I. — Muscle trapèze
Le trapèze est un muscle large, plus épais dans sa partie moyenne qu’à ses extrémités, triangulaire plutôt que trapézoïde. Il s’étend : dans le sens vertical, de l’occipital à la douzième vertèbre du dos, dans le sens transversal, de la crête des apophyses épineuses à l’épine de l’omoplate et à la clavicule, en sorte qu’il recouvre le dos, la partie supérieure de l’épaule et toute la partie postérieure du cou.
Insertions , directions. — Ce muscle s’attache : 1° par son angle supérieur tronqué, au tiers interne de la ligne courbe supérieure de l’occipital, et à la protubérance occipitale externe ; 2° par son bord interne, au ligament cervical postérieur, à l’apophyse épineuse de la septième vertèbre du cou, à celles de toutes les vertèbres du dos, et aux ligaments surépineux correspondants; quelquefois cependant il ne s’étend pas au delà de la onzième et même de la dizième vertèbre dorsale.
Les insertions à l’occipital se font par une aponévrose extrêmement mince et très adhérente à la peau, offrant une longueur et une largeur de ,2 centimètres environ.
Les attaches que prend le trapèze sur le ligament cervical postérieur, ont lieu en haut par de courtes fibres aponévrotiques. — Sur la moitié inférieure du cou, ces fibres augmentent progressivement de longueur, puis se raccourcissent à la partie supérieure du dos, d’une manière tantôt graduelle, tantôt assez rapide, et forment ainsi pour chaque muscle une aponévrose resplendissante, allongée, plus large à sa partie moyenne qu’à ses extrémités ; en s’ajoutant sur la ligne médiane à celle du muscle opposé, cette aponévrose prend une figure ovalaire ou elliptique, parfois triangulaire, quelquefois losangique.
Les fibres aponévrotiques nées des apophyses épineuses et des ligaments surépineux des quatre vertèbres moyennes du dos sont de la plus extrême brièveté. Mais celle des trois ou quatre dernières redeviennent de plus en plus longues, en sorte qu’elles continuent avec celles du côté opposé un petit triangle dont le sommet se dirige en bas.
Les fibres musculaires du trapèze suivent trois principales directions et affectent aussi trois principaux modes de terminaison. — Les supérieures, émanées de l’occipital et du ligament cervical postérieur, se portent en bas, en dehors et en avant, en se rapprochant d’autant plus de la direction horizontale qu’elles naissent plus bas, et viennent s’attacher au tiers externe du bord postérieur de la clavicule, par de très courtes fibres tendineuses entremêlées aux fibres charnues. — Les
moyennes, parties des apophyses épineuses de la septième cervicale et des trois ou quatre premières dorsales, se dirigent transversalement en dehors pour s’insérer par des fibres tendineuses, plus longues que les précédentes, au hord postérieur de l’acromion et à la lèvre supérieure
Fig. 302. — Couche musculaire superficielle de la paroi postérieure du tronc ,
1. Aponévrose lomoo-sacrée. — 2. Muscle grand dorsal. — 3, 3, Faisceau par lequel ce muscle s’attache à la crête iliaque. — 4, 4. Espace triangulaire qui sépare quelquefois le grand dorsal du grand oblique. — 5. Angle antéro-supérieur du grand dorsal au niveau duquel toutes ses fibres se réunissent pour contourner le bord inférieur du grand rond et aller ensuite se fixer à l'humérus. — G, 6. Muscle grand rond. — 7. Portion inférieure ou ascendante du muscle trapèze. — 8. Petite aponévrose triangulaire par laquelle cette portion ascendante vient s’attacher à l’épine de l’omoplate. — 0. Portion moyenne ou transversale du même muscle, s’insérant en dehors au bord postérieur de l’épine. — 10. Aponévrose par laquelle cette portion se fixe