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IV. — Muscle carre lomVtairc

Situé sur les parties latérales de la colonne lombaire, au-devant des muscles spinaux ; allongé de haut en bas, aplati d’avant en arrière; de figure rectangulaire (fig. 319, 11).

Insertions. — 11 s’attache en bas: 1° sur toute la longueur du ligament ilio-lombaire ; 2° au delà de ce ligament sur la crête iliaque, dans l’étendue de 3 ou 4 centimètres. Ces insertions ont lieu par des fibres aponévrotiques, d’autant plus longues qu’elles sont plus externes et croisées inférieurement par d’autres fibres transversalement dirigées. A ces fibres succède un plan charnu qui se porte en haut et en dedans, mais qui ne tarde pas à se diviser en deux faisceaux. Le plus externe de ceuxci, qui est aussi le plus long, monte vers le bord inférieur de la douzième côte, et s’insère sur sa moitié interne par de courtes fibres tendineuses. Les suivants, d’autant plus obliques et plus courts qu’ils deviennent plus inférieurs, vont se fixer au sommet des apophyses transverses des quatre premières vertèbres lombaires.

Au-devant de ce plan charnu obliquement ascendant, on observe deux longs et minces faisceaux musculaires qui naissent de l’apophvse transverse des troisième et quatrième vertèbres des lombes, et qui se portent en haut et en dedans, vers la tête de la dernière côte, à laquelle ils s’attachent par une lamelle aponévrotique.

Rapports. — Le carré lombaire, par ses connexions avec l’aponévrose postérieure du transverse, offre une remarquable analogie avec le muscle droit de l’abdomen. Comme celui-ci, il est logé dans une gaine fibreuse

MUSCLES INTERTRANSVERSAIRES.

qui l’isole de toutes les parties voisines. Le feuillet moyen de l’aponévrose du transverse sépare sa face dorsale des muscles spinaux; le feuillet antérieur de la même aponévrose sépare sa face abdominale, du psoas en dedans, du rein, du côlon et du péritoine en dehors. Son bord externe, occupe l’angle de séparation de ces deux feuillets.

Action . — Par celui de ses faisceaux qui répond à son bord externe, le carré des lombes abaisse la dernière côte; il se range ainsi au nombre des muscles expirateurs* Par ses faisceaux transversaires, il incline la colonne lombaire de son côté, lorque son action est isolée, et concourt à la maintenir dans son état de rectitude lorsqu’elle coïncide avec celle du muscle opposé.

Y. — Muscles intertransversafres des lombes.

Ces muscles, au nombre de cinq, se présentent sous la forme de petits plans quadrilatères, remplissant l’intervalle compris entre les apophyses transverses des vertèbres lombaires. Le plus élevé occupe l’espace qui sépare l’apophyse transverse de la dernière dorsale de celle de la première lombaire ; le plus inférieur est situé entre la quatrième et la cinquième lombaire.

Ils s’attachent par leur bord supérieur à l’apophyse transverse de la vertèbre qui est au-dessus, et par l’inférieur à l’apophyse transverse de la vertèbre qui est au-dessous. — Leur face postérieure répond au sacrolombaire et au long dorsal; l’antérieure au grand psoas.

Ces muscles ont pour usage de rapprocher les apophyses auxquelles ils s’insèrent, c’est-à-dire d’incliner les vertèbres lombaires de leur côté.

Parallèle des intertransversaires du cou , du dos et des lombes. — Dans la région cervicale, les intertransversaires sont disposés par paires et distingués en antérieurs et postérieurs. Dans la région dorsale, ces muscles sont représentés, ainsi que nous le verrons, par les intercostaux, distingués en internes et externes. Dans la région lombaire, il n’existe qu’un muscle pour chaque espace intertransversaire. Or, ces derniers correspondent-ils aux intertransversaires antérieurs des régions plus élevées, ou aux intertransversaires postérieurs? La réponse à cette question est facile : ils correspondent aux antérieurs.

Pour le démontrer, je rappellerai brièvement qu’au point de vue de l’anatomie philosophique, la moitié antérieure des apophyses transverses du cou est une côte rudimentaire soudée au corps de la vertèbre d’une part, et de l’autre à la véritable apophyse transverse qui est en arrière : c’est de cette soudure que résulte la gouttière sur laquelle passent les nerfs cervicaux. Les intertransversaires antérieurs sont donc des. intercostaux, et les postérieurs des intertransversaires. — Dans la région

dorsale, non seulement les côtes restent indépendantes des apophyses transverses, mais elles prennent un immense développement. Les muscles compris dans leur intervalle prennent les mêmes proportions. Les internes ou profonds, qui s’étendent de l’angle des côtes au sternum, sont les vrais intercostaux ; les externes ou superficiels, qui s’étendent des apophyses transverses aux cartilages costaux, sont les intertransversaires.

Dans la région lombaire, les apophyses transverses, ainsi que nous l’avons vu, sont aussi des côtes rudimentaires, soudées au corps des vertèbres; les véritables apophyses transverses sont constituées ici par les tubercules des apophyses articulaires; elles n’existent chez l’homme qu’à l’état de vestiges. Les intertransversaires lombaires appartiennent donc à la série des intercostaux; ils sont les analogues des intercostaux internes et des intertransversaires antérieurs du cou. Dans la région lombaire, les vrais intertransversaires font défaut, par suite du degré extrême d’atrophie où sont descendues les apophyses transverses.

\l. — Aponévrose loml>o-ilinc|uc ou faseia iliaea.

Cette aponévrose recouvre les muscles psoas et iliaque sur toute leur étendue. Elle forme avec la colonne lombaire d’une part, avec l’os iliaque de l’autre, une gaine moitié fibreuse, moitié osseuse, dans laquelle se trouvent contenus ces deux muscles. Son épaisseur, sa densité, sa résistance, augmentent progressivement de haut en bas. Extrêmement mince, réduite même à une simple toile celluleuse, sur la partie supérieure du psoas, elle prend un caractère fibreux plus accusé sur la partie moyenne de ce muscle, au niveau de la fosse iliaque, et revêt au-dessus du pli de l’aine tous les attributs qui distinguent les aponévroses.

Le faseia iliaea s’insère par son côté interne : 1° sur toute la longueur de la colonne lombaire, immédiatement en dedans du psoas; 2° sur la base du sacrum; 3° sur le détroit supérieur du bassin.

Par son côté externe il se fixe : en haut, sur le feuillet antérieur de l’aponévrose du transverse en dehors du psoas; plus bas, sur le ligament ilio, -lombaire, et inférieurement sur tout le contour de la crête iliaque.

Au niveau du pli de l’aine, cette aponévrose se comporte différemment en dehors et en dedans. En dehors, elle est recouverte par l’arcade crurale, à laquelle elle s’unit de la manière la plus intime, en formant avec celle-ci et le faseia transversalis un angle aigu qui clôt très solidement sur ce point la cavité abdominale. En dedans elle se prolonge à travers l’anneau crural d’une part, sur l’extrémité inférieure des muscles psoas et iliaque, de l’autre sur le pectiné.

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