‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 68 sur 390 · VI. — Amyvtfalo-clOMe · texte numérisé non relu

VI. — Amyvtfalo-clOMe

Ce petit muscle a été découvert par M. Broca, qui en a donné une <!« cription fort exacte.

Il s'attache en haut sur cette partie de l'aponévrose phar]rngienoe qu. adhère à la face externe de l'amygdale, descend entre cette glande et \r pharyngo-glosse, puis entre ce muscle et la muqueuse. Arrivé alors sur !<* côtés de la base de la langue, il change de direction pour se porter transversalement en dedans jusqu'à la ligne médiane, où il semble se continuer t^n celui du côté opposé. Vertical dans la première moitié de son trajet, n>n contai dans la seconde, l'amygdalo-glossc présente une disposition an;:.leuse, ou plutôt il décrit une courbe dont la conca\ité, tournée en baui «'. en dedans, embrasse la moitié inférieure de l'amygdale. Son étendue aii(er> postérieure est de 15 à 18 millimètres.

Rapports. — Par sa face externe il répond supérieurement au pharyn.- >glosse et inférieurement au génio-glosse. — Sa face interne est en rapport dans sa portion verticale avec l'amygdale, puis avec la muqueuse qui lapi:»5< l'excavation amygdalienne , et dans sa portion horisontale avec le lingue supérieur.

Aclioru — Les deux amygdalo-glosscs se comportent , à l'égard de la bas do la langue, comme les faisceaux supérieurs des stylo-glosses , relatif t*mt'!t' à sa partie moyenne. Au moment où ceux-ci, agissant à la manière d hdt sangle, soulèvent celte partie moyenne en la transformant en gouttière, I-^ premiers exercent une action semblable sur la paçtic la plus large de I organe, qui, ainsi soulevé et concave dans toute sa moitié postérieure, prv>s< Ir bol alimentaire et le précipite dans la partie supérieure de l'œsophage.

¥II«— MUtO-tlOMC.

Le palato-glosse ou glosso-staphylin est situé dans l'épaisseur des pilx r« antérieurs du voile du palais, il décrit une courbe à concavité interne, qui descend de cet organe sur les parties latérales de la langue.

Ce muscle lire son origine de la partie inférieure et postérieure du \*>ùr du palais. D'abord assez large, il se condense, s'engage dans l'épaisseur de pilier antérieur, qu'il parcourt dans toute son étendue en se portant comnif* celui-ci en bas, en dehors et en avant, et vient s'épanouir sur la partie* supérieure des bords de la langue , au-devant de l'amygdalo-glosse, entrr )'lingual supérieur et les fibres les plus élevées du pharyngo-glosse.

Rapports. — Le palato>glosse répond supérieurement à l'origine du phiryngo-glosse, et dans le reste de son étendue à la muqueuse qui lui adhère d'une manière intime.

i (raven lequel sa pointe peut être alors facilement projetée.. Ce phénomène deprépalsion est plus marqué lorsque la sangle formée par les faisceaux inférieurs des slylo-glosses se contracte en môme temps. Si ce sont les fibres antérieures qui deviennent actives, elles ramènent la pointe de la langue dans la bouche et l'abaissent ensuite vers le plancher de cette cavité.

I¥ . •— Llnfnal inférieur.

Ce muscle, de forme conoïde, est situé sur la face inférieure de la langue, entre le génio-glosse et le basio-glosse. Il se porte d'arrière en avant, dans une direction légèrement ascendante.

Les fibres qui le composent viennent de plusieurs sources. On peut les diviser en inférieures , moyennes et supérieures. — Les inférieures naissent du sommet de la petite corne de l'hyoïde, cheminent d'abord au-dessous des fibres voisines du génio-glosse avec lesquelles elles s'entremêlent, deviennent libres après un trajet de 12 à 15 millimètres, et se jettent alors dans le lingual. Les moyennes émanent du pharyngo-glossc. Les supérieures prowennent du faisceau inférieur du stylo-glosse. — Né de la réunion de ces trois ordres de fibres , le lingual inférieur s'étend en s'effilant de plus en plus jusqu'à la pointe de la langue.

Bapports. — 11 est en rapport : en bas et en dehors, avec le basio-glosse, puis avec la glande sublinguale, le nerf lingual et la muqueuse ; en dedans, a>ec le génio-glosse ; en haut, avec le faisceau moyen du stylo-glosse.

Action. — Le lingual inférieur raccourcit la langue en attirant sa pointe en arrière et en bas. Lorsque cette pointe est recourbée en arc à concavité supérieure, il la ramène en bas. Il est par conséquent congénère du faisceau iDoyen du stylo-glosse et antagoniste du lingual supérieur.

V* — Lin goal tnpérlewr.

Large et mince, situé immédiatement au-dessous de la muqueuse dorsale, i laquelle il adhère de la manière la plus intime, ce muscle peut être considéré comme le peaucier principal de la langue, le palato-glosse et la portion horizontale du stylo-glosse formant de chaque côté des peauciers accessoires.

