III. — GtelO-fflOMC
Le génio-glosse est le plus volumineux et le plus important des mus ! ^^ de la langue. Il occupe la partie médiane de cet organe. Sa forme r^rayonnée.
Insertion et direction, ^ Son sommet, dirigé en bas et en avant, s atlaib^ à l'apophyse géni supérieure de la mâchoire par un tendon nacré qui » perd bientôt au milieu des fibres musculaires. — Sa base, tournée en ha. et en arrière, répond à la partie médiane de la langue dont elle mesure t** /' la longueur. Les fibres qui le composent affectent par conséquent une diivction très^ifférente : les plus inférieures se portent en bas et en arrière >- ^ le corps de l'os hyoïde, auquel elles s'attachent; les plus élevées déiri^f:; une courbe à concavité antérieure pour se rendre dans la pointe de U langue; les moyennes, beaucoup plus multipliées, s'étalent en é\entai! r. se disséminent dans toute la partie comprise entre cette pointe et la membrane hyo-glossiennc.
Considérées dans leur partie terminale , les fibres du génio-glosse ce ^ comportent pas de la môme manière. Sous ce point de vue, on peut le? distinguer en internes et externes. — Les fibres internes s'entrecroisfiit, ti général, avec les fibres correspondantes du côté opposé, immédiatement a :dessous de la lame fibreuse médiane, de telle sorte que celles du côté dr •: passent à gauche et réciproquement. ~ Parmi les fibres externes, les {'.^ inférieures, ainsi que nous l'avons vu, s'insèrent à l'os hyoïde; d'autre? ^ continuent avec le pharyngo-glosse ; quelques-unes avec le faisceau iiifrieur du stylo-glosse. Toutes les autres, beaucoup plus nombreuses, ^ont fr fixer à la muqueuse de la face dorsale de la langue (fig. 253).
Rapfktrts, — Les génio-glosses correspondent par leur face externe i U glande sublinguale, au conduit excréteur de la glande sous-maxillairt-, «u nerf hypoglosse , et plus haut au muscle lingual inférieur. — Par leur fur interne, les deux muscles s'appliquent l'un à l'autre. Vn tissu cellulo-adip' .^ très-fin occupe l'interstice qui les sépare. — Leur bord supérieur répond i la muqueuse de la face dorsale de la langue. Leur bord inférieur repose y^r les muscles géniohyoïdiens. Leur bord antérieur est recouvert par la moqueuse sous-Jacente à la pointe de la langue.
Action. — Les génio-glosses remplissent des usages variés. Lorsque touui leurs fibres entrent simultanément en action, ces muscles ont poureffr?. suivant la remarque de Gerdy, de pelotonner la langue derrière la mâcbuirr inférieure. Si leurs fibres inférieures agissent seules, elles élèvent rhjuidr , ainsi que la base de la langue, en rapprochant cet organe de l'orifice bui> mI
à travers lequel sa pointe peut être alors facilement projetée. Ce phénomène de prépalsiou est plus marqué lorsque la sangle formée par les faisceaux inférieurs des stylo-glosses se contracte en môme temps. Si ce sont les fibres antérieures qui deviennent actives, elles ramènent la pointe de la langue daas la bouche et l'abaissent ensuite vers le plancher de cette cavité.
I¥.-— Ltafnal infférleiir.
Ce muscle, de forme conoide, est situé sur la face inférieure de la langue, entre le génio-glosse et le basio-glosse. Il se porte d'arrière en avant, dans une direction légèrement ascendante..
Les fibres qui le composent viennent de plusieurs sources. On peut les dinser en inférieures, moyennes et supérieures. — Les inférieures naissent du sommet de la petite corne de l'hyoïde, cheminent d'abord au-dessous des fibres voisines du génio-glosse avec lesquelles elles s'entremêlent, deviennent libres après un trajet de 12 à 15 millimètres, et se jettent alors dans le lingual. Les moyennes émanent du pharyngo-glosse. Les supérieures prouenuent du faisceau inférieur du stylo-glosse. — Né de la réunion de ces tn)is ordres de fibres , le lingual inférieur s'étend en s'effilant de plus en plus jusqu'à la pointe de la langue.
Bapparts. — 11 est en rapport : en bas et en dehors, avec le basio-glosse, puis avec la glande sublinguale^ le nerf lingual et la muqueuse ; en dedans, avec le génio-glosse ; en haut, avec le faisceau moyen du stylo-glosse.
Action. — Le lingual inférieur raccourcit la langue en attirant sa pointe en arrière et en bas. Lorsque cette pointe est recourbée en arc à concavité supérieure, il la ramène en bas. 11 est par conséquent congénère du faisceau moyen du stylo«glosse et antagoniste du lingual supérieur.
V* — Llngiuil tapérlewr.
Large et mince, situé immédiatement au-dessous de la muqueuse dorsale, a laquelle il adhère de la manière la plus intime, ce muscle peut être considéré comme le peaucier principal de la langue, le palato-glosse et la portion horizontale du stylo-glosse formant de chaque côté des peauciers accessoires.
Le lingual supérieur, étendu de la base à la pointe de la langue, se compose de trois portions, bien distinctes à leur origine, mais confondues dans le reste de leur tr^et : l'une médiane, les deux autres latérales.
La poriicn médiane^ muscU glosso-épiglottiquêy naît du prolongement moyen dt* l'épiglotte par des fibres qui divergent, et qui , après un court trajet, se confondent de chaque côté avec les fibres voisines.
Les portions latéraUs ont pour point de départ les petites cornes de l'os hyoïde. Elles se prolongent d'arrière en avant, sous la forme d'un ruban. Leurs fibres les plus internes se mêlent aux fibres adjacentes de la portion médiane, qu'elles croisent sur plusieurs points; les externes se joignent à celles du palato-glosse. 11 suit de cette disposition qu'à 2 centimètres environ
MYOLOGIE.
au-dessus de rhyoîde, les trois portions du lingual supérieur, les deux paUt » glosses et la longue portion du stylo-glosse , constituent pour ainsi dirv un seul muscle, qui embrasse la presque totalité de la langue eo formaDt uii< sorte de gouttière conoïde à concavité inférieure.