‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 72 sur 390 · III. — LMt ém · texte numérisé non relu

III. — LMt ém

Situé sur la partie antérieure et latérale des trois première! verti-bn du dus, et des cinq dernières vertèbres du cou ; allongé de haut en !>u. aplati d'avant en arrière, plus large et comme renflé dans sa p«ni mojennc, eDIIë i ees extrémités. — Il est constitué par trois ordres de Taccaun qui peuvent être distingués d'après leur situation : en supériri-r?. inférieurs et internes ; et d'après leur direction, en obliques inlernn, '>l>:iques eiteriies, et longitudinaux.

1° Faùceaux supérieurs ou Miquts intivnei. — Au nombre de irol». linaissent par de courts tendons du tubercule antérieur des apophyses tn:iverses des cinquième, qualrième et troisième vertèbres du rou. D'aburd \t. dépendants, ces faisceaux se réunissent plus haut pour former un i< i..

Fig. îSS.

Matelei dei régioni prtverliliTalr et cervicale latérale profomtU.

I. Cniit^ tTHimrniilF ri \erliriilr dr II Imw du rrtac — 3, 3. A|iu|dii>rJ> ■•Mai<--< - 3. HUMlr «raDiIdniiliiiili'murai-lalJU'. — 4. UumK' |Ktll droit aulÉriiur. — ï,y Ul> ilmit lil-r«l. — (1,6. KmirfBin liint-iluiliriiiux nii iiiIrTiim iln niU'ulv lnn(i iIb ■■'■' - 7,1. l-'ii«rui oMiqUF* iitrmr'> •>» iiu|i^riturs du ratmc miucle. — T' Smtaumix nl>. -..^ nlmn uu indriran. — S. B. Uuv-li- N'uknr p<j:>li' rieur. — D. UuH'k valrur ini. -

— «!lll."»rniiU'"M». — 13 Troisii'iuc ■erli'brpilornlf. — lt,lï. .^|>o|ihTw> In".- --

IWirr itn inlrrtniinii'rxirrs.

• tirps charnu, qui remplit la gouttière située à droite et à gauche du corps iW* vertèbres , et qui se porte en haut et en dedans , vers le tubercule de I arc antérieur de l'atlas, auquel il s'attache par un tendon arrondi ; ce dernier M* iixe en partie aussi sur l'origine du grand ligament vertébral commun antérieur.

2' Faisceaux inférieurs ou obliques externes, — Au nombre de deux. Ils se fixent en bas sur la partie latérale du corps de la seconde et de la troisième ^trtt'bre du dos, se dirigent obliquement en haut et en dehors, et s'attachent ail tubercule antérieur des apophyses transverses des cinquième et quatrième vertèbres cervicales. QuelquePois ils se réunissent et s'insèrent seulement h la cinquième.

V Faisceaua' internes ou longitudinaux. — Plus minces et plus déliés que i»î^ i»n»cédents, moins distincts que ceux-ci ; au nombre de deux ou trois. Ils ^•■ifndent du corps des trois premières vertèbres dorsales et de celui de la fit'rnière cervicale, au corps des deuxième, troisième et quatrième vertèbres «lu cou, en décrivant une légère courbure à convexité interne.

Rapports. — Le long du cou répond en avant au grand droit antérieur, au [>har}nx et ù Tœsophage, à l'artère carotide primitive et au nerf pneumo- K'd?trique. Il est en rapport par sa face postérieure avec les vertèbres auxquelles il s'insère, et les ligaments qui les unissent.

lY. — Action des miuclet de la réfflon pr«ver(«brale.

lorsque la colonne cervicale est dans l'état d'extension, les six muscles de a région pré vertébrale s'allongent en décrivant une courbe à convexité aiitérieure. Dès que les extenseurs se relâchent, ils ramènent la colonne à sa rt( titude naturelle; le grand et le petit droit fléchissent la tète; le premier !i«<'hit en gutre les vertèbres les plus élevées, et le long du cou continue ce m<>u\ement de flexion, qui se propage ainsi de haut en bas. Si la tète et le {H- .icule qui la supporte sont en état d'équilibre, ces muscles peuvent avoir •Tuorepour action commune de les fléchir, ou bien de contribuera balancer

I Hitluence de leurs antagonistes et à les maintenir l'une et l'autre dans un «tdt de rigidité.

Mai< les muscles de cette région n'agissent pas toujours simultanément. ( -nx du côté droit peuvent se contracter indépendamment de ceux du côté •raiM ho. Dans ce cas, les elTets contraires n'étant plus annulés, chacun d'eux,

• ri restant essentiellement fléchisseur, possède une action qui lui est propre. 1 1' grand droit imprime à la tête un léger mouvement de rotation par lequel

II face est tournée de son côté; le petit droit lui communique un très-léger in<>u>ement d'inclinaison latérale ; le long du cou fléchit les vertèbres cervi-

• alf > (Ml les inclinant à droite ou à gauche, et peut en môme temps, par son i<'iidou le plus élevé, faire tourner l'atlas autour de l'axis.