Le lingual supérieur, étendu de la base à la pointe de la langue, se compose de trois portions, bien distinctes à leur origine , mais confondues dans k reste de leur trajet : l'une médiane, les deux autres latérales.

La portion médiane^ muscU gUmo-épiglottique, naît du prolongement moyen ^^ lépiglotte par des fibres qui divergent, et qui , après un court trajet, se confondent de chaque côté avec les fibres voisines.

Les portionê latérales ont pour point de départ les petites cornes de l'os )tyoîde. Elles se prolongent d'arrière en avant , sous la forme d'un ruban. Uurt fibres les plus internes se mêlent aux fibres adjacentes de la portion ^K^éûisne, qu'elles croisent sur plusieurs points; les externes se joignent à celles du palato-glosse. Il suit de cette disposition qu'à 2 centimètres environ

MTOLOOIE.

creux ouvert inférieurement pour recevoir les deux génio-gkMMt; c'e^ dans ce cône creux que se trouvent renfermées les fibres verticales ft transversales.

Les fibres verticales sont un prolongement des génio-glosses. Elles occupeDi surtout le centre de la langue, ou celles d'un côté se trouvent séparée» de celles du côté opposé par la lame fibreuse médiane. On ne les observe, dj reste, que sur les deux tiers postérieurs de la langue. Au niveau du ti^r^ antérieur, toutes les fibres qui suivaient une direction verticale ou tran»^rrsale dans les autres régions s'inclinent tellement en avant, qu'elles se coqfondent avec les fibres longitudinales.

Les fibres transversales ont pour origine : i^ le cérato-glosse et une part.' du basio-glosse, qui, parvenus sur les bords de la langue, s'infléchissent j angle droit, pour se porter ensuite, soit directement en dedans, nAi c:. dedans et un peu en avant, jusqu'à la lame fibreuse médiane à laquelle ils s'attachent ; 2* le faisceau supérieur du stylo-glosse qui se comporte de la même manière; 3* Tamygdalo-glosse , dont la portion horizontale proI<»nrf en arrière, jusqu'à l'os hyoïde, le plan constitué par les muscles précédent*.

A l'aide d'une dissection attentive , on peut donc suivre dans leur continuité les trois ordres de fibres qui forment par leur entremêlement le corp« musculaire de la langue. Mais à l'emploi de ce moyen, il oonvieoi de join«i^c des coupes verticales antéro-poslérieures et transversales.

Les coupes verticales antéro-postérieures montrent les fibres loogituth* nales Averticales.

Les coupes verticales et transversales permettent de voir les fibres qui x portent de l'un à l'autre côté, et celles qui cheminent de bas en haut. L'aspect de la coupe est du reste très-difTérent, suivant quelle inlére:sK' U tiers antérieur, le tiers moyen ou le tiers postérieur de la langue.

Toutes les fibres qui viennent d'être décrites sont donc un prolongeQi»-nr des divers muscles de la langue. Indépendamment de ces fibres venues iJu dehors , en existe-t-il d'autres qui prendraient naissance dans l'épaisseur d<* l'organe 7 Ce second ordre de fibres, dites fibres intrinsèques^ par opp<>>ili<>Q aux précédentes, appelées extrinsèques y est généralement admis. Rien rx démontre cependant leur existence. L'observation qu'on a invoquée en lour faveur vient au contraire les démentir, en permettant de suivre jusqu a t4 lame fibreuse médiane, ou jusqu'à la muqueuse linguale, les fibres eitnusèques. tin réalité, c'est à la partie terminale de ces dernières que s'appliqua la dénomination de fibres intrinsèques.

§ 5. — Région c£RTIcalb propondi et médiane od prévbrtébeale.

Elle comprend trois muscles, situés sur la face antérieure de la colonix? cenicale et de la partie supérieure de la colonne dorsale : le grand drvit antérieur, le petit droit antérieur de la tête, et le long du cou.

Préparation. — 1» Enbvcr la toute du crànc et l'enrëpliale; 5' inriser tu-dessus du »J^rnom cl df la clavicule toutes les parties situées au devant de la colonne veruFbrale, en mt^A*

D iD( les Dosfdes acalènes pour l'écude desquels la même préparalion devra être utilisée ; ..Mvr fnsuite les parties molles du cou de chaque côté jusqu'à ces muscles, et détacher le • ..:>ni de bas en haut ; 3<> appliqu«^r un trait de scie sur les parties latérales droites de la Nt^ du rrftne, passant entre la colonne cervicale et le pharynx, puis un second sur les (.jr:ir$ latérales gauches semblablement dirigé, et achever d'isoler la moitié antérieure de .A t<-u>, ainsi que le pharynx; k** disséquer les muscles de la région prévcrtébrale en les ^ t*>>niot les uns des autres et en circonscrivaot les divers tendons par lesquels ils s'attachent 4UI Tcrtètees du cou.

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