‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 74 sur 390 · APONÉVROSES DU COU · texte numérisé non relu

APONÉVROSES DU COU

promptement à reconnattre que la charpente fibreuse du cou comprend dans sa composition :

!• Deux colonnes médianes : l'une antérieure , étendue du menton au stproum, et improprement appelée ligne blanche cervicale; l'autre, postt*rieure , beaucoup plus épaisse et plus résistante, étendue de l'occipital à rapophyve épineuse de la septième vertèbre du cou.

2* Deux lames fibreuses qui se portent de la colonne antérieure à la colonne postérieure, et qui forment par leur continuité une grande gaîne embrassant la totalité du cou ; c'est Vaponévrose cervicale superficielle,

3^ Deux autres lames profondes qui naissent de la partie antérieure et m»''diane de la colonne cervicale, se dirigent transversalement en dehors en décrivant une courbe à concavité postérieure et se partagent sous le trapèze en deux lames secondaires, dont l'une, directe, va s'attacher à la colonne mi^diane postérieure, tandis que l'autre, réfléchie, vient se continuer sur If bord antérieur du trapèze avec la gaîne superficielle du cou : ces lames constituent Vaponévrose cervicale profonde. Elles partagent la gaine formée par Taponévrose superficielle en deux gaines plus petites : une postérieure, rylindroïde, embrassant la colonne cervicale et tous les muscles qui s'y attachent ; une antéro-latérale, offrant sur les coupes transversales l'aspect d nii croissant dont la concavité regarde en arrière.

h" Vne série de lamelles qui se détachent des parois de la gaine antérolatérale et produisent par leur continuité des gaines du troisième ordre : ]t' d<^9ignerai toutes ces lamelles sous le terme générique d'aponévroses car- ^l'^alen moyennes,

.V Tne autre série de lamelles qui cloisonnent la loge postérieure : ce sont le< aponévroses cervicales postérieures.

Tel est en quelques mots le mode de constitution de cette charpente, que M. le professeur Denonvilliers, dès l'année 1835, dans ses cours publics, avait (l^jà formulée à peu près dans ces termes. Étudions avec quelques détail? chacune des parties qui concourent à sa formation.

A. Colonnes médianes de la charpente fibreuse du cou.

Ces deux colonnes sont à peu près verticales et parallèles dans leur moitié inférieure. Mais en montant vers le mcnton^et l'occiput, elles s'écartent de P -J5 en plus, en sorte que toutes deux décrivent une courbe dont la conca- ^ilé répond aux téguments. Elles ont encore pour caractère commun de ) attacher aux os , non-seulement par leurs extrémités, mais aussi par leur pirtie moyenne , d'où il suit qu'elles possèdent une remarquable fixité et t-*'u\ent servir de point d'appui aux aponévroses qui en partent ou qui viennent s'y terminer. Elles difi'èrent, du reste, beaucoup sous tous les autres Hnts de vue.

a. Colonne médiane antérieure, — Très-mince , très-étroite , sans limites prt^cises, elle s'attache en haut sur la partie inférieure de la symphyse de la mâchoire , au-dessous des peauciers et du transverse du menton qui la t^coavrent, puis descend obliquement en arrière, en passant sur le raphé <lu mascle mylo-hyoldicn. Arrivée au niveau du corps de Thyolde, elle prend

sur cet os un point d'insertion trùs-solide , recouvre ensuite la roembrir.^ thyro-hyoïdcnne et la saillie du cartilage thyroïde, dont la sépare une U^ui^ séreuse constante. Plus bas, elle répond à l'interstice des mufciei S'Ljhyoïdiens droits et gauches. Inférieurement, elle se rétrécit de plus en [•!.* par suite de la convergence des muscles sterno-thyroïdiens, et finit par |M«-rr au-devant de ces muscles en se décomposant en deux feuillets trans\cr^i i\ qui s'écartent à angle aigu : l'un de ces feuillets s'attache au ligament iiittrclaviculaire, avec lequel il se continue et se confond ; l'autre s'inMirv i u lèvre antérieure de la fourchette du sternum. L'espace angulaire coni: ..• entre ces deux tcuillets constitue la fossette sus-sternale ; il renferux «i tissu adipeux et quelques divisions vasculaires.

Par ses parties latérales la colonne médiane antérieure se continue à\'^ les aponévroses cervicales, superficielle et moyenne, dont elle n'est eu a- nnitive qu'une simple dépendance.

b. Colonne médiane postérieure. — Elle est constituée par le ligament «.rvical postérieur, qui représente une sorte de cloison verticale située e:i:r» les muscles extenseurs de la télé et du cou. Cette cloison, de figure ir:i> gulaire, s'insère par sa base à lo {)rotubérance et à la crête occipitale evu m- . par son sommet à l'apophyse épineuse de la septième cer\icale, par >"U • • . antérieur, convexe, au sommet des apophyses épineuses des autres vt-rl Ir»de la même région. Son côté postérieur, concave, plus large et plus tj'.i;-. répond a l'insertion des trapèzes et à la peau.

La colonne médiane postérieure dilYère donc de l'antérieure : 1* pir • dimensions beaucoup plus considérables, 2' par sa forme, 3* par ses lim/. très-nettement déterminées, /i' par les points d'attache plus miilii;: * qu'elle prend sur le squelette. Klle contraste en un mot avec la pré». :, : par la plupart de ses attributs : la première, qui est en rapport aver ù muscles plats et minces, participe de leur faiblesse ; la seconde, qui n-rrpond ti des muscles puissants, se distingue au contraire par ses prupor i • et sa résistance plus grandes.

B. Aponévrose cervicale super ficidle,

La gaine que forme cette large aponévrose nous offre à considérer li* > \ surfaces et deux extrémités ou circonférences.

a. Surface externe, — Dans l'intervalle triangulaire qui sépare en ha- • : en a\ant les deux peauciers, cette surface répond à la peau à laquelle i id un tissu cellulaire d'une moyenne densité. — Au niveau de leur bord ar/ rieur, elle se dédouble pour les embrasser dans son épaisseur; mai» -• feuillet siiperliciel e>t plus mince; il adhère faiblement â ces muscles, fin que son feuillet profond leur adhère au contraire de la manièn* la | iiilime. — Au-dessus et en dehors des peauciers, elle devient si adbtrtîi't. •j'ie rapont\ rose semble se confondre en partie avec la face profuiidr o ilirme. En arrière, elle adhère beaucoup moins aux téguments, dont il '•' farile de la séparer inférieuremenl.

b. Surface interne, — l^>ur l'étude de ses rapports, il convient d eviiun' •' buccessivement sa portion sous-hyoïdienne et sa portion sus-hyoïdieune.

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