MUSCLES PETITS DENTELÉS
Insertions. — H s’attache en haut à l’apophyse transverse de l’atlas, et au tubercule postérieur des apophyses transverses des trois vertèbres suivantes par des tendons d’autant plus grêles qu’ils sont plus inférieurs. A ces tendons succèdent des faisceaux charnus, en nombre égal, et aplatis aussi, qui augmentent de largeur et d’épaisseur en descendant, et qui se confondent vers le tiers inférieur du muscle. Ainsi constitué, celui-ci continue à se porter en bas en dehors, en se contournant de telle sorte que son bord postérieur devient interne et l’antérieur externe. — Il s’insère le plus habituellement, par de très courtes fibres aponévrotiques, à toute cette partie du bord spinal de l’omoplate qui se trouve située au-dessus de l’épine et qui limite en arrière la fosse sus-épineuse. Souvent il ne s’étend pas tout à fait jusqu’à l’épine. Chez quelques individus, il descend moins bas encore et se fixe alors réellement à son angle supérieur et interne, d’où la dénomination qui lui a été donnée ; mais ce mode d’implantation est le plus rare.
Rapports. — La face externe de l’angulaire est recouverte, de haut en bas, par le sterno-mastoïdien, la peau çt le trapèze. — Sa face interne recouvre le bord externe du splénius, le transversaire, la portion cervicale du sacro-lombaire, et le petit dentelé supérieur.
Action. — La plupart des ailleurs avaient admis, avec Winslow, qu’au moment où l’angulaire se contracte, l’omoplate tourne autour d’un axe fictif passant par sa partie centrale, et qu’en vertu de ce mouvement ses angles postérieurs s’élèvent, tandis que l’antérieur s’abaisse, entraînant avec lui tout le moignon de l’épaule. Mais Duchenne (de Boulogne) a été conduit, par ses expériences électro-physiologiques, à reconnaître que l’axe de rotation, beaucoup plus élevé qu’on ne l’avait pensé, correspond à l’angle antérieur : c’est autour de cet angle lui-mème que tourne l’omoplate; il ne s’abaisse donc pas. Si les contractions deviennent plus énergiques, le muscle élève directement l’omoplate et par conséquent toute l’épaule. Son mode d’action par conséquent diffère beaucoup de celui du rhomboïde.