<:es muscles, étant très-grôles et s'insérant très-près du point d'appui des \*'\Wrî qu'ils doivent mouvoir, semblent ne posséder du reste qu'une faible •f tion ; remarquons cependant que leur débilité- est en partie compen- ^*^e par leur insertion plus ou moins perpendiculaire sur l'occipital et le 'orps des vertèbres.

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§ 6. — RÉeiOlt CERVICALE PBOFOKDE ET UTË&ALE.

A celle région se nitacbcnt : les scalèDct, les î n 1er I rai» ve noires du <<> el le droit latéral de la léic.

PriparalioH. — Elle ne diffère pu Uu relie qui a fU- iiidirnjiîe jioiir l'i'-iudr rfii t.. de la r^gun prÉrerlobnle. J'ujoulerai «euleiiienl qu*a|irè> avoir pria l'on nais» U'r Jmaicles el des scalènes, il esl d'une absolue nécessili! de k's di'tfii;hrr de lu miuiirir It \complète, afin de metliu eu lumieru les inlertransvcmiire». Le pelil dnil Isirnl > décOuteH : i> en coupant II leur insertion les trois uiusrles i|ui se rendeut ■ l'ait m nuuulde, ainsi que le lenlre postérieur du digasiriqne; 2" en enlevant ane lune U'H ajuei r^islonte qui l'entoure el lui adhère étroitement.

Lci auleun ont be&ucoup varié d'opinion sur te nombre des ical^tii-i. Gavard, avec la plupart des anciens, n'en admet qu'un ; Winslow en cum|<v deux; Sabatier, trois; Albinns, cinq, ol Haller jusqu'il scpl. Il csl ccrtaiu q(i'<-:. obMrve, en général, trois faisceaux parfaitement distincts ioféneuremi-nt :

Rg. 2S5.

Mtitclei det rigioiit prii-trlilirale et ctrvicale lalérùle profonde.

t . Cuu|ir Iran «ïi' nulle M tenieale de la liaw du erUne. — J, 3. Apnphtsrs mvtc 3. Musrle firand droit ■nli'rieiir de b litr, — A. Mu>i'lr pelil dnril anténear. — i.b dpiil lali'ral. — a, a. Kaiseraiii luiiKiludii.uul nu iiil<mr> du inUMle luiif rin 7, 7. Kaiseeini oliliquei inlrnir- uu suiN'iieurs du iiif me iiiiinle. — 7' Sra faiiri'aui cilrmrs nu infiirieun. — «, ». Uuxle sriilrne |>-i.:[>.'<>r. — 0. Musilr w-.kiif 41 --- 10, 10. Prrnuerrs rUes. — II. Ki|>Bre uiifiiilairr 4U1 tj)iarr en lui) In drui • — 11, 17. S.'.imJe i'"le. — l;t. Tr.iisi.'rur lertebr.' d..r-i.l.-, — 1/,, U, \|».i.ln,e. Ui de l'aUav — 11. Premier uinwle inUrIraiii.ietsairï anu'rieur. — 10. llernirrr rni en pure d» lulertranitenaire».

! un qui s'attache au bord interne de la première côte, en avant de la goûtlirrc sur laquelle passe l'artère sous-clavière ; l'autre qui s'insère sur la face citerne de la même côte en arrière de cette gouttière ; le troisième qui oait du bord supérieur de la seconde côte. On pourrait donc admettre trois ^4 alùnes qui se distingueraient, d'après leur situation relative, en antérieur, mou'Q et postérieur. Mais le moyen et le postérieur, bien qu'indépendants 4 leur point de départ, ne tardent pas à s'appliquer l'un à l'autre pour se ronfoodre dans le reste de leur trajet. Le nombre des scalènes, par conséquent, peut être réduit à deux; c'est entre ces deux muscles que passent 1 artère et les principaux troncs nerveux destinés au membre supérieur.

1* Scalène antérieur, — Situé sur les parties latérales et inférieures du t on ; allongé, arrondi, large en bas, plus étroit en haut.

ItaertionSf direction. — 11 s'attache en bas au bord interne de la première côte et au tubercule de sa face externe , en arrière de la gouttière sousjacente à l'artère sous-clavière^ par un tendon qui remonte assez haut en » épanouissant sur les fibres charnues. De cette origine le scalène antérieur 5e dirige obliquement en haut, en dedans et en arrière, et se termine par tnjiâ languettes tendineuses, d'abord cachées dans son épaisseur, lesquelles uennent se fixer au tubercule antérieur des apophyses transverses des ^iiièmc, cinquième et quatrième vertèbres cervicales. Quelquefois il ne :e]è\e pas Jusqu'à la quatrième ou monte jusqu'à la troisième.

