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Muscles scalcnes

Les auteurs ont beaucoup varié d’opinion sur le nombre des scalènes. Gavard, avec la plupart des anciens, n’en admet qu’un; Winslow en compte deux; Sabatier, trois; Albinus, cinq, et Haller jusqu’à sept. Il est certain qu’on observe, en général, trois faisceaux parfaitement distincts inférieurement : l’un qui s’attache au bord interne de la première côte, en avant de la gouttière sur laquelle passe l’artère sous-clavière; l’autre qui s’insère sur la face externe de la même côte en arrière de cette gouttière; le troisième qui naît de la seconde côte. On pourrait donc admettre trois scalènes qui se distingueraient, d’après leur situation relative, en antérieur, moyen et postérieur. Mais le moyen et le postérieur, bien qu’indépendants à leur point de départ, ne lardent pas à s’appliquer l’un à l’autre pour se confondre dans le reste de leur trajet. Le nombre des scalènes, par conséquent, peut être réduit à deux; c’est entre ces deux muscles que passent l’artère sous-clavière et les troncs nerveux destinés au membre supérieur.

1° Sealènc anterieur. — Situé sur les parties latérale et inférieure du cou; allongé, aplati, plus large supérieurement; étroit et arrondi inférieurement.

Insertions , direction. — Il s’attache en bas au bord interne de la première côte et au tubercule de sa face externe, en avant de la gouttière sous-jacente à l’artère sous-clavière, par un tendon qui remonte en s’épanouissant sur les fibres charnues. De cette origine le scalène antérieur se dirige en haut, en dedans et en arrière, et se termine par quatre faisceaux qui vont se fixera l’aide de courtes languettes tendineuses, d’abord cachées dans leur épaisseur, au tubercule antérieur des apophyses trans-

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verses des quaire dernières vertèbres cervicales. Quelquefois il ne s’élève pas jusqu’à la quatrième ou monte jusqu’à la troisième.

Rapports. — Le scalène antérieur est recouvert en bas par la veine sous-clavière, plus haut par le nerf diaphragmatique, la veine jugulaire interne, l’omoplat-hyoïdien et le sterno-mastoïdien. Il répond en arrière au scalène postérieur, dont le sépare un espace angulaire. Cet espace livre passage inférieurement à l’artère sous-clavière, supérieurement aux branches antérieures des nerfs cervicaux, qui forment par leur réunion en dehors des scalènes le plexus brachial.

2° Seaiènc postérieur. — Ce muscle est plus long et plus considérable que le précédent, en arrière duquel il se trouve situé, mais du reste assez semblable à celui-ci, par sa forme.

Insertions, direction. — Inférieurement, le scalène postérieur est divisé en deux faisceaux, l’un antérieur, arrondi et beaucoup plus volumineux, l’autre postérieur, aplati et très mince. — Le faisceau antérieur s’insère sur toute la largeur de la face supérieure de la première côte, en arrière de la gouttière de l’artère sous-clavière, par de courtes fibres tendineuses qui se mêlent en partie aux fibres musculaires, mais qui se juxtaposent en avant, où elles remontent sur le corps charnu à la hauteur de 2 centimètres environ. — Le faisceau postérieur se fixe au bord supérieur et à la face externe de la seconde côte par des fibres aponévrotiques auxquelles succèdent presque aussitôt les fibres musculaires. Ce faisceau est tantôt plus volumineux et tantôt plus petit que le précédent. Quelquefois il n’existe pas. Chez certains individus, on en rencontre un second qui répond à la partie antérieure du muscle et qui se réunit à celui-ci supérieurement.

Les deux faisceaux du scalène postérieur se dirigent obliquement en haut, en dedans et un peu en avant, en s’appliquant l’un à l’autre, se rapprochent de plus en plus du scalène antérieur, et vont se fixer au tubercule postérieur des apophyses transverses des six dernières vertèbres du cou par autant de petits tendons longtemps cachés dans leur épaisseur. Il n’est pas rare de voir une languette tendineuse le prolonger jusqu’à l’apophyse transverse de l’atlas.

Rapports. — En dehors, le scalène postérieur est recouvert de bas en haut, par le grand dentelé, le sous-clavier, l’omoplat-hyoïdien, l’artère cervicale transverse, et toutes les parties molles de la région sous-clavière, dont il forme le plan profond. — En dedans, il est en rapport avec le premier muscle intercostal externe et le sommet des apophyses transverses des vertèbres du cou. — En avant, il répond à l’artère sous-clavière et aux branches antérieures des nerfs cervicaux qui le séparent du scalène antérieur. — En arrière, où il devient très étroit, ce muscle s’applique à l’angulaire de l’omoplate.

MYOLOGIE.

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