‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 73 sur 390 · III. — Droll taMral «e la tMe · texte numérisé non relu

III. — Droll taMral «e la tMe

Le droit latéral de la tête est situé entre l'apophyse jugulaire de l'occipital et l'apophyse transverse de l'atlas, sur le prolongement de la série des intprtransversaires antérieurs, dont on peut le considérer comme l'analotrue. 11 ne dilfère de ceux-ci que par son volume, qui est plus considérable, et !^a Tonne, qui est plus arrondie.

Insertions, — Ce muscle s'insère en bas à la partie antérieure et supérifure de l'apophyse transverse de l'atlas; en haut, à la partie inférieure de i a[U)physe Jugulaire de l'occipital. De même que les autres intertransver- ^ires, il est presque entièrement charnu.

Rapports. — Il répond , par sa face antérieure, à la veine jugulaire iniiTne, par la postérieure à l'artère vertébrale, par son côté externe au ventre [•«•<térieur du digastrique, par l'interne à l'articulation occipito-atloîdienne. I ne lame fibreuse assez dense le recouvre, du reste, immédiatement et le ^••pnre de toutes ces parties.

rv. — action dM noMlei de la réirloii cervicale latérale.

le» muscles de cette région , considérés au point de vue des mouvements •;u ils déterminent, se divisent en deux ordres : les uns ne communiquent iu\ u9 que des mouvements partiels ; les autres leur impriment des mou- V'-ments de totalité.

L«' droit latéral et la double série des intertransversaires représentent les i»r»»miers. Tous prennent leur point d'appui in fé ri eu rement, et par Icurconîrartion rapprochent de la vertèbre inférieure celle qui est au-dessus. Les innivements partiels s'ajoutant les uns aux autres, le cou et la tôte s'inclin»'rit de leur côté. Si les muscles des deux côtés se contractent à la fois, ils •i*\ionnent mutuellement antagonistes et contribuent alors à communiquer 1 la colonne cervicale la rigidité qui lui est nécessaire dans certains actes, lorsque la tête, par exemple, supporte un fardeau qui doit rester en équilibre.

Les muscles destinés à imprimer des mouvements de totalité sont les •it'ux scalènes, qui prennent leur point fixe, tantôt in férieu rement et tantôt s>ipérieurement. Lorsque le thorax leur sert de point d'appui, ils commu- Cliquent à la tête et au cou un mouvement d'inclinaison latérale qui est ônct si les deux muscles du môme côté agissent en même temps, antéro- Ulf ral s'il est dû au scalène antérieur, postéro-latéral s'il est produit par le H'<ilène postérieur. Tout mouvement sera annulé si les quatre scalènes se < >ntractent à la fois; mais cette simultanéité d'action aura pour avantage tl*- les faire participer à la rigidité de la colonne cervicale , qui conservera aiMM plus solidement son état de rectitude.

Très^souvent les scalènes prennent leur insertion fixe sur les vertèbres du <»u. Dans ces conditions, ils élèvent le thorax et jouent le rôle de muscles inspirateurs ; c'est ce qui a lieu le plus habituellement chez la femme, qui r**pire par le type costo-supérieur.

MYOLOGIE.

§ 7. — Aponévroses du cou.

Les muscles de la partie antéro-latérale du cou que nous avons considér*^ Jusqu'à présent comme des organes simplement superposés ou juxtap»^^ ne sont pas cependant sans connexion. Dans les intervalles qui les sépnrvrj. on remarque des plans fibreux, s'attachant comme les plans musrtiiairr* aux saillies osseuses, se continuant les uns avec les autres au niveau de 1t rr^ bords, les entourant de toutes parts et leur constituant autant de galnc« r^[:\ en prennent la forme, la direction et les dimensions. Ainsi continus ei <"■:dément fixés à des points d'appui multiples, ils forment pour les muM li^^ 1 1 les veines du cou une charpente à la fois flexible et résistante y divi^f* ft subdivisée en nombreux compartiments dans lesquels chacun d'eux a >i place marquée. Loin de rester indépendants et immédiatement cuntign^. ces organes sont donc enchaînés au contraire dans leur situation relative: ils jouissent de la liberté qui leur est nécessaire, et d'une certaioe latiiu*ir de déplacement, dues à la flexibilité et à l'élasticité de leurs gaines ap<«nt^ vrotiques. Mais ils ne peuvent ni abandonner la place qui leur est assi^iiT. ni s'écarter notablement des organes voisins, sans être presque aussitôt rt- 1^ blis dans leurs rapports primitifs, par la réaction des lames fibreuses d':a ils occupent les divers dédoublements.

Ces lames fibreuses revêtent les attributs qui sont propres aux aponé^n^x*) des muscles larges. Comme ces dernières, elles se distinguent : par leur minceur alliée à une notable résistance ; par leur demi-transparence : par leur adhérence assez intime aux plans musculaires sous-jacents, en s^^ri'^ qu'on a pu les considérer comme un simple perimysium plus ou moins o.r. dense ; par leur aspect d*un blanc terne, contrastant avec l'aspect nacn* et resplendissant des aponévroses des membres; et enfin par l'entrecroisem'. ni irrégulier des faisceaux de fibres lamineuses qui les composent.

I^a disposition que présentent les aponévroses du cou est très-compliqu»-*- Aussi rcmarque-t-on peu de concordance dans la description qu'en «» :t donnée les divers auteurs. La plus exacte, la plus complète, la meillt^urv sans contredit, est celle que nous devons à M. Degrusse. Cet auteur con«<';i'<: d'employer pour leur étude trois modes de préparation qui tous les tn>i^ ^'n effet sont utiles. On aura recoui*s d'abord à des coupes transversales compr^ nant la totalité du cou et pratiquées & des hauteurs différentes; on le»di^vrquera ensuite d'arrière en avant; puis on les examinera dans chaque région. des parties superficielles vers les parties profondes, c'est-à-dire dans 1 ouirr de superposition. — Le premier procédé, en les montrant de profil, roeltri en évidence les gaines très-nombreuses qu'elles forment par leurs dédoublt^ments successifs, ainsi que la configuration, les dimensions, la situation rvUtive de toutes ces gaines. — Le second, en les découvrant sur leur longueur et leur largeur, permettra de prendre connaissance des rapports et d*^ insertions de chacune d'elles. — Le troisième aura pour avantage de coin pléter l'étude de leurs connexions.

Par l'emploi suffisamment r»*pôté de ces trois procédés, on arrivera

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