien a pour usage de fléchir la tête, de l'incliner de son côté et de lui unprimer en môme temps un mouvement de rotation qui porte la face du fôté opposé. L'inclinaison latérale et la rotation sont deux effets qui découlent manifestement de son action. Mais la flexion est beaucoup moins évidente. Lorsqu'on examine son extrémité supérieure, on pourrait croire que la résultante de toutes les forces partielles du muscle a son point d'application en arrière du point d'appui du levier intermobile représenté par la tète, et que le muscle seinble plutôt destiné à étendre qu'à fléchir rettrémité céphalique. Cependant le toucher permet de constater que dans le décubitus dorsal, au moment où nous fléchissons la tôte et le couy les deux muscles se contractent.

MYOLOGIE.

U. Duchenne a remarqué que les deux pcrlioni du eieroo-iiMf lr<i<ii' a Jouluenl d'une action indé pendante, en sorte que chacune d'elles mériu m; à'Hro cuniidûrée avec Albinus comme un muscle disliiict. Haiï celle whpondance n'c\islo que pour les contraclions modérées; dés que r-U'i-^i devlennenl plut énergiques, les dcui portions se conlractenl à la Foii. U mCmc auteur a observé aussi que la portion slernalc préside plus spi^nï!-ment au mouvement de rotation, el la portion claticulairc au mouinnr'jr d'inclinaisonlatérale.

Lorsque le muscle prend son poini d'appui sur la t(te, ion inseni"-

FiH- 5-W.

SlfiTin-cUido-nio.'ili/iiiien, - , Vriitrf ■iiii'rirur riii .lii!.iviri<{u< luh,.,i.l,r.i.-7.UuNl,>li;a dl,.

w*- tl mw-Ayaidinw«.

lU'rirur du dlculh^M i1p>i[ — nqm- ït i-pulir dr rtHr\. :. .,- D 4a di^lriqor. — •. lliw.t

presque perpendiculaire sur le sommet du thorax lui permet de contribuer il't'Ié^ation du sternum et des côtes. Mais il ne devient inspirateur qu'à la • •»ndition d'une immobilisation préalable de l'extrémité céphalique, soit par des moyens mécaniques, soit par la contraction simultanée de sesexten- M'urs e! de ses fléchisseurs.

§ 2. -» Muscles de la région sous-hyoïoisnme.

Elle est composée de quatre muscles disposés sur deux plans, Vun antériiur, l'autre postérieur. Le plan antérieur ou superficiel comprend l'omopiat -hyoïdien et le cléido - hyoïdien ; le plan postérieur ou profond, le ?:♦ rno-lhyroïdien et le thyro-hyoïdien.

P"-l^iratk>n. — !• Enlever la peau el les muscles de la région cervicale superficielle; :' ii^wT IcH riavicules ii leur partie moyenne, les premières côtes en dehors de leur carli- . Z', ri le sternum au nireau de l'articulation sternalc ; 3» renverser ensuite sur le cou la

• M q-uiirilatere ainsi obtenue, et disséquer l'extrémité inférieure des muscles qui viennent > . '.1 Isrr au sternum et U la clavicule ; pour rétablir les rapports naturels, il suffira, après .. ->r' ikiration y de ramener dans leur situation première les parties osseuses détachées; %' :-«<M>r a son attache claviculaire le trapèze, puis le renverser en dehors pour découvrir . wrîi'Q supérieure de Toniuplat-hyoldien.

Page 1