‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 167 sur 481 · I. — Muscle ischio-coccyglen · texte numérisé non relu

I. — Muscle ischio-coccyglen

L’ischio-coccygien s’étend de l’épine ischiatique vers les parties latérales du coccyx et du sacrum. Très court, aplati, rayonné et triangulaire, situé en arrière et sur le même niveau que le releveur, il forme le tiers postérieur du plancher de l’excavation pelvienne, dont ce muscle constitue les deux tiers antérieurs.

Insertions. — Il s’attache en dehors: 1° à la face interne et aux deux bords de l’épine ischiatique ; 2° au sommet du petit ligament sacro-sciatique ; 3° à la partie postérieure de l’aponévrose de l’obturateur interne. Ces insertions se font par des fibres tendineuses qui forment le tiers environ et quelquefois la moitié de sa longueur. De celle triple origine, il se porte en dedans, en arrière et en haut, en s’élargissant de plus en plus, et s’insère par sa base: 1° à toute l’étendue des parties latérales du coccyx, et un peu aussi à la face antérieure de cet os ; 2° aux parties latérales du sommet du sacrum. Ces insertions ont lieu par des fibres aponévrotiques, assez longues aussi, mais qui s’entremêlent aux fibres charnues, en sorte que le muscle ischio-coccvgien offre un aspect différent, suivant qu’on l’examine par sa face supérieure ou par sa face inférieure ; celle-ci ne présente pas dans sa portion charnue le même mélange de fibres tendineuses et musculaires.

Rapports. — La face inférieure de l’ischio-coccygien répond au petit ligament sacro-sciatique qui lui adhère étroitement en dehors, beaucoup moins en dedans. — Sa face supérieure, légèrement concave, inclinée en avant et en dedans, est recouverte par le rectum et par l’aponévrose pelvienne. — • Son bord inférieur, presque transversal, s’applique au bord postérieur du releveur: une simple ligne cellulo-fibreuse établit les limites respectives des deux muscles.

Action. — L’ischio-coccygien a été généralement considéré comme prenant son point fixe sur l’épine ischiatique et son insertion mobile sur le coccyx. Mais la base de cet os offre à peine quelques traces de mobilité

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