C. Muscles transverso-épineux ou obliques convergents. — Les
nombreux faisceaux du transversaire épineux, les petits obliques postérieurs de la tête, les faisceaux supérieurs et externes du long cou et les grands droits antérieurs représentent ce troisième ordre de muscles rachidiens. Ils ont pour caractères communs de se diriger obliquement en haut et en dedans et de s’insérer sous une incidence presque perpendiculaire aux saillies osseuses. Cette disposition ainsi que leur longueur et leur nombre considérable nous montrent qu’ils prennent une part importante aux mouvements de la colonne vertébro-crânienne.
(I. Muscles épineux transversaires ou obliques divergents. — -
Dans ce dernier groupe viennent se ranger les grands obliques postérieurs de la tête et les splénius étendus des apophyses épineuses des vertèbres dorsales et cervicales aux apophyses transverses de l’axis, de l’atlas et de la vertèbre crânienne moyenne. Prenant leur insertion fixe
MYOLOGIË.
sur les apophyses épineuses et leur insertion mobile sur les apophyses transverses, ils sont extenseurs de la tête sur le rachis, si leur action est simultanée; rotateurs, si elle est isolée,
§ 6. — Aponévroses de la partie postérieure du tronc.
On observe sur la partie postérieure du tronc, comme sur la plupart des autres parties de l’appareil locomoteur, deux sortes d’aponévroses : des aponévroses d’insertion et des aponévroses de contention. Les premières, qui atteignent dans la région lombaire un très grand développement, ont été précédemment décrites avec les muscles dont elles font partie. — Les secondes seules vont donc fixer notre attention.
Les aponévroses de contention annexées au muscle du dos se continuent entre elles pour la plupart, en sorte qu’il est assez difficile d’en déterminer rigoureusement le nombre. Cependant, si l’on considère les bords par lesquels elles s’unissent les unes aux autres comme leurs limites respectives, on peut en admettre sept que je désignerai par le nom des muscles auxquels elles appartiennent. En procédant des superficielles avec les profondes, on remarque que les trois premières appartiennent à des muscles larges: ce sont l’aponévrose du trapèze, l’aponévrose du rhomboïde et du grand dorsal, et celle des petits dentelés. Trois autres répondent aux muscles de la partie postérieure du cou ; elles se superposent dans l’ordre suivant : l’aponévrose du splénius et de l’angulaire, l’aponévrose du grand complexus et du transversaire, et celle des droits et obliques postérieurs de la tête. — A ce dernier groupe on peut joindre l’aponévrose du transversaire épineux.
A. Aponévrose* (les muscle* larges.
i° Aponévrose du trapèze. — Elle recouvre la face postérieure du muscle sur toute son étendue, et lui adhère d’une manière intime.
Cette aponévrose, de figure triangulaire^ s’attache par son bord interne aux parties fibreuses de la ligne médiane sur lesquelles elle se continue avec celle du côté opposé. Son bord supérieur se continue avec l’aponévrose cervicale superficielle qu’elle contribue à former. Son bord inférieur s’unit avec l’aponévrose du rhomboïde et du grand dorsal. — En haut, elle se fixe à l’occipital ; en dehors, au bord postérieur de la clavicule, à l’acromion, à la lèvre supérieure de l’épine de l’omoplate, et à l’aponévrose du sous-épineux. Sa face externe adhère au fascia superficialis qui double les téguments de la paroi postérieure du tronc, fascia remarquable par le développement et la direction transversale des faisceaux fibro-celluleux qui le composent; l’adhérence est intime dans la région