Rapports, — Le scalène antérieur est recouvert en bas par la veine sous- (la^ière, plus haut par le nerf diaphragmatique, la veine jugulaire interne, ) iimoplat-hyoïdien et le sterno-mastoïdien. Il répond en arrière au scalène p ^térieur, dont le sépare un espace angulaire. Cet espace livre passage iiiferieurement à l'artère sous-clavière, supérieurement aux branches antérieures de» nerfs cervicaux, qui forment par leur réunion en dehors des Galènes le plexus brachial. — En dedans il est séparé du muscle long du c *u par un intervalle qu'occupent l'artère et la veine vertébrales.

^ SaUène postérieur, — Ce muscle est plus long et plus considérable que >e précédent, en arrière duquel il se trouve situé, mais du reste assez sem- Mable à celui-ci, par sa forme, et son volume, qui s'accroît progressivement k haut en bas.

iiufrtioru, direction. -— Inférieurement, le scalène postérieur est divisé en •i^ux faisceaux, l'un antérieur, arrondi et beaucoup plus volumineux, l'autre p^'Mérieur, aplati et très-mince. — Le faisceau antérieur s'insère sur toute la largeur de la face supérieure de la première côte, en arrière de là goûtti<'rt! de l'artère sous-c1a\ière, par de courtes fibres tendineuses mêlées aux tibrt's musculaires, mais qu^se juxtaposent en avant, où elles remontent sur 1>' corps charnu à la hauteur de 2 centimètres environ. — Le faisceau postén^-iir se fixe au bord supérieur ou interne de la seconde côte par des fibres iponévrotiques auxquelles se rendent presque aussitôt les fibres muscu- Uirt's. Quelquefois ce faisceau n'existe pas. Chez certains individus, au '•'ilrairc, on en rencontre un second qui répond à la partie antérieure du muàcle et qui se réunit à celui-ci supérieurement.

MYOLOGIE

Les deux faisceaux du scalène postérieur se dirigent obliquement en h en dedans et un peu en avant, en s'appliquant l'un à l'autre, se rappro^ liant de plus en plus du scalène antérieur, et vont se fixer au tubercule postent- .r des apophyses transverses des six dernières vertèbres du cou par autant d^ petits tendons longtemps cachés dans leur épaisseur. Il n'est pas tre^ r<ir< de voir une languette tendineuse le prolonger jusqu'à l'apophyse traii>vriv de Tatlas.

Rapports. — En dehors, le scalène postérieur est recouvert de bas en In par le grand dentelé, le sous-clavier, l'omoplat-hyoïdien, l'artère ceni • transverse, et toutes les parties molles de la région sous-clavière .. di<:.i forme le plan profond. — En dedans , il est en rapport avec le pnm^r muscle intercostal externe et le sommet des apophyses transverses de« \'r tèbres du cou. — En avant, il répond à l'artère sous-clavière et aux brain Vantérieures des nerfs cervicaux qui le séparent du scalène antérieur. - 1 arrière, où il devient très-étroit, ce muscle s'applique à l'auguldirt ùl'omoplate.

IL — IntcrtraafTcnalrct ém

Situés entre les apophyses transverses des vertèbres du cou ; trèsH-*>i:r aplatis, quadrilatères, verticalement dirigés.

Au nombre de onze pour chaque coté et disposés par paires, ils «mt • distingués en antérieurs et postérieurs.

i*^ Interiransversaires antérieurs, — On en compte six, un pour cl.a<: espace intertransversaire. Ils s'attachent en bas au bord antérieur de gouttière que présente la face supérieure des apophyses transverse» du et 8'élèvent verticalement pour se tixer en haut à la face inférieure de 1 a.physe transverse qui est au-dessus.

Rapports. — En avant, ces muscles répondent à ceux qui viennent r. sérer au tubercule antérieur des apophyn's transverses, ce^t-à-dire au ^r. droit antérieur, au long du cou et au scalène antérieur. — En arrit rv. sont en rapport avec l'artère vertébrale, qui leur est parallèle; avec lo l:y ches antérieures des nerfs cervicaux, qui les croisent à angle droit et qi . ^ séparent des interiransversaires postérieurs.

2** Interiransversaires postérieurs, — Il en existe un pour les cinq dcr'. ' i*.->paces intertransversaires. Le premier, ou l'espace compris entre 1 ai i* ^ l'axis, en est constamment dépourvu. Inférieurement, ces muscles » in^r au boid postérieur de la gouttière des apophyses transverses, et »up'ru .* ment à la face inférieure de lapophyse qui est au-dessus. Lcun» dinui'-i • leur forme, leur direction ne diffcrent pas, du reste, de celles des anttrit ^

Rapports, — Hecouverts en avant par l'artère vertébrale et le> br .' antérieures des nerfs cervicaux, ils le sont en arrière par les muMl*; s viennent se llxer au tubercule postérieur des apophyses traiisverx* spléiiius do la tète et l'angulaire de lomoplate supérieurement, le ?<^ postérieur et le petit complexus inférieurement.

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