‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 163 sur 481 · MUSCLE ILIAQUE · texte numérisé non relu

MUSCLE ILIAQUE

de celui-ci par une couche celluleuse et par le nerf crural, elle s’en rapproche de plus en plus et ne tarde pas à se confondre avec lui.

La portion charnue du grand psoas présente quelques attributs qui lui sont propres. Les fibres dont elle se compose ne sont unies entre elles que par un tissu conjonctif peu abondant, très fin et très lâche, d’où la facilité avec laquelle le pus provenant de la carie des vertèbres lombaires fuse dans l’épaisseur du muscle , qui se transforme alors en une large cavité fusiforme. Ces fibres sont peu résistantes et semblent douées d’une nature plus délicate, au moins dans quelques espèces animales, et particulièrement chez le bœuf, dont le grand psoas, sous ce point de vue, occupe une place à part dans le système musculaire; il se montre sur nos tables sous le nom de filet et figure avec avantage parmi les mets les plus recherchés.

Action. — Le grand psoas fléchit la cuisse en lui imprimant un mouvement de rotation en dehors. — Dans la station verticale, les psoas prenant au contraire leur point d’appui sur le fémur, ils tendent à fléchir le tronc. Si les deux muscles se contractent ensemble, le tronc se porte directement en avant; si l’un d’eux seulement entre en action, en fléchissant le rachis, il l’incline de son côté.

Page 1