I. — Muscle rhomboïde
Obliquement situé à la partie inférieure du cou et supérieure du dos ; large et mince ; remarquable surtout par sa figure très régulièrement rhomboïdale.
Insertions. — Il s’attache en dedans à la partie inférieure du ligament cervical postérieur, à l’apophyse épineuse de la septième vertèbre du cou, à celles des quatre ou cinq premières vertèbres du dos et aux ligaments interépineux correspondants. Ces insertions ont lieu par des fibres aponévrotiques parallèles, obliquement descendantes, assez courtes et inégales supérieurement, où elles s’entremêlent aux fibres musculaires ; plus longues et plus égales inférieurement, où elles forment une petite aponévrose de 2 centimètres de largeur.
Aux fibres aponévrotiques succèdent les fibres charnues. Celles-ci, situées sur le prolongement des précédentes et parallèles aussi, se dirigent de dedans en dehors et de haut en bas pour aller se fixer à l’interstice du
rond. — 19. Coupe du grand dorsal. — 20. Faisceau qui part de l’angle inférieur de l’omoplate et qui vient se joindre à ce muscle. — 21. Partie inférieure du grand dentelé. — 22, 22. Partie postérieure du petit oblique. — 23. Aponévrose postérieure de ce muscle concourant avec celle du petit dentelé inférieur et du grand dorsal à former l’aponévrose lombo-sacrée. — 24. Grand fessier. — 25. Coupe de ce muscle — 20. Moyen fessier. — 27. Pyramidal. — 28. Le tendon de l’obturateur interne et les deux jumeaux. — 29. Carré crural. — 30. Sacro-lombaire et long dorsal. — 31. Deltoïde. — 32. Triceps braohial.
MYOLOGIE.
bord interne de l’omoplate, depuis l’angle inférieur de cet os jusqu’au milieu de l’intervalle compris entre son angle supérieur et son épine. Très souvent son insertion ne s’élève pas au-dessus de l’épine. Elle a lieu en haut, par de courtes fibres aponévrotiques. Dans le reste de son étendue, elle se fait sur une bandelette fibreuse qui suit la direction du bord interne de l’os, mais qui ne lui adhère que par ses extrémités et surtout par l’intérieure. Entre ces deux points extrêmes, elle n’est unie au bord spinal que par un simple tissu conjonctif. Cette bandelette est formée par l’ensemble des fibres tendineuses du rhomboïde, qui longent le bord spinal pour aller s’attacher à son angle inférieur.
A l’union du cinquième supérieur avec les quatre cinquièmes inférieurs du muscle, on remarque une ligne celluleuse, plus ou moins accusée, mais à peu près constante, qui le divise en deux parties. C’est à la partie la plus élevée que plusieurs anatomistes ont donné le nom de petit rhomboïde. Attaché en dedans au ligament cervical postérieur et à l’apophyse épineuse de la septième vertèbre du cou, celui-ci s’insère en dehors, au dessus de l’épine de l’omoplate, entre cette épine et l’angulaire.
Rapports. — La face postérieure du rhomboïde est recouverte dans la plus grande partie de son étendue parle trapèze ; en bas et en dehors, elle se trouve en rapport avec la peau, et plus bas avec le grand dorsal,
Sa face antérieure répond au petit dentelé supérieur, au long dorsal, au sacro-lombaire, aux seconde, troisième, quatrième et cinquième côtes, et aux muscles intercostaux correspondants.
Action . — Le rhomboïde, au début de son action, communique à l’omoplate un mouvement de rotation qui 'a pour effet : 1° de déprimer son angle antérieur et d’abaisser le moignon de l’épaule ; 2" d’élever son angle inférieur en le rapprochant de la colonne vertébrale; 3° de tendre la moitié inférieure du grand dentelé qui limite alors le mouvement de rotation. Si le muscle continue de se raccourcir, le scapulum est attiré en haut ; le grand dentelé se tend davantage, et comme l’omoplate lui offre un point fixe, il peut élever les côtes.
Le rhomboïde a donc pour destination principale d’imprimer à l’épaule un double mouvement de rotation et d’élévation, et pour destination accessoire de concourir, par l’intermédiaire du grand dentelé, à la dilatation du thorax ; de même que le trapèze et le grand dorsal, il ne prend part qu’aux grandes inspirations.