II. — Muscle grand psoas
Ce muscle s’étend du corps de la douzième vertèbre dorsale au petit trochanter. Dans son long trajet, il répond successivement aux parties latérales de la colonne lombaire, au détroit supérieur du bassin, au bord antérieur de l’os coxal, sur lequel il se réfléchit, et enfin à l’articulation coxo-fémorale qu’il contourne. Allongé, étroit et aplati supérieurement, renflé dans sa partie moyenne, terminé en bas par un tendon qui lui est commun avec le muscle iliaque, le grand psoas est irrégulièrement fusiforme.
MUSCLE GRAND PSOAS.
Insertions. — Il s’attache en haut : 1° à la partie inférieure du corps de la douzième vertèbre du dos et au corps des quatre premières lombaires ; 2° à toute la hauteur des disques intervertébraux qui les unissent ; 3° à la base des apophyses transverses des mêmes vertèbres.
Les insertions aux corps des vertèbres se font par des arcades fibreuses, étendues de leur bord supérieur à leur bord inférieur ; de la convexité de ces arcades naissent des fibres tendineuses, courtes et très obliquement descendantes ; sous la courbe qu’elles décrivent passent les artères et les veines lombaires ainsi que les filets nerveux unissant le grand syrn-
Fig. 319. — Muscles psoas, iliaque, carré lombaire et intertransversaires.
1. Petit psoas. — 2. Son tendon coupé au niveau de sa continuité avec le fascia iliaca. — 3. Grand psoas. — 4. Son attache au corps de la 12e dorsale. — 5, 5, 5, 5. Ses attaches au corps des quatre premières vertèbres des lombes; arcades fibreuses répondant à chacun de ces corps. — 6. Tendon par lequel il s’insère au petit trochanter. — 7, 7. Muscle iliaque. — 8, 8. Fibres inférieures et externes de ce muscle; elles vont se fixer, non au petit trochanter, mais à celle des trois branches de la ligne âpre qui passe au-dessous et au-devant de. cette apophyse. —9, 9. Droit antérieur de la cuisse. — 10, 10. Obturateur externe. — 11. Carré lombaire. — 12, 12, 12, 12. Ses faisceaux postérieurs montant obliquement pour aller s’attacher au sommet des apophyses transverses des quatre premières vertèbres lombaires; les deux faisceaux longitudinaux recouvrant le sommet de ces apophyses ont été enlevés pour laisser voir les faisceaux précédents. — 13. Son faisceau externe plus considérable que les postérieurs; il s’insère à la douzième côte. — 14, 14. Transverse de l’abdomen. — 15. Ligament ilic-lombaire. — 16. Les deux piliers du diaphragme.
MYOLOGIE.
pathique aux nerfs correspondants. — Les insertions aux disques intervertébraux ont lieu par des fibres semblables, mais plus courtes encore. — Les insertions aux apophyses transverses sont représentées par des languettes musculaires étagées de haut en bas.
Les fibres charnues parties de ces diverses origines forment par leur convergence un faisceau d’abord très grêle et aplati transversalement, qui se porte en bas et un peu en dehors, en augmentant progressivement de volume, de manière à atteindre sa plus grande épaisseur sur le détroit supérieur du bassin. De sa partie postérieure et externe on voit naître alors un tendon, caché d’abord dans son épaisseur, qui suit la même direction et sur lequel viennent s’insérer de haut en bas toutes les fibres du grand psoas et toutes celles de l’iliaque. Ce tendon, entièrement recouvert par les libres musculaires en avant, en dehors et en dedans, devient libre en arrière, au niveau de la gouttière que lui présente l’os iliaque, gouttière limitée en dehors par l’épine iliaque antéroinférieure, en dedans par l’éminence ilio-pectinée. Il descend ensuite sur le ligament capsulaire de la hanche, dont le sépare une bourse séreuse, constante, très allongée, communiquant quelquefois avec l’articulation, se prolongeant en haut jusqu’à l’éminence ilio-pectinée, et en bas jusqu’au voisinage du petit trochanter; puis se contourne en s’aplatissant dans le sens transversal et s’attache non au sommet mais à la face postérieure de cette apophyse. Le sommet de celle-ci est recouvert par une bourse séreuse.
Rapports. — Pour l’étude de ces rapports, il convient de considérer au psoas : une face externe, une face interne et une face postérieure.
Sa face externe devient antérieure inférieurement. Elle est recouverte, en haut, par l’arcade fibreuse qui donne attache au diaphragme; plus bas, par le péritoine, par les vaisseaux spermatiques ou utéro-ovariens, par l’uretère qui la croise à angle très aigu, et par le petit psoas.
Sa face interne répond aux parties latérales des quatre premières vertèbres des lombes et aux ligaments interosseux qui les unissent. Elle est séparée du corps de la cinquième par un espace angulaire. Plus bas elle surmonte le détroit supérieur du bassin qu’elle rétrécit, et répond alors à l’artère et à la veine iliaques externes. Au-devant de l’articulation de la hanche, cette face devient contiguë au muscle pectiné.
Sa face postérieure est en rapport en haut : 1° avec le carré des lombes dont la séparent les branches antérieures des nerfs lombaires et le feuillet antérieur de l’aponévrose du transverse ; 2° avec les apophyses transverses de toutes les vertèbres lombaires; 3° et dans l’intervalle de ces apophyses avec les muscles intertransversaires, qui semblent, au premier aspect, en former une dépendance. Plus bas, cette face s’applique au ligament ilio-lombaire et au muscle iliaque; séparée d’